Dani Lary et moi j’ai ri

images-copie-12.jpgToujours grâce à mon super plan de sorties à Paris (patience, je vous en parle bientôt…), j’ai eu des invitations (en catégorie 1, s’il vous plaît) pour un fabuleux spectacle au Casino de Paris hier soir. J’ai toujours adoré les spectacles de magie (petite pensée émue pour David Copperfield, mon idole de jeunesse…), alors quand j’ai eu l’opportunité d’avoir des places pour « La clé des Mystères », le nouveau spectacle de Dany Lary dont on voit des affiches partout dans le métro parisien, je n’ai pas hésité une seconde. Bien sûr, depuis mon expérience de « Oh les beaux jours », je ne vais plus jamais voir un spectacle sans avoir regardé la bande-annonce et lu les critiques : rassurée par ce que j’ai lu (« extraordinaire », « incroyable », « un moment inoubliable », « le plus beau spectacle de magie d’Europe » »…), j’attendais cette soirée avec impatience.

images-copie-13.jpgNous voilà, ma copine Cha et moi, bien installées au balcon du Casino de Paris : les lumières s’éteignent et le décor apparaît, dans une musique à la fois inquiétante et prenante (mais un peu forte à mes yeux oreilles) : c’est parti pour deux heures de show. Le pitch ? « Victime d’une terrible malédiction, le Comte du Bois des Naix est condamné à revivre tous les 100 ans la journée de ses noces, soldée par la mort tragique de sa fiancée Valériane. Ce soir, l’horloge fait à nouveau un bond dans le temps, le Comte apparaît dans un éclair de flammes et tous les fantômes du château prennent vie… Réussira-t-il à contrecarrer les plans de la maléfique Orphélia ? Plongez dans l’univers gothique et romantique du plus grand show de magie d’Europe… Vous n’en croirez pas vos yeux ! ». Effectivement, je n’en ai pas cru mes yeux.

images-copie-14.jpgAlors que je m’attendais à découvrir un univers grandiose de magie, j’ai eu la drôle de sensation de me retrouver devant un mauvais porno : les décors et les costumes sont ultra-kitsch, pleins de clichés vus et revus 1000 fois. La grosse grille qui grince, les tombes, les croix, le moine alcoolique et pervers, les flammes, le bourreau et sa guillotine : un vrai donjon SM. Sans parler des deux « vierges » qui tentent de séduire le comte (aka le magicien), des nanas à moitié à poil qui enchaînent des chorégraphies ringardes, sur fond d’histoire incompréhensible racontée par une voix off faisant penser à un film érotique du début des années 80. Les tours de magie s’enchaînent : certains, je l’admets tout à fait, étaient étonnants, mais la plupart étaient très prévisibles, et même parfois très visibles (notamment un tour avec des petits mouchoirs, dont on voyait presque les fils qui animaient le tissu, ou un autre où l’on voyait clairement s’ouvrir une trappe et apparaître de fausses jambes). Étonnamment, la salle était pleine d’enfants : quand on sait que dès la première scène, on voit une femme se faire empaler en direct, on peut se demander si le spectacle est vraiment adapté à un public aussi jeune.

images-copie-15.jpgAlors, verdict ? Autour de moi, les gens avaient l’air d’apprécier le spectacle. Pourtant, les applaudissements tardaient à venir. Parfois même, il n’y en avait pas (mais c’était couvert par la musique, toujours beaucoup trop forte). Pour ma part, j’ai énormément ri : chaque nouvelle scène me donnait des fous rires tellement je trouvais le spectacle ridicule et beauf. Le magicien est ringard : dès qu’il parle, il bafouille, se trompe dans son texte, zozote.  Pour ma part, malgré l’énorme rigolade de la soirée, je ne me suis pas sentie capable de supporter deux heures de ce spectacle affligeant : pour la première fois de ma vie, je suis partie à l’entracte.

 

2 pensées sur “Dani Lary et moi j’ai ri”

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