The end

images-copie-55.jpgVoilà, c’est fini. Ce 19 juillet marque la fin d’une belle aventure qui m’aura fait vivre plein de jolies choses. Ce 19 juillet, je tourne définitivement une page importante de ma vie. Ce 19 juillet, j’ai décidé d’arrêter le freelance. Et quel chemin parcouru ces quatre dernières années : comme quoi, mes années de liberté professionnelle m’auront apporté beaucoup plus que ce que j’imaginais. Changer de métier, forcément ça implique quelques sacrifices. J’ai connu des débuts un peu chaotiques, un compte en banque bien sec, une vie sociale proche du néant, des missions parfois étonnantes : je me souviens de ce dossier de 30 articles sur les charriots élévateurs (je suis désormais une experte : n’hésitez pas à me contacter pour un séminaire sur le sujet) ou sur les destructeurs de documents (ma passion, vous vous en doutez).

index-copie-84.jpgAu cours de ces quatre années intenses, je me suis tapé des moments de doute, de « je n’y arriverai jamais », de questions existentielles. J’ai transpiré de stress en appuyant sur la touche « entrée » pour envoyer mon travail à mon client. Mon coeur a battu très fort en recevant mes premiers retours de clients sur mon travail. J’ai essayé de ne rien laisser paraitre de ma peur, de mes angoisses, de mon stress : il ne faut jamais montrer ses failles à ses clients. J’ai failli avoir un malaise en réalisant ma première interview. J’ai passé des heures, des jours, des semaines à peaufiner, relire, corriger, réfléchir, remanier. Trouver le bon mot, le mot juste, le mot qu’il faut. En quatre ans, j’ai rédigé des centaines de documents de toutes natures : des articles de blogs, des sites Internet, des discours, des brochures, des scénarii de films, des textes de voix off, des interviews, des journaux, des éditos, des communiqués de presse, des chroniques sexuelles (si si, j’vous jure), des modes d’emploi, des règlements de jeux concours, des slogans, des newsletters, des mailings…

images-copie-56.jpgEn quatre ans, j’ai développé un tas de compétences que je n’aurais jamais pu acquérir en travaillant dans une entreprise française : ne l’oublions pas, en France, on a vite fait de vous mettre dans des cases. Contrairement aux pays anglo-saxons qui favorisent la diversité des parcours et des compétences, la France donne rarement l’opportunité de se tester à de nouvelles choses, à moins de suivre une formation et de tout reprendre à zéro. Et se retrouver stagiaire à 40 ans, c’est moyen fun.

index-copie-85.jpgEn quatre ans, j’ai gagné une confiance professionnelle énorme : j’ai dû trouver mes clients, faire mes preuves, aller chercher les missions, activer mon réseau. J’ai dû apprendre à aller chercher les choses et ne pas attendre qu’elles me tombent toutes cuites dans la main. J’ai dû me bouger le cul. J’ai appris à dire oui mais aussi à dire non. J’ai appris à dépasser mes limites et à prendre des risques raisonnables. J’ai appris à surmonter les difficultés et à transformer mes faiblesses en force.

index-copie-86.jpgEn quatre ans, je suis passée de rédatrice de piges à quelques euros à concepteur-rédacteur lauréate d’un award de la communication. Bah oui, grande nouvelle tout à fait inattendue : une campagne sur laquelle j’ai longuement travaillé et dont j’ai trouvé le nom et le concept vient de remporter un prestigieux prix dans le monde de la com’ (j’avoue que, naïve que j’étais, je n’avais absolument pas connaissance de ces prix remis entre professionnels d’un secteur : pour moi, il s’agit essentiellement d’auto-branlette mais j’avoue que quand on gagne, ça fait quand même super plaisir…)

index-copie-87.jpgMais il y a un temps pour tout. Depuis presqu’un an que j’ai repris un « vrai » travail, avec un bureau, des horaires, un patron, des collègues et des horaires prenants, le freelance est devenu un peu difficile à gérer. Depuis bientôt un an, je cumule les deux : la semaine, je bosse, et le week-end, je bosse aussi. Je m’accorde quand même le samedi pour souffler un peu, mais j’avoue que là, je sens que j’ai atteint mes limites. Je n’ai plus le temps de bloguer, de profiter de Chéri-qui-passe-ses-dimanche-tout-seul, de glander, de bouquiner, de bruncher et de voir mes amis. Sans parler de la fatigue qu commence à s’accumuler (c’est que je ne rajeunis pas moi…) Le temps est arrivé pour moi de refermer cette passionnante parenthèse. Ce 19 juillet, j’ai envoyé mon dernier article et ma dernière facture à mon dernier client.

Voilà, c’est fini.

 

9 pensées sur “The end”

  1. Qu’est-ce que j’ai eu peur en lisant le titre de cet article ! J’ai cru que tu allais arrêter de bloguer !!

    Toutes mes félicitations pour ce prix, et heureuse de découvrir tout ce que tu as appris en 4 ans (qu’est-ce qu’elles sont passées vite, j’avais l’impression que tu étais devenue FL seulement
    depuis 2 ans !)

    J’espère que la suite te réussira aussi bien que ces 4 années.

    1. Non non, je n’arrête pas de bloguer. Au contraire… Avec ce temps libre retrouvé, j’aurai justement le temps de bloguer un peu plus que ces derniers mois, où je n’ai pas été très assidue…

    1. J’avoue que ça me fait bizarre, c’est vrai. Je m’en rendrai surtout compte le week-end prochain, le premier depuis plus d’un an sans bosser…

  2. Tout ça c’est bien mais ça ne vaut pas un bon vieil article sur le Thermomix. Franchement le Thermomix c’est magique : il suffit d’en parler pour que des bataillons de rombières acariâtres et
    pré-meénauposées du cerveau vous tombent dessus. Quel engin à mémères qui nous ratatinent les rognons avec leur quincaillerie de provinciales en mal de sensations. Le Thermomix c’est le remède à
    l’amour.

    Mais franchement qu’est-ce qu’on se marre.

    Alors une journée sans Thermomix c’est comme un périple dans le métro parisien sans insultes ni bagarre, c’est ennuyeux.

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