Berlin : les immanquables

Quand on découvre une ville ou un pays, il y a certains incontournables qu’on ne peut pas éviter. Par exemple, à Rome, difficile de passer à côté des ruines ou des pâtes. En Grèce, c’est la moussaka et la crise. Bref, aujourd’hui, petit aperçu de ce qui vous attend si vous allez à Berlin.

La bière

Capture-d-ecran-2012-12-21-a-09.07.59.pngCette boisson alcoolisée issue de la fermentation de céréales (en général de l’orge) est LA boisson qu’on boit en Allemagne (la preuve, c’est bien à Munich, en Allemagne, qu’a lieu chaque automne la Fête de la Bière). C’est d’ailleurs ce qui coûte le moins cher (j’ai même constaté que la bière est souvent meilleur marché que le thé ou le café !!!!! Un comble…). Mais la bière allemande est assez différente de la bière française. Si, à Paris, il faut me payer pour boire de la bière (bah oui, je réagis mal : ça me fait faire pipi tout mousseux… Ok, j’arrête : je vais quand même garder un peu de mystère), il en va tout autrement avec la bière allemande, beaucoup moins amère et plus sucrée. Bref, pour la première fois de ma vie, j’ai acheté une bière et je l’ai bue !!!

La saucisse

Capture-d-ecran-2012-12-21-a-09.17.06.pngSi vous ne devez retenir qu’un seul mot, ce sera « wurst ». Saucisse, dans la langue de Goethe. C’est facile : la saucisse, c’est l’aliment de base du berlinois. Pas un seul menu sans saucisse, et dans la rue ou dans le métro, vous trouverez partout des stands proposant des saucisses à toute heure du jour ou de la nuit. Attention toutefois, il y a différentes sortes et tailles de saucisses, de la plus petite (à peine quelques centimètres) à l’équivalent d’un cinquième membre de cheval… A vous de voir ce que vous préférez. A noter, la wurst s’accompagne généralement de kartoffel (pommes de terre) ou de kartofellsalat (salade de pommes de terre). Une fois que tu maîtrises ça, tu peux te nourrir. Parce que j’avoue que je n’ai pas pigé un mot quand on m’a présenté des menus écrits en allemand : je me suis donc exclusivement nourrie de saucisses patates et d’apflestruddle (un gâteau aux pommes super bon). Faut-il préciser que je n’ai pas osé me peser depuis mon retour ?

Le Mur de Berlin

DSC01585.JPGAussi étonnant que cela puisse sembler, le Mur de Berlin est certainement le monument le plus célèbre de la ville (voire du pays…). Il faut dire qu’il a marqué l’histoire de l’Europe et que sa chute a révolutionné le monde occidental. Sauf que… Bah en fait, il n’en reste quasiment rien !!!!!! Pour trouver des pans de mur encore debout, il faut se lever tôt (ou alors aller dans les magasins de souvenirs : avec tous les « bouts de mur de Berlin » mis en vente, on pourrait fabriquer au moins trois répliques du mur ! Ma main à couper que ce sont des faux…).  Le tracé du Mur est bien indiqué au sol, par des pavés spéciaux, mais moi qui m’attendais à voir un immense mur couvert de graffitis ultra colorés, j’avoue avoir été un peu déçue… Car les quelques pans de mur encore debout sont tellement petits qu’on a du mal à imaginer qu’ils constituaient une barrière infranchissable entre l’Est et l’Ouest (ce qui ont essayé de la franchir sans autorisation ne sont malheureusement plus là pour nous en parler…).

Les marchés de Noël

DSC01610.JPGQui dit Berlin en décembre dit nécessairement marchés de Noël : en gros, il y a quasiment un marché de Noël à chaque sortie de métro. Et ce n’est pas pour me déplaire, quand on connaît ma passion pour l’ambiance de Noël. Passion malheureusement de plus en plus malmenée au fur et à mesure que les années passent et que la France fait disparaître toutes nos belles traditions de Noël. Alors à Berlin, je m’en suis donné à coeur joie. Car, pour le coup, les Allemands aiment vraiment Noël : pour preuve, tous les appartements sont décorés, il y a des lumières partout, des Christmas Carols (et des vrais !!!!!!!! Même des religieux !!!! J’ai failli verser ma larmounette en entendant « il est né le divin enfant »)… Noël est partout. Et surtout, DSC01563.jpgune belle convivialité : les stands où l’on vend des merdes « made in China » sont très rares (on est bien loin du marché de Noël des Champs Elysées) et ce sont surtout des stands alimentaires où les gens se retrouvent à la sortie du bureau pour partager un repas arrosé de bière (bien sûr) ou de vin chaud. Le marché de Gendarmenmarket est le plus célèbre d’Allemagne : certes, il est situé sur une très jolie place, mais franchement, faire la queue et payer 1 euro pour ça (un marché de Noël payant : on aura tout vu…), c’est du foutage de gueule. Surtout quand on sait que tous les autres marchés sont gratuits et parfois plus grands (gros coup de coeur pour celui d’Alexander Platz, où je suis allée tous les jours, et celui de Charlotteburg !!!!!!!!).

Les Allemands

DSC01626.JPGUne chose est certaine, on ne peut pas passer à côté de ce peuple très étonnant. Autant l’architecture Berlinoise est carrée, froide et sans aucune originalité, autant les allemands sont chaleureux, gentils, attentionnés et souriants. Un vrai bonheur auquel nous, parisiens, ne sommes pas habitués. Les gens sont d’une gentillesse pleine de générosité : quand vous êtes perdu dans le métro, il se trouve toujours quelqu’un pour vous indiquer le chemin à prendre (essayez un peu de demander votre chemin à Paris : au mieux vous n’aurez pas de réponse; au pire on en profitera pour vous voler votre portable…). Les Allemands donnent même de l’argent aux roumains qui jouent de l’accordéon dans le métro : on aura vraiment tout vu ! Dans les restaurants et les bars, on n’hésite pas à parler, à partager une table, à discuter, à se sourire. Ça fait un choc, croyez-moi !

PRIMARK

Je garde le meilleur pour la fin, vous l’aurez compris… Quelle ne fut pas mon excellente surprise de découvrir que Primark était implanté à Berlin !!!!! Et encore, un nouveau magasin de 8000 mètres DSC01559.JPGcarrés (arghhhhhh) était en construction, à seulement 300 mètres de notre hôtel : à quelques semaines près, je vivais un rêve absolu. Mais bon, cela ne nous a pas empêchés de nous ruer dans notre magasin préféré (même si on a dû traverser toute la ville !). Heureusement, j’ai de la chance avec Chéri-qui-partage-ma-passion-pour-Primark (même qu’il y resterait plus longtemps que moi !). Moi qui ne connaissais que le Primark de Londres, j’allais enfin pouvoir découvrir un autre magasin (et comme Primark arrive en France dans quelques mois – hiiiiiiiiiiiii – j’allais enfin savoir à quoi m’attendre). Côté fringues et prix, tout est comme à Londres : honnêtement, si le Primark français ressemble à celui de Berlin, je serai ravie. En revanche, une énorme différence : à Londres, personne n’essaie dans les cabines. Tout le monde se met dans un coin et essaie les vêtements à la va-vite en se regardant dans les grands miroirs du magasins. Pour éviter cela, le magasin de Berlin Capture-d-ecran-2012-12-21-a-10.31.42.pnga caché tous les miroirs par des portants de vêtements, et il est impossible de se voir ailleurs que dans les cabines d’essayage. Et c’est là qu’ils sont filous : la queue est toute petite, donc on se dit que ça prendra 5 minutes. Que nenni : en réalité, la queue (près de 50 personnes, au bas mot !!!) est cachée derrière un mur. Comme à Eurodisney, où la file d’attente est cachée pour ne pas démotiver les clients ! Inutile de préciser que j’ai fait « à l’anglaise » et j’ai utilisé Chéri-qui-m-a-prise-en-photo en lieu et place de miroir. Autre point négatif : les cintres ne correspondent pas aux tailles des vêtements : c’est comme ça que je me suis acheté une robe en taille anorexique, que j’ai dû retourner la changer le lendemain (sans commentaire), que je me suis trompée de ticket de caisse (merci Chéri-qui-s-achète-des-fringues-chez-Primark), que la vendeuse ne voulait pas faire l’échange sans le ticket (que j’avais jeté à la poubelle) mais qu’on lui a fait un tel show (à base de please please please et de supplications de toutes sortes : j’étais à deux doigts de me mettre à genoux) qu’elle a fini par céder. Quand j’vous dis que les Allemands son sympas !!!

 

8 pensées sur “Berlin : les immanquables”

  1. eh ben ça avait l’air chouette… Mais si tu veux manger de l’Apfelstrudel, du vrai, de l’Apfelstrudel avec un grand A va en Bavière, c’est une spécialité du sud de l’Allemagne C’est bizarre
    qu’on ne t’ait pas proposé un peu de Schlagsahne avec (crème fouettée). Pour l’architecture, ce sont les restes de la guerre froide: berlin a été complètement détruite par la WWII et, étant
    située à l’Est, elle a été reconstruite à la mode soviétique, c’est pourquoi il reste très peu de bâtiments baroques comme tu peux en trouver dans le sud par exemple… 

    1. Si si, il y avait bien de la crème fouettée avec, rassure toi (c’était fait dans les règles de l’art !).

      Quant à l’architecture, merci de toutes ces précisions (mais je t’avoue qu’ayant fait des études, je savais un peu pourquoi il reste si peu de bâtiments baroques… )

  2. Je ne suis pas étonné que tu ne puisses pas trouver des bouts de mur . Je suis allé à Berlin quelques mois après la chute. On vendait déjà des morceaux du mur (en fait les parties tagées très
    colorées avaient été racler du mur) Il y avait un certificat d’authenticité vendu avec le morceau présenté sous plexiglass. Ils vendaient aussi des petits piolets pour aller toi-même prélever un
    morceau de mur. Mais tu pouvais aller en prendre directement des morceaux (ce que j’ai fait) sans que personne ne dise rien. J’ai meme failli en prendre un très gros bloc qui tenait à peine mais
    j’ai eu la flemme de porter cet encombrant fardeau durant toute la journée. Je me suis contenté de bouts beaucoup plus modestes. En tout cas les parties tagées n’existaient plus à même le mur .

    Berlin doit avoir enormement changé depuis ma visite pour le concert de « The Wall » en 1990 sur la Posdam Platz .

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