Un autre week-end agité

Thomas est arrivé jeudi soir et ces quatre jours sont allés crescendo… La première soirée a été plutôt tranquille : pendant que les garçons jouaient à des jeux d’alcool (les soirs se suivent et se ressemblent…), j’ai joué les apprenties coiffeuses et j’ai fait des merveilles sur les cheveux de PieKas, Chouch et Marto… Rien de follichon ce soir-là, mais on a quand même fini par un petit poker jusqu’à 6 heures du matin… Je n’étais pas au top le lendemain mais ça allait encore (heureusement que je n’avais qu’un cours optionnel à 14h00 : le choc, pour motiver les élèves à venir quand même, le prof a fait livrer des pizzas !!! Alors qu’on sortait de table !!! Un peu difficile de se concentrer avec cette odeur de gras abominable…). Et le soir, on a remis ça : c’étai l’anniversaire de Greg Anguise, et on l’a fêté dignement. Beth, une américaine géniale, avait fait un gâteau très bon (ce qui est assez rare ici pour être souligné) et on a fait les fous jusqu’au bout de la nuit au basement. J’ai continué mon trip coiffure et je me suis acharnée sur tous ceux qui n’y étaient pas passés la veille (y compris moi, en Princesse Leia). Au passage, désolée pour tous ceux qui ont galéré pour enlever les élastiques, je sais que c’est très douloureux… Mais la soirée marquante du week-end restera sans aucun doute celle d’hier soir : Géraldine (ma super colocataire, pour ceux qui ne savent pas qui c’est) a eu l’idée géniale de réunir tous les français pour une petite soirée, histoire de se mélanger un peu avant de rentrer (il nous reste peu de temps entre les voyages et les examens… le départ est proche). Nous avons donc organisé tout ça, et la soirée se passait plutôt très bien : bonne musique (merci Piekas, DJ officiel de Stratford), bonnes personnes, bonne ambiance… La soirée s’annonçait vraiment très bien, les groupes se mélangeaient et ça a été l’occasion de voir des personnes à qui j’avais rarement parlé, ce qui était une très bonne suprise. Sur les coups de 4h30, petite baisse de régime… Les mecs ont commencé à se taper un délire sur les chants des supporters de foot (oui, même ici, le football est très présent… Nous avons une forte représentation des supporters du LOSC : on regarde le foot, on parle foot, en bref, on vit foot…), Géraldine dormait dans son fauteuil et je prenais quelques photos de ces moment vibrants de complicité masculine, quand tout à coup (tintintin, roulement de tambour, suspens, que va-t-il se passer ? Si on était dans une sitcom, on lirait « à suivre dans le prochain épisode », mais comme je ne suis pas cruelle, quoi que parfois… je vais vous raconter ce qui a changé le cours de la soirée) un étudiant passablement éméché (hum…) a trouvé drôle de jouer avec l’extincteur. Un immense nuage de fumée blanche a fait irruption dans le salon : je n’ai eu que le temps de sortir de la pièce, qui devenait irrespirable (question : comment peut-on mettre autant de fumée dans un si petit extincteur ?). On s’est tous retrouvé dehors, et 20 secondes après, les alarmes à incendie se sont déclenchées, réveillant les pauvres malheureux qui étaient déjà dans les bras de Morphée… Il y avait 50 personnes devant la maison et c’était très surprenant à cette heure tardive : le plus drôle, c’est l’attitude des gens face au danger… Si l’alarme se déclenchait à 4h30 du matin, je crois que je sauterais du lit et que je sortirais en pyjama pour échapper aux flammes !!! Certains ont quand même pris le temps de se rhabiller, tranquillement !!!! C’était très amusant de voir le contraste entre les pauvres endormis pieds nus avec leurs couvertures et les autres… Bref, Millorg et moi sommes allés au Pavillon de la résidence pour les prévenir qu’il n’y avait pas d’incendie et qu’il n’était pas nécessaire de faire venir les pompiers, mais il était malheureusement trop tard : nous avons donc vu débarquer deux camions de pompiers, toutes sirènes dehors, avec la grande échelle et tout le toutim… On ne faisait vraiment pas les malins (surtout quand il a fallu expliquer aux gentils pompiers qu’ils avaient été dérangés pour rien…)… Chris, le jeune étudiant qui nous « surveille » est arrivé (le pauvre, il a beaucoup de boulot ce week-end, et sa nuit a été écourtée…) et est allé récupérer un aspirateur : il faut savoir que la neige carbonique avait recouvert une partie du rez-de-chaussée, et que le simple fait de marcher faisait de la fumée qui risquait de re-déclencher les alarmes. La cellule de crise s’est vite organisée : tout le monde s’est réfugié en C5 (la maison dans laquelle je vis, et qui est à une cinquantaine de mètres de la maison dans laquelle avait lieu la soirée), et notre salon avait des airs de refuges pour rescapés d’un ouragan, avec des gens par terre, endormis, pieds nus, avec leurs couvertures… Chris est arrivé avec l’aspirateur, et Piekas, Tom et moi avons commencé le grand nettoyage du lieu du sinistre (c’est fou que cette neige carbonique est efficace : elle se faufile dans le moindre interstice, le moindre recoin…) : il a fallu passer l’aspirateur, nettoyer les étagères, les tables, la télé, et même battre les fauteuils et le canapé (je pense que la maison n’a jamais été aussi propre qu’après notre passage : il était difficile d’imaginer qu’il y avait une soirée à peine une heure auparavant !!!). Tout le monde a pu regagner son lit, et j’ai traîné encore une heure avant d’en faire autant… Inutile de dire qu’aujourd’hui je ne suis pas au top…

2 pensées sur “Un autre week-end agité”

  1. Bonjour Mado,  un p’tit coucou avant de partir à Monaco pour emmener Marie Claire dans sa pâtisserie pour une journée de dur labeur. Ces soirées de «  » débauches «  »  après y avoir mis
    une ambiance de » » feu «  » devaient être vannantes, mais aujourd’ hui ce ne sont que des ( bons ) souvenirs, bises et passe une bonne fête des mères

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