Big Big News

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J’aime beaucoup le 1er avril : j’avoue que la grande amatrice de blagues que je suis se réjouit chaque année de pouvoir s’amuser un peu aux dépends des autres. Ce que bien sûr mon entourage apprécie beaucoup moins : une de mes anciennes collègues a failli jeter de rage son ordinateur par la fenêtre en pensant à un énième bug, alors que j’avais tout simplement interverti quelques touches sur son clavier. Franchement, j’en rigole encore. Mes amis savent bien que je suis farceuse et s’attendent donc tous les ans à mes poissons d’avril (ce qui me demande donc de plus en plus d’imagination et de subtilité pour réussir à les piéger). Certains osent également essayer de me rendre la pareille, mais j’use de toute mon habileté pour déjouer leurs tentatives… Mais cette année, le 1er avril m’a réservé une drôle de surprise.

Alors que je suis tranquillement au bureau en train de déjeuner avec mes collègues, je reçois un drôle d’email : « Bonjour, je travaille pour une maison d’édition et je suis tombée sur votre blog par hasard. Pourriez-vous me contacter afin que nous évoquions la possibilité d’en faire un livre ? ». Compte tenu de la date, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’une grosse blague : restait donc à trouver qui était l’auteur de cette plaisanterie. Je passe donc en mode « détective privé » : je cherche l’adresse IP, l’identité de cette soi disant « Consultante éditoriale », les coordonnées de la maison d’édition, mais bizarrement, la blague semble bien ficelée. Je commence à penser que mes copines ont vraiment fait du beau boulot.

Bien décidée à en avoir le cœur net, j’appelle donc le numéro laissé dans le mail et m’attends à démasquer l’identité de mon mystérieux farceur. La réalité fut tout autre… Non, il ne s’agissait pas d’une blague : une maison d’édition s’intéressait vraiment à mon blog et souhaitait me rencontrer pour en parler. Niveau d’excitation maximum… puis retombé aussitôt : ne pas s’emballer pour ne pas être déçue. Et surtout, n’en parler à personne pour ne pas avoir à annoncer plus tard que « bah non, finalement ça ne se fera pas… ». Et puis j’ai signé mon contrat, un vrai « contrat d’édition », avec des clauses à modifier, des cessions de droit, et tout le tralala. Et un matin, j’ai reçu mon premier chèque en tant qu’auteur : ce jour-là, j’ai été remplie d’une immense fierté et j’ai compris que tout cela était bien réel. Certes, le montant était ridiculement bas (surtout après le passage de l’Etat, qui en prélève au passage une grande partie) mais j’étais aussi émue que lorsque j’ai reçu mon premier salaire. J’ai même failli ne pas l’encaisser et l’encadrer, juste pour le garder toute ma vie. Et puis ma feuille d’impôts est arrivée et je me suis dit que finalement cette (petite) somme tombait à point nommé.

C’est alors qu’a commencé le travail de réécriture : replonger dans les archives, chercher un fil conducteur, écrire de nouveaux chapitres pour donner un peu plus de corps au récit, hésiter, recommencer, effacer et réécrire, demander leur avis aux uns et aux autres, encaisser les critiques, écouter les remarques même les plus difficiles à entendre, trouver des compromis mais défendre malgré tout ses certitudes, faire des choix, appuyer sur « envoyer » le cœur battant, attendre, recommencer… Et puis quelques jours avant Noël, recevoir un petit carton avec dedans, mon plus beau cadeau, mon plus grand rêve : mon premier livre.

Aujourd’hui, je suis heureuse de vous annoncer que les « Petites misères d’une (presque) trentenaire » sortiront officiellement en librairie le 11 février prochain…

 

15 pensées sur “Big Big News”

  1. Eh bien quelle bonne surprise! Félicitations pour cette belle réussite! Il ne te reste plus qu’à en vendre plein pour engranger d’autres droits d’auteur…

  2. C’était donc ça… BRAVO !! Je suis impressionnée, et en même temps, cela me semble tout à fait normal : j’ai toujours aimé ton style littéraire, je me demandais quand tu passerais de l’autre côté. Toutes mes félicitations, j’espère que tu marcheras bien, et que je pourrais me le faire dédicacer 😉 J’ai vraiment hâte de le lire…

  3. Bonjour Mado, cela fait bien longtemps que je ne suis plus venue ici, mais rassure toi, c’est général, je surfe de moins en moins sur les blogs… Mais j’avoue que je suis contente de revenir pour tomber sur cet article et je ne peux pas repartir d’ici sans t’avoir chaudement félicitée! J’ai commencé à te lire vers 2010, par là, je sais qu’avant tu avais un blog qui parlait de ton expérience aux Etats Unis, je me souviens du virage dans ta carrière quand tu as lâché l’entreprise qui te donnait un bon salaire pour te lancer en indépendante dans un domaine qui te convenait mieux.. Et c’était déjà dans le domaine de l’écriture il me semble…. Bref, maintenant, tu vas être publiée, sur la base de ton blog, mais quel pied pour toi!!!!

    Mais dis moi… Les 30 ans, tu les as dépassés depuis quelques années déjà?… 😉

    Bonnes ventes avec ton bouquin! J’espère qu’il y aura des dédicaces en province, si tu es prête à sortir au delà du périph!! 😀

    Bises

    Laure

    1. Un grand merci pour ton gentil message ! Oui, j’ai dépassé la trentaine (et justement le bouquin parle un peu de ce cap difficile !).

      Et oui, je traverse le périph de temps en temps 🙂

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