La vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur Rome

 

images-copie-41.jpgAvec Internet, on peut faire le tour du monde en quelques clics de souris : un coup de Google Earth et nous voilà en plein coeur du Pacifique, un petit tour sur le Guide du Routard et vous avez tous les bons plans d’une ville, sans parler des photos, des vidéos, des musiques… Internet serait-il le pire concurrent des agences de voyages ? Que nenni… Parce qu’il y a des choses qu’on ne trouve pas à travers un écran, que l’on ne peut pas ressentir à distance. Et pour Rome, c’est pareil. Il faut y aller pour voir et comprendre quelques vérités sur cette ville mythique…

 

images-copie-42.jpgOn nous ment sur les Italiennes : désolée messieurs, je vais briser un mythe. Si vous préférez continuer à vous leurrer, sautez ce paragraphe et passez au suivant.

Sophia Loren, Monica Bellucci… Les femmes italiennes ont dans le monde la réputation d’être de sublimes déesses brunes et plantureuses, over glamour avec leurs formes généreuses, leurs jambes interminables et leurs tenues ultra féminines. Autant dire que du haut de mon mètre-soixante-virgule-cinq, je me doutais que j’aurais bien du mal à rivaliser avec les romaines. En plus, je suis blonde aux yeux bleus : on est bien loin des mythes de la Cinecittà. Je m’attendais donc légitimement à voir se pavaner dans les rues des créatures à la démarche chaloupée, perchées sur des talons vertigineux… QUE DALLE ! L’Italie est sans doute le paradis de la chaussure, mais sincèrement, ce ne sont pas les romaines qui DSC06604.JPGportent ces escarpins superbes. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les rues de la ville sont pavées. Et qu’il semblerait que le maire de Rome n’ait pas trouvé nécessaire de combler les trous entre les pavés (on voit bien que c’est un homme). Impossible donc techniquement de marcher dans les rues sans se coincer le talon aiguille dans un trou. Je sais, j’ai essayé. Je crois que je dois être la seule à avoir osé les talons de 11 centimètres dans les rues de Rome. Très inconfortable, je confirme (mais tant pis : mes nouvelles chaussures sont tellement fabuleuses qu’elles méritaient une sortie italienne). Je vous le confirme donc : les italiennes portent des spartiates. Les images qu’on voyait dans nos livres d’Histoire n’étaient donc que le reflet de la réalité (sauf qu’aujourd’hui, les romaines ont laissé tomber la toge).

 

On nous arnaque au restaurant :

images-copie-43.jpgC’est le problème quand on est touriste, on se fait toujours avoir. Premier soir, à peine avons-nous posé le pied (fort joliment chaussé, certes) au restaurant, qu’un serveur vient nous demander si nous voulons de l’eau plate ou gazeuse. A d’autres, coco, on ne me la fait pas : je demande une carafe d’eau (« tap water » reste le mot le plus utile à connaître quand on va au restau à l’étranger !). Il nous apporte donc une carafe, une corbeille de pain, et le dîner se passe délicieusement. Jusqu’au moment de l’addition… Vous saviez qu’en Italie, on payait l’eau et le pain ????? Ca s’appelle « il coperto » (« le couvert ») et correspond à une taxe pour le fait d’utiliser la vaisselle et de manger du pain, mais ça fait quand même cher le verre d’eau du robinet ! C’est normalement interdit par la loi italienne depuis quelques années, mais de nombreuses trattorias (c’est le nom qu’on donne aux petits restaurants là-bas) continuent à faire payer cette option. Je n’imagine même pas le tollé si les restaurants français se mettaient à faire payer le pain et l’eau : la France se mettrait en grève !

 

Les vendeurs à la sauvette sont très ingénieux :

DSC06500_2.JPGDès qu’un lieu est un peu touristique, des dizaines de vendeurs illégaux flairent le pigeon filon et tentent par tous les moyens de gagner quelques sous. A Paris aussi on en a : essayez un peu de vous promener sur l’esplanade du Trocadéro… Ma main à couper qu’en moins de deux minutes on viendra vous proposer une mini Tour Eiffel en porte-clef ou un ventilateur de poche. Et dans chaque pays, l’offre s’adapte à la demande. A Venise, par exemple, l’objet qui se vend comme des petits pains, ce sont les cuissardes en sac poubelle, qui permettent de marcher dans les rues inondées de la ville (bien sûr que j’ai gardé les miennes !!!!). Et à Rome, le truc qui cartonne (en plus des contrefaçons de sacs Vuitton et Chanel – extrêmement bien faites, par ailleurs), ce sont les ombrelles en papier. Il faut dire qu’avec cette chaleur, on n’est pas contre un peu d’ombre… On croise images-copie-44.jpgdonc partout des femmes protégées par ces petites ombrelles roses, jaunes, bleues, vertes… De vraies petites touches de couleurs (un peu comme si elles portaient sur leur front une étiquette « touriste », parfaite pour attirer les pickpockets, qui savent ainsi immédiatement reconnaître leurs proies, même dans une foule dense. Pratique). Et à la moindre goutte de pluie, en quelques secondes à peine, les vendeurs à la sauvette font disparaître les ombrelles pour proposer des parapluies. On dira ce qu’on veut, mais ça, ça s’appelle être à l’écoute de son marché. Ils ont tout compris au marketing.

 

Les italiens ne parlent pas UN MOT d’anglais :

images-copie-45.jpgJe ne parle absolument pas italien. A part « gelatti », « ciao », « grazzie » et « fettuccine al pesto » (le vocabulaire de base, quoi !), je ne baragouine pas la langue de nos amis ritals. Comme quoi, mes quatre ans de cours de latin ne m’auront pas servi à grand-chose. Grazzie Maman. Mais bon, je parle anglais : alors forcément, je pensais que je m’en sortirais toujours. Quelle naïve j’étais. Si j’avais su, j’aurais prévu un dictionnaire français-italien. On dit toujours que les français parlent très mal anglais ? Et bien allez passer quelques jours à Rome, et vous comprendrez que finalement, nous ne sommes pas si mauvais… Il suffit juste de vous promener au Vatican, dans l’un des musées les plus fréquentés du monde, pour réaliser l’ampleur du problème. Quand vous allez au Louvre, les panneaux sont écrits en plusieurs langues et il est très facile de trouver l’aile Nord ou la sortie. A Rome, soit tu parles italien, soit tu te débrouilles. Heureusement que j’ai vite pigé que « uscita », ça voulait dire « sortie ». Sans parler des serveurs qui ne comprennent rien à la langue de Shakespeare. Et vous n’imaginez même pas ma tête quand j’ai réalisé que le propriétaire de l’hôtel (situé dans un lieu très touristique pourtant !) ne parlait pas anglais. Heureusement, ils parlent tous… français !!!!!! Désormais, ne disons plus « parler anglais comme une vache espagnole », mais « comme une vache italienne » !

 

Et pour terminer, laissez moi vous confirmer une information capitale : oui, Zucchero est VRAIMENT une star dans son pays. Même que ses chansons passent tout le temps à la télé… Incroyable, je sais…

 

10 pensées sur “La vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur Rome”

  1. Tu as eu des cuissardes sac poubelle à Venise ?? Pas mal !!

    Sinon, merci pour le voc, je retiens le « tap water » !!! Mais il n’y a qu’en France que c’est service compris, partout ailleurs, tu payes le couvert… En Autriche, en revanche, je crois que si tu
    ne consommes pas ton pain, tu ne le payes pas !!

    1. Bien sûr que j’ai eu des cuissardes sac poubelle ! Sans doute mon meilleur souvenir de Venise (à part la traversée de la place st Marc pieds nus, dans une eau à 2 degrés. D’où l’achat des
      cuissardes !!!!)

  2. Oui effectivement on paie son couvert en Italie et je n’ai pas trouvé çà choquant …..il y a 30 ans. Tu dis que c’est devenu illégal ? Il y avait aussi des gens du restaurant assis devant la
    porte pour surveiller ta voiture (à mon époque) et maintenant ?

    L’industrie première à mon époque était le vol ….ce qui m’a décidé définitivement à ne plus plus mettre un pied chez Ritalland même si je trouve ce pays absolument fabuleux pour les millions de
    raisons (dont Claudia Cardinale Et Monica Bellucci)

    1. J’ai vérifié sur Internet : une loi interdit le coperto !

      Et bizarrement, je pensais qu’il y aurait plein de pickpockets et de voleurs en Italie, alors que je me suis sentie bien plus en sécurité qu’à Paris (il faut dire que j’habite près des Champs, et
      que le quartier deviet super dangereux !)

  3. Si j’y étais, même qu’on est passés à St Pierre juste après l’enterrement et que j’ai les photos de quand on était dans la foule pour aller se recueillir (mais en fait on se faisait chier, donc
    on est partis à la fontaine de Trévi) – voyage de classe prévu de longue date, on partait le dimanche dans la journée et clac ! Un pape en moins juste avant le départ ! Ksss …

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