(Color) run Forest !!!

Je ne suis pas une grande sportive : ma seule activité physique se limite à quelques parties de tennis au mois d’août, une semaine de ski en février et ma séance hebdomadaire (enfin, sur le papier… En vrai, je ne suis pas très assidue…) à la salle de gym. Alors quand Amonbeaufils, jeune sportif infatigabled e 10 ans, m’a dit qu’il révait de participer à une course, je n’ai pas vraiment donné suite à sa demande. Pas folle la guêpe. Mais face à son insistance répétée, je me suis dit que participer à une petite course facile serait l’occasion de passer un chouette moment en famille. C’est comme ça que ce dimanche d’avril, Cielmonmari, Amonbeaufils et moi avons participé à la Color Run.

Le principe de la course est simple : 5 km, sur un parcours fantastique au coeur de Paris (il n’y a pas à dire, quitte à courrir autant que ce soit dans un joli cadre, et les bords de Seine sous le soleil printanier, c’est vrai que c’est chouette), avec à chaque kilomètre, une sorte de sas dans lequel les organisateurs arrosent les coureurs de poudre colorée. Dans ma tête, 5 kilomètres = 5 tours de Parc Monceau (l’équivalent de mon mètre étalon pour le running). Inutile de préciser que j’appréhendais un peu. Oui, je déteste courir. Qu’est ce que je ne ferais pas pour faire plaisir à Amonbeaufils (croyez-moi que je saurais le lui rappeler le moment venu !).

Bref, j’ai pris les billets des semaines à l’avance, surveillé la météo avec angoisse (déjà que je ne suis pas une fan de course, alors sous la pluie, vous imaginez un peu...), et le jour J, nous voilà ready pour la course. A l’heure prévue, nous avons notre tee-shirt, notre petit bandeau en mousse blanche, notre dossard et nos lunettes de soleil, et sommes prêts à en découdre. Amonbeaufils est surexcité et très déçu de ne pas commencer à courir tout de suite : oui, il faut avancer sur les quais et prendre le départ par vagues successives. Mais notre tour arrive : nuos sommes en première ligne, Amonbeaufils part comme une fusée. Je le suis laborieusement en faisant tchou-tchou-tchou comme une vieille locomotive et en essayant d’économiser mon souffle pour le reste de la course. Le premier kilomètre est une torture : nous courons dans un tunnel, et j’aime moyen. Mais Amonbeaufils s’éclate : il prend rapidement de l’avance et ne cesse de nous demander d’accélérer. Finalement, on l’a laissé faire sa course seul, avec pour seule contrainte de nous attendre à chaque sas de couleur. On n’a pas été déçu…

Nous voici à la fin du tunnel : une fanfare nous encourage avant de passer par le sas de couleur jaune. La poudre est fraîche sur la peau et ça fait du bien. J’ai l’impression d’avoir été épargnée mais visiblement, on ne m’a pas loupée et je suis jaune des pieds à la tête. Mais la course continue. On traverse la Seine, descente sur les quais de l’autre côté et hop, passage par le bleu. Cette fois-ci, je prend très cher : une grosse volée de poudre dans l’oreille droite. Mais je m’en fous, je rigole. Et on retrouve Amonbeaufils hilare, bleu comme un schtroumpf, qui se roule par terre pour que la poudre attache bien à ses vêtements. Je sais déjà que le lave-linge va tourner à plein régime le soir-même. Mais il est temps de repartir : un nouveau kilomètre et nous arrivons au sas vert. Là, j’ai beaucoup moins rigolé… Alors que je courais aux côtés de Cielmonmari, un petit malin a eu la bonne idée de m’envoyer une pleine dose de poudre dans les yeux (bah oui, ça passe sur le côté avec les lunettes !!!). Je me retrouve seule, en plein milieu du sas, incapable d’ouvrir mes yeux pleins de poudre. Mes yeux pleurent, je suis aveugle. Je n’ai que la force de crier « Cielmonmari ! Cielmonmari ! » mais personne ne vient. Je commence à pleurer, quand j’entends la petite voix d’Amonbeaufils qui m’appelle. Il m’attrape par la main, me met à l’écart et je commence à recouvrer la vue. En rouvrant les yeux, j’aperçois ce mini-géant vert excité comme une puce, qui court dans tous les sens en balançant de la poudre à tout le monde. Vivement la fin…

On repart, Amonbeaufils en tête (évidemment). Cielmonmari et moi on ralentit un peu le pas. Et le dernier sas de couleur arrive : rose fluo. On passe sous la poudre, on rigole, c’est chouette. Amonbeaufils passe la meilleure journée de l’année. Bref, le kif. Bon, bien sûr, il y a eu un mini drame : plein de son habituel enthousiasme, Amonbeaufils a trouvé très amusant de me lancer une grosse poignée de poudre rose au visage. Pile poil au moment où j’avais retiré mes lunettes pour les nettoyer. Pas la peine de préciser que j’ai moyennement aimé… Le temps de laver mon oeil, et nous courons le dernier kilimoètre pour arriver devant la tour Eiffel, où est installée une scène avec un DJ. Et toutes les 20 minutes, on lance de la poudre de couleur et c’est vraiment très chouette. Mais voilà le temps de rentrer, sous les regards amusés des passants. Car ce n’est qu’en arrivant à la maison que nous avons découvert l’ampleur des dégâts… La Color Run ne porte pas son nom part hasard : pour le Run, ça passe encore, mais pour la Color, ils ne lésinent pas. J’ai envoyé Amonbeaufils directement dans la douche, sans passer par le salon (le mobilier blanc étant totalement incompatible avec notre état) et Cielmonmari dans la baignoire (où son fond de bain s’est rapidement transformé en une mare d’une couleur assez approximative…). Et puis ça a été mon tour. Il m’aura fallu pas moins de trois shampoings pour retrouver une couleur de cheveux humaine. La plus grande épreuve de la journée. Et 10 jours après la course, je retrouvais encore de la poudre rose fluo sur les cotons tige, malgré un nettoyage quotidien de mes oreilles. La Color run, ça laisse des séquelles…

Bon, maintenant, le plus dur c’est d’expliquer à Amonbeaufils (qui a trouvé la course géniale mais beaucoup trop facile) que non, nous n’allons pas faire le marathon de Paris.

(Color) run Forest !!!

 

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