Blonde attitude

Mai 2010 : alors que je barbote tranquillement dans ma piscinette d’intérieur baignoire, je remarque images-copie-77.jpgcomme un truc qui ne va pas… Au dessus de ma tête, sur le plafond normalement immaculé, une vilaine trace jaune… Orage, eau des espoirs, ne m’dit pas qu’c’est pas vrai… Une fuite d’eau. Lucky me. Je sors en trombe (d’eau) de mon bain, dont tous les effets calmants sont effacés à la seule idée de devoir contacter un plombier… et file chez ma voisine du dessus pour voir ce qui se passe. Rien en apparence. Commence alors la grande épreuve des assurances : remplir des constats, les faire signer, contacter chacune son assurance… Les semaines passent, le plombier vient réparer la fuite. Quatre mois plus tard, mon assureur m’envoie un ouvrier qui vient mesurer le taux d’humidité afin de vérifier s’il est possible de faire les travaux. Taux d’humidité à 100%, fuite non réparée, rebelotte les assurances, plombier qui revient mettre des joints qui avaient été oubliés, nouveau délai pour faire sécher, nouvel échec, nouveau plombier, nouvelle mesure d’humidité, nouvel échec. Rebelotte, je commence à sympathiser avec mon ouvrier, qui, à force de me voir tous les trimestres, me trouve hyper sympa et adore Choupette….

 

Septembre 2011 : nouvelle visite de mon ouvrier… Plus d’un an qu’il débarque tous les trois mois à 8h du matin, monte sur mon escabeau et mesure le taux d’humidité de mon plafond avec son petit appareil qui ressemble à un Taser… A chaque fois, je suis suspendue à ses lèvres : va-t-il encore m’annoncer que la fuite n’est pas colmatée ? Qu’il va falloir attendre encore ? Que l’humidité ne diminue pas ? Je vois les traces s’imprégner de plus en plus et je commence à m’inquiéter un peu. Et là, la grande nouvelle : l’humidité a enfin baissé !!!! Je pousse un ouf de soulagement… Nous décidons donc de reprendre rendez-vous d’ici deux mois, pour peut-être commencer les travaux :

– Dites moi, j’ai juste une petite question : j’ai l’impression que le plafond est quand même très abîmé… Est ce qu’il ne risque pas de me tomber sur la tête d’ici deux mois ?

– ??? Pourquoi dites vous qu’il est très abîmé ?

– Bah regardez : les zones humides commencent à être percées de petits trous, comme si le plafond était en train de se perforer. Et plus le temps passe, plus il y a de tous. Je suis très inquiète…

 

L’ouvrier lève la tête, inspecte le plafond… et me répond en contenant son fou rire : « ce n’est pas le plafond qui s’abîme, c’est mon appareil de mesure qui fait des petits trous, à chaque fois que je le pose… Donc à chaque fois que je viens, il y a plus de trous… »

 

Ce matin-là, j’ai senti ce que ça fait d’être prise pour une conne. Littéralement.

 

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14 pensées sur “Blonde attitude”

  1. Attention, nous devrions prévenir le jeune lectorat de ce blog, quant au caractère sensuel voir torride de cet article. Il est cependant très éclairant sur les difficiles conditions de
    travail des plombiers qui, en plus de subir les impayés, les conseils des maris incompétents, et les joints fabriqués en Chine-qui-fuient-à-tous les-étages-m’en-parlez-pas-Madame, il doit être
    extrêmement difficile de venir déranger une jeune femme dans son bain et de la voir tourner ainsi en peignoir alors que le sujet de sa préoccupation est …. le taux d’humidité du plafond. Ah
    quelle dure vie ! Mais quelle joie pour lui de revenir tous les deux mois ! pas mal le système !

    1. Hum, je précise que, bien évidemment, je ne suis pas du tout dans mon bain quand le plombier vient me rendre visite : je ne suis pas sûre que ça plairait à Chéri-qui-partage-ma-vie !

  2. je suis FAN du commentaire d’Alphonse Allais! Don’t worry Mado, toi tu es une vraie blonde, née blonde, de celles qui n’auront des cheveux blancs qui très très agées…

    Rien à voir avec les fausses, voire ex-brunes qui n’assument pas leur nouvelle blondeur et encore moins les codes de la blonditude!

    1. Merci Hugo ! Un chaleureux welcome à Alphonse qui n’est là que depuis quelques jours et suscite déjà de nombreuses réactions, comme le prouvent les nombreuses questions qu’on m’a posées sur lui
      ce WE !!

  3.  merci Hugo a raison, les blagues de blondes sont réservées aux starlettes peroxydées (et puis il est bien étrange
    ce plombier qui fait des trous au lieu de les reboucher ?)

  4. Oh que ça fait longtemps que je n’étais pas passée par ici, désolée.

    Sinon j’ADORE ! et je suppose que j’aurais moi aussi paniqué un peu, j’aurais peut-être aussi demandé un atre avis (genre chéri-chéri qui passe régulièrement ou auter amie; famille toussa)
    histoire de voir si c’était possible.

    Tu ne l’a jamais vu tester l’humidité et ainsi remarqué qu’il laissait des traces son appareil ? rhooo

    Mais je comprends qu’il ai rit ^^

    1. Sophie !!! Glad to have you back !!!!!

      Et si, je l’ai vu à chaque fois enfoncer son machin dans mon plafond, c’est pour ça qu’il a dû me trouver stupide 🙁

    1. Aie, c’était donc un traquenard… (heureusement que je n’ai rien de précieux chez moi : qui garde encore du cash planqué sous son matelas, en 2011 ????)

  5. bon, rien à voir avec ton histoire mais un truc qui m’ait arrivée alors que je prenais mon bain, tranquillou chez mon fils qui habitait à l’époque chez mon ex-mari, à Paris tiens, du côté de
    Oberkampf.

    Une lumière plafonnière bien drue. Et puis chtock, l’ampoule se casse et tombe dans mon bain et tout disjoncte.

    Me voici donc plongée dans le noir avec des bouts de verre dans la baignoire. Génial !

    S’extirper vite fait de là, en ayant soin de ne surtout pas faire de mouvements dans la baignoire.

    Evidemment, cela avait fait disjoncter le compteur. Mais comme je n’étais que de passage, bé je ne savais même pas où il était fourré ce fameux compteur. De toute façon, je ne pouvais rien faire,
    je ne savais pas si ils avaient des fusibles, des ampoules de rechange, voire une lampe électrique. Tout était tellement de guingois dans cet appart, pouark.

    C’était un appart horrible. Plein de malfaçons, vieux comme pas poss, rien n’était aux normes, une honte. Des fenêtres avec des carreaux cassés, rafistolés avec des vieux cartons et du scotch
    d’emballage, tout l’air froid rentrait de partout.

    Et puis mon ex m’avait prévenu : Je ne chauffe pas, trop cher. A gla gla gla.

    C’était bien pour visiter mon fils et pas lui que j’avais fait le voyage Montpellier-Paris, mais tout de même, un minimum de respect. Il (pas mon fils, mon ex) m’avait foutu dans un matelas dans
    une pièce qui servait de salon sans même avoir mis des draps propres, pouark et re pouark. Pourtant nous nous étions quittés en bons termes, mais de là à ce qu’il m’accueille à ce point-là, je ne
    l’aurais jamais cru sans le vivre.

    Ledit fils (qui a maintenant 35 ans) allait au collège à l’époque et se foutait un peu de tout. (il devait avoir 15 ou 16 ans je ne sais plus).

    Et je l’attendais, la mort dans l’âme et le froid dans les os.

    Ah y a plus de lumière ? dit-il en rentrant de ses cours. Zip zoup, il a trouvé comment remettre le jus.

    Mais maman, que fais-tu dans le noir à grelotter, emmitouflée dans une couverture ?

    « fils, je ne refouttrerai plus jamais les pieds ici ». Et je n’avais même pas un double de clés. Plus jamais, plus jamais.

    Effectivement, plus jamais l’occasion s’est présentée de vivre un tel calvaire, ouf !

    Mais je l’ai tout de même aidé à virer tous les petits bouts de verre de l’ampoule, et dieu s’il y en avait, pfff…

     

     

     

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