Un diner à la Table des Roy

index-copie-26.jpgComme des millions de Français, j’aime la cuisine et la télévision. Pas étonnant donc que je ne rate jamais les émissions culinaires : qu’il s’agisse de Top Chef ou de Masterchef, je suis toujours au rendez-vous pour découvrir de nouvelles recettes et des idées originales. Et parmi les candidats de Masterchef version 2012, j’avais forcément mes chouchous. Et parmi eux, Pascal. Pour la faire courte, Pascal a 55 ans, vient de Nantes (j’avoue que ça a compté dans mon choix : ayant passé de merveilleux moments dans cette ville voilà maintenant quelques années, je garde des liens très fort avec la cité nantaise. Et puis j’y ai quand même gardé mon BFF, donc forcément...) et travaillait dans une grande entreprise du secteur textile. Mais surtout, Pascal est un vrai passionné de cuisine. Avec une envie profonde : faire de sa passion son métier. Une inscription à Masterchef parmi 24 000 candidats, des semaines d’épreuves acharnées, et la vie de Pascal a changé. Son objectif ? Se lancer le défi d’ouvrir un restaurant s’il arrivait dans les 10 premiers. Pari réussi : arrivé 8ème du classement, Pascal a tenu parole et a ouvert les portes de son restaurant, pas plus tard qu’hier soir… Et devinez qui a eu la chance de faire partie des 40 privilégiés qui ont découvert avant tout le monde la cuisine de Pascal ? Bibi.

 Aujourd’hui, en avant-première (bah oui, l’inauguration officielle, avec la télé et tutti quanti, c’est le 9 février), je vous emmène à la Table des Roy.

Pascal_Roy_Menu.jpegCe restaurant, ce n’est pas seulement Pascal : c’est également Nathalie, son épouse. On dit souvent que derrière chaque grand homme se cache une grande femme : il ne saurait en être autrement chez les Roy. Ce restaurant, ils l’ont pensé et créé ensemble. Comme un nouveau bébé qui viendrait agrandir la famille et dont on a préparé la venue avec amour, pendant de longs mois. Nathalie s’est occupée de la salle : côté déco, un sans faute. Des matières nobles, pierres et poutres apparentes, plancher en bois, murs taupe, un bar raffiné en métal brut, des éclairages subtils et parfaitement réfléchis… On sent que tout a été pensé dans les moindres détails (bon, ok, si on cherche la petite bête, il manque un porte-manteau, mais c’est vraiment pour pinailler). La Table des Roy, en y entrant, on sait qu’on va s’y sentir bien. La première salle, avec le bar, est parfaite pour un déjeuner (d’ailleurs, une formule spéciale est prévue le midi, avec des grillades qu’on peut manger au bar) et la seconde salle, plus cosy, est parfaite pour un dîner intime ou une belle tablée de copains. On se sent à la maison.

Bon, mais ce qui nous intéresse, c’est ce qu’il y a dans l’assiette, n’est-ce pas ? Déjà, une chose est sûre : ici, on mange local. Pascal privilégie les fournisseurs régionaux : une très large (et très belle) sélection de vins du pays de Loire, viandes (apparemment, l’agneau de 12 heures est une véritable tuerie, d’après ce que mes oreilles ont pu glaner des autres convives), poissons… Le tout avec une touche d’épices et de saveurs rapportées des voyages du chef.

Pascal_Roy_Saumon.jpegCôté menu, rien à dire : de 22 euros (plat + dessert) à 42 euros (pour le menu dégustation avec mise en appétit, entrée, 2 plats et dessert), la gastronomie est enfin à la portée de toutes les bourses (les parisiens, habitués aux prix honteux des restaurants branchouilles qui vous servent de la merde à prix d’or, apprécieront). Mais les plats arrivent : j’attaque la première bouchée avec un peu d’appréhension… Quand on a vu tous les merveilleux plats que Pascal a réalisés à la télé, on a forcément un peu peur que le goût ne soit pas là. Je goûte mon foie gras confits accompagné d’une préparation à base de figues, raisins et épices, et compotée au Layon : une émotion intense. Vraiment. Comme j’en ai rarement ressenti en mangeant un plat (et pourtant, Dieu sait si je suis gourmande !!!!!). L’équilibre des saveurs est parfait et tous ces goûts parfaitement mélangés se succèdent sous le palais. Je ne parle plus. Mon compagnon de tablée, lui non plus, ne dit rien : je goûte un peu dans son assiette (tant qu’à faire, nous avons pris des plats différents, histoire de juger sur plusieurs préparations) et l’émotion est toujours là. Le saumon Gravix est délicieusement mariné, et accompagné d’une mousse aérienne de mascarpone aux zestes d’orange : ça explose en bouche. Je suis en train de tomber amoureuse de Pascal (et je me rends compte que, même si je commence à savoir pas trop mal cuisiner, il me reste encore BEAUCOUP de travail avant d’espérer atteindre un jour un tel niveau… Pascal, si tu me lis, je me porte volontaire pour être ton esclave commis gratuitement, juste pour que tu m’apprennes tes petits secrets de cuisine).

Pascal_Roy_Daurade.jpegAllez, on enchaîne sur le plat : une superbe daurade accompagnée d’un jus de persil plat et (mon coup de coeur) de ravioles de navet au citron confit (j’avais choisi exprès ce plat car je déteste le navet : je voulais voir ce que Pascal pourrait en faire, héhéhé…). Finalement, la seule « déception » de ce plat, c’est son petit goût de revenez-y : c’est tellement bon, qu’on en voudrait encore. Une ou deux ravioles en plus et on atteignait la perfection.

Pascal_Roy_Cacopime.jpegEnfin, le moment tant attendu du dessert : forcément, j’ai choisi la « Cacopime », une création de Christophe Felder, à base de chocolat, de clémentine et de crème safranée. Autre challenge : je n’aime pas la clémentine dans les desserts. Là aussi, la belle surprise… Rien à dire sur ce dessert, qui vient apporter un très joli point final à un dîner plein d’émotions.

Pascal-Roy.jpegA la fin de la soirée, Pascal est venu saluer ses convives : c’est un Pascal fatigué mais visiblement heureux qui est sorti de la cuisine. Ce 31 janvier 2012 sera certainement un jour important pour lui : le premier service d’une longue série. Les premiers sourires de ses clients qui vibrent grâce à un savoir-faire, une sensibilité, un amour des produits, une attention aux moindres détails. Le premier jour d’une nouvelle vie autour de la cuisine. Ma main à couper qu’un jour, Pascal recevra sa première étoile : je raconterai alors à qui veut l’entendre – ou pas – que j’ai participé à son tout premier dîner (et je ne manquerai pas de montrer THE photo de Pascal et moi) !!!!

Et pour tous ceux qui se disent que Nantes, c’est loin de Paris, sachez qu’en vous y prenant à l’avance, l’aller-retour en TGV (2h15), c’est 70 euros, et que Nantes est une ville magnifique qui mérite bien un petit week-end…

La Table des Roy

4 rue des Trois Croissants

44000 Nantes

02.40.20.33.86

Ouvert le midi du lundi au vendredi et le soir du mardi au samedi

http://www.latabledesroy.fr/

 

12 pensées sur “Un diner à la Table des Roy”

  1. Nantes, située en Bretagne bien évidemment (tout comme le Mont Saint-Michel) (si).

    Blague à part, je note l’adresse (depuis le temps qu’on parle de prendre des vacances, avec le copain !). Pure curiosité (je comprendrai que tu ne veuilles pas répondre) : comment en es-tu
    arrivée à être invitée ? Via ton blog ? Le boulot ? (Nous affons les moyens te fous faire pahrler !  )

    1. Je vais aller lire ça tout de suite alors !!! (et finalement, c’est pas plus mal de ne pas venir à Nantes : comme ca, les repas à la Table des Roy resteront des petits moments spéciaux !!!! C’est
      comme le foie gras : même si c’est délicieux, si on en mange tous les jours, ça perd de son charme !)

  2. C’est en famille que nous avons vibré pour Pascal à Masterchef, c’est en famille que nous avons succombé à ses délices à la Table des Roy. Un moment de pur bonheur tous les 6 ! Je
    laisse la conclusion à Ombline, ma fille de 12 ans : « j’ai mangé ma crème brulée sur un petit nuage blanc ».

    Bravo Pascal, bravo Nathalie, votre envie relevait du défi, vous avez su remporter ce challenge en prouvant qu’ensemble et motivés, tout peut arriver. MERCI !

    Laetitia

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