Londres, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre…

DSC09191.JPGUne ville dans laquelle on a vécu, c’est un peu comme une vieille copine qu’on n’a pas vue depuis longtemps : quand on se retrouve, on a plein de choses à se raconter, à se montrer, on se rappelle les vieux souvenirs, qu’ils soient bon ou mauvais… La semaine dernière, j’ai retrouvé Londres. Presque deux ans que je n’y avais pas mis les pieds. Vingt-trois mois exactement. C’est fou comme le temps passe vite…

 

DSC09244.jpgTrois jours sur les traces de Mado version 2007. Un petit hôtel à deux pas de mon ancien appartement, et me voilà replongée quelques années en arrière. Des réflexes qui reviennent,  touch in et touch out dans le métro, « please mind the gap between the train and the platform », attention en traversant la rue car les voitures roulent du mauvais côté. Des odeurs qui ne changent pas : le « gras » dans le métro, les muffins industriels de chez Tesco… Des lumières, des sons, des impressions de déjà-vu, des automatismes qui refont surface. Retour sur les lieux du crime, et voilà tout qui remonte à la surface.

 

images-copie-22.jpgEt le plus étonnant, c’est de réaliser que tout est pareil, mais en même temps si différent : tiens, mon pub préféré a changé de déco (RIP the Volunteer, sans doute le bar où j’ai passé la grande majorité de mes soirées londoniennes), ah le pad thaï de mon petit pub du coin de la rue est beaucoup plus épicé qu’avant, rhoooo il y a un tout nouvel immeuble ici !?

 

DSC09218.jpgCar Londres vit une véritable transformation : à quelques mois des Jeux Olympiques, la ville se refait une beauté et n’est plus aujourd’hui qu’un immense chantier. A tous les coins de rue, des ouvriers qui mettent des câbles, qui pavent des rues, qui construisent des immeubles. Les tours poussent plus vite que les champignons après la pluie. Londres grouille et se grouille pour être prête pour le jour J(O).

 

images-copie-23.jpgMais Londres restera toujours la ville qui m’a prouvé que j’avais des « couilles » : le courage de tout quitter pour partir vers l’inconnu, le courage de revenir et de surmonter des moments difficiles. Alors retourner à Londres est toujours chargé d’émotions. Et bien sûr, je ne manque pas de retourner dans mes endroits préférés. Marylebone High Street, avec sa ravissante librairie dont je suis littéralement amoureuse et son magasin Cath Kidston où j’achète systématiquement un parapluie pour ma mère (qui le perdra dans les 3 mois – je la soupçonne de le faire exprès pour avoir un nouveau modèle à chaque fois…) et des torchons so cute (good news : ils livrent en France !!!).

 

images-copie-24.jpgNotting Hill, avec ses ravissantes petites maisons de toutes les couleurs, le marché de Portobello, et le Windsor Castle, un pub so british, tout biscornu, où l’on peut boire du Pimm’s et manger un fish’n chips à tomber par terre au coin du feu (et où j’ai passé une soirée mémorable il y a quelques années). Les rives de la Tamise, la Tate Modern, le London Bridge, Trafalgar Square, Regent Street, Picadilly Circus : autant de nom qui résonnent en moi comme des petites bulles de souvenirs.

 

DSC09183.JPGLa Wallace Collection avec sa collection fabuleuse de tableaux, de meubles et d’armures (l’art français, j’adore : non, ce n’est pas du chauvinisme, juste du bon goût… ). Covent Garden et sa petite boutique de thé (où, à mon immense regret, ils ont augmenté les prix et arrêté de vendre mon Lapsang Souchong préféré en sachets : drame, désespoir, damned, et maintenant que vais-je faire ???). Le Sketch, pour une tasse de thé servie dans de la belle porcelaine chic et accompagnée de fantastiques scones (et un petit tour dans leurs fabuleuses nouvelles toilettes 100% en strass. Même le bouton de la chasse d’eau est un gros « diamant ». La grande classe !). Camden Town pour son ambiance unique, ses petits plats du monde entier, ses boutiques de bric et de broc mélange d’ambiance ethnique (par pitié, qu’ils arrêtent avec l’encens ! Le courant hippie, c’est fini !), de roots attitude (oui, les bangs et autres accessoires de fumette sont en vente libre) et de techno pointue (il suffit de faire un tour au Cyberdog, le magasin 100% techno – volume sonore au max et danseurs sur des podium – où l’on trouve sur 3 étages tout l’attirail du parfait clubber. Rien que pour le look des vendeurs, ça vaut le détour).

 

index-copie-9.jpgEt bien sûr, le moment que j’attendais tant et que je n’aurais raté pour rien au monde : ma virée chez Primark. Primark, c’est mon monde à moi. A Paris, je déteste faire du shopping (au grand dam de Chéri-qui-adore-ça) : tout me parait hors-de-prix et particulièrement banal. Mais chez Primark, j’ai envie de tout acheter. J’appréhendais un peu la réaction de Chéri-qui-ne-connaissait-pas-cette-boutique : je n’ai pas été déçue… Jamais je n’aurais pensé qu’un mec puisse aimer ce magasin !!! Dans ce fouillis de chiffons, de froufrous, de vêtements entassés, Chéri-qui-aime-les-boutiques ne savait plus où donner de la tête. Et il a rapidement compris le principe : « Non, je ne vais pas prendre ce pull : 7 pounds, c’est bien trop cher ». Oui, Primark nous habitue à payer vraiment un prix dérisoire. Forcément, moi, je me suis lâchée (gros coup de coeur pour la tunique absolument importable – mais que je porterai – en simili-mouton !!!). Comme d’habitude, j’avais prévu un sac de voyage vide pour rapporter mes achats. Et cette fois, c’était encore mieux : il y avait Chéri-qui-portait-les-bagages.

 

Mais 3 jours, c’est bien trop court pour tout voir de Londres : il va falloir qu’on y retourne vite…

9 pensées sur “Londres, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre…”

  1. et Chéri-qui-adore Londres à ton bras y retournera vite avec toi mais cette fois-ci avec des sacs vides à l’aller pour vite dévaliser Primark et revenir les mains pleines (et avec quelques kilos
    de + dus aux bières, cupcakes, scones et fish&chips en tout genres)

  2. Toi aussi ton homme aime faire les boutiques ? Je ne l’ai pas emmené chez Primark, mais chez Paul Smith, et je pense que sa réaction était à peu près la même que ton homme : HEU-REUX et a
    halluciné devant la différence de prix avec la France !! Bon, il n’a pratiquement rien acheté, mais s’est juré de revenir pour les soldes à Londres !!! 😉

    On devrait partir à Londres tous les quatre !

    1. C’est vrai que la différence de prix est hallucinante (c’est la raison pour laquelle j’ai beaucoup de mal à faire du shopping à Paris d’ailleurs !)

  3. C’est amusant car a part Primark et ton « local » (que je ne conanais pas), c’est le meme Londres que le mien! Si tu es si fan de la wallace collection je te conseille de lire le livre suivant; il
    demistifie pas mal le personnage un petit valet arrivste qui detourne l’heritage de son maitre.

    la fortune de richard wallace par L Perrau

  4. mais quoaaaa ? qu’est devenu le Volonteer???? 

    @cheriki : tu n’oublieras pas de me rapporter des crumpets et mon thé tant que t’as un peu de place dans ton sac primark 😉 (je t’échange ce service contre de la liqueur cerise noire!)

    1. Le Volunteer d’appelle toujours le Volunteer, mais sa devanture est violette et c’est devenu un pub branchouille où bruncher entre gens hype. Mon bon vieux pub à l’ancienne me manque…

      POUr les crumpets, c’est un peu compliqué car DLC de courte durée (mais pour info, les crumpets Regent’s Park sont référencés au Monop…) mais ton thé arrive friday !

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