Poupoupidou… POUX

Poupoupidou... POUX

Quand j’étais enfant, j’aimais bien les grandes vacances. Comme tous les enfants du monde, me direz-vous. Pas faux. Ces deux mois liberté me paraissaient comme un immense moment de liberté, plein de jeux, de rires, de nature. Les grandes vacances, c’était super chouette. Mais quand tu bosses, les choses sont bien différentes. Surtout quand tu as un enfant à la maison. Désormais, ces deux mois te paraissent comme un looong tunnel de temps pendant lequel il faudra trouver une occupation pour ces chères petites têtes blondes. Car, à moins de ne pas travailler ou d’être prof, peu de gens peuvent se targuer d’avoir huit semaines de vacances chaque été. Thank god, un p’tit malin a eu la brillante idée d’organiser les colonies de vacances. Un génie, j’vous dis. La colo, c’est une solution merveilleuse qui te permet de te débarrasser de ton petit monstre sans aucune culpabilité, puisqu’il sera dans un endroit super avec plein de copains, à faire du sport et des activités sympas, pendant qu’il fait une chaleur à crever à Paris et que toi tu trimes comme un dingue au bureau.

Cette année encore, Amonbeaufils est parti en colonie de vacances, pendant que Cielmonmari et moi profitions un peu de Paris en célibataires. Comme d’habitude, nous n’avons eu aucunes nouvelles. Fort heureusement, l’organisateur du camp d’été a la bonne idée de mettre chaque soir en ligne des photos de la journée : une initiative qui nous a permis de réaliser que l’an dernier, Amonbeaufils n’avait changé qu’une fois de tee-shirt en 15 jours. Comme quoi, pourquoi s’emmerder à lui faire emporter une énorme valise ? Cette année, nous n’avons pas pu surveiller son habillement (Amonbeaufils n’est apparu sur AUCUNE des centaines de photos prises pendant le séjour), mais une chose est sûre : il n’a pas utilisé beaucoup de chaussettes, comme en témoignait l’odeur pestilentielle qui émanait de ses baskets à son retour. On ne le dira jamais assez : les chaussures de sport sans chaussettes, c’est vraiment le summum de la dégueulassitude.

Mais cette année, Amonbeaufils nous a rapporté un beau souvenir de colo… Cela faisait des mois qu’il nous réclamait un animal de compagnie : nous en avons récupéré une flopée… Pour la première fois, Amonbeaufils a eu des poux. Quiconque n’ayant ne serait-ce que 10% de ma masse capillaire comprendra quelle fut mon angoisse en réalisant que sa tête grouillait de parasites. C’est vrai, j’avais bien remarqué qu’il se grattait un peu, mais il m’avait expliqué s’être fait un petit bobo sur le crâne, alors je n’ai pas creusé. Ce n’est qu’en arrivant en vacances, lorsque le sujet des poux est innocemment venu sur le tapis au petit-déjeuner (oui, nous avons des conversations variées dans la famille), que j’ai eu le réflexe de soulever une mèche de cheveux d’Amonbeaufils….

Vingt minutes plus tard, nous étions en train de dévaliser la pharmacie, afin d’acheter de quoi exterminer cette vermine qui pullulait dans la tignasse du petit blond. Ça nous a couté un bras, mais on avait l’attirail de choc. Mado allait entrer en guerre. La bataille dura 10 jours… Chaque matin, mettre du gel à laisser poser des heures, faire des shampoings qui piquent les yeux, passer le petit peigne qui tire les cheveux, récupérer un par un poux et lentes. Un travail de titan.

Pendant 10 jours, toute la famille s’est gratté la tête. Un effet secondaire des poux : même quand tu n’en as pas, si on te parle de poux, tu vas de gratter. Avec ma tignasse, j’ai quand même pris mes précautions et ai également suivi un traitement, histoire d’éviter les mauvaises surprises.

Et au bout du 10ème jour, miracle : Mado, vainqueur par KO.

Note pour l’année prochaine : pour la colo, penser à prévoir une coupe à la Zidane.

 

5 pensées sur “Poupoupidou… POUX”

  1. Le titre de ton article est excellent! L’invasion des bébétes beaucoup moins!
    J’ai eu des poux au collège, cela m’a traumatisé, je fuyais les gens, je me grattais tout le temps…
    Enfin, il parait qu’ils ne s’installent que sur les têtes propres…et le jus de chaussettes, vous avez essayé? ,-))

  2. se rappeler que nous sommes des primates, dont les liens sociaux sont principalement fondés sur les séances d’épouillage… Et voilà pourquoi, selon moi, on a envie de se gratter quand l’autre a des poux ! Ceci dit, une bonne friction au vinaigre blanc dissout l’exosquelette de ces bestioles et la colle de leurs œufs (ceux qui vont éclore dans une quinzaine si tu ne surveille pas…) Et en plus, avec une serviette blanche, on les voit tomber, c’est rigolo (un peu cruel peut-être ?)

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