4 livres à lire pour devenir une killeuse professionnelle

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Quand j’ai commencé à travailler, il y a maintenant une dizaine d’années, j’ai découvert (parfois à mes dépens) la difficulté d’être une femme dans un monde professionnel essentiellement régi par les hommes. Bien sûr, j’ai cherché à rencontrer un « mentor », comme le conseillaient la plupart des articles que je consultais sur la problématique de la carrière des femmes. Malheureusement, mes différentes expériences ne m’ont pas permis de rencontrer celui ou celle qui saurait me donner des conseils, me faire bénéficier de son expériences et m’inspirer. Tant pis. Je n’ai jamais eu besoin des autres pour atteindre mes objectifs : j’ai décidé de devenir mon propre mentor et d’apprendre sur le tas pour devenir une killeuse professionnelle. Et pour m’aider dans mes réflexions, j’ai dévoré des dizaines de livres. Pas la peine de tous vous les farcir (Dieu sait si certains sont mauvais et totalement inutiles) : s’il ne fallait en retenir que quatre (en plus du mien, évidemment, si vous voulez vous changer les idées 😛 ) les voici…

Dale_carnegieComment se faire des amis (Dale Carnegie – Le Livre de Poche – 5.60€) : c’est sans doute le pire titre de toute l’histoire de la littérature. A tel point que Cielmonmari, à qui j’ai offert ce livre récemment, l’a recouvert de papier afin de pouvoir le lire dans le métro sans passer pour un pauvre désespéré. Et pourtant, il s’agit de l’un des livres les plus inspirants que j’ai eu la chance de lire. Ma découverte avec ce bouquin remonte à mes 13 ans : à l’époque, en pleine adolescence compliquée, je passais beaucoup de temps à lire. Je dévorais les livres à une vitesse telle qu’il m’arrivait souvent, lorsque j’arrivais à cours de lecture, de me servir dans l’abondante bibliothèque de mes parents. J’ai grâce à cela eu l’opportunité de lire très jeune des ouvrages qui n’étaient absolument pas pour moi… C’est ainsi qu’un jour, en farfouillant dans les rayons, je suis tombée sur ce petit livre dont le titre m’a immédiatement attirée. Manque de chance, cet ouvrage n’allait pas du tout m’aider à me faire des copains (ce qui était l’un des grands buts de ma vie d’adolescente moche) mais deviendrait rapidement un de mes livres de chevet. Comme quoi… Sans le savoir, j’étais tombée sur un best-seller (traduit en 37 langues et vendu à plus de 40 millions d’exemplaires, rien que ça…). Bien qu’il ait été publié pour la première fois en 1975, ce livre reste un incontournable pour comprendre et faciliter les relations humaines, aussi bien dans la vie professionnelle qu’au quotidien. Son auteur explique comment être sympathique, stimuler les autres, les intéresser… C’est un must have en matière de communication interpersonnelle, et je le ressors régulièrement de ma bibliothèque pour le relire, avec à chaque fois une lecture un peu différente au regard de mes nouvelles expériences de vie. Un seul petit regret toutefois : la plupart des exemples utilisés ne sont plus vraiment d’actualités ou mettent en lumières des personnes aujourd’hui inconnues. Bref, un livre à avoir, à lire et relire… et à assumer totalement !

rocoplanOser être la chef (Valérie Rocoplan – Leduc.S éditions – 16.90) : j’ai un peu honte de l’avouer, mais quelque part, ce livre a changé ma vie professionnelle… En 2009, alors que je travaillais depuis un peu plus de trois ans, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence donnée par son auteur, Valérie Rocoplan : elle ne le saura sans doute jamais mais ces deux heures passées à l’écouter ont totalement bouleversé ma vision des choses. Pour la première fois, j’entendais un discours totalement libérateur sur le positionnement professionnel des femmes, avec des problématiques extrêmement concrètes : savoir se « vendre » en entretien, travailler son image, gérer ses émotions sans les subir, faire preuve s’assertivité et comprendre les règles du jeu de l’entreprise afin de savoir mieux les utiliser à son avantage. Grâce à ce livre, j’ai arrêté d’avoir peur et j’ai commencé à m’affirmer beaucoup plus et à prendre quelques risques dans ma carrière…

nice girlsNice girls (still) don’t get the corner office – Unconscious Mistakes Women Make That Sabotage Their Careers (Lois P. Frankel – 12) : quel dommage que ce livre ne soit pas traduit en français : toutes les femmes qui travaillent devraient en avoir un exemplaire et le relire régulièrement… Je dois une reconnaissance éternelle à l’amie qui me l’a conseillé il y a deux ans : c’est grâce à ce livre que j’ai surmonté une période professionnelle compliquée, appris à demander (et obtenir) ce que je voulais (et pour quoi je me défonçais), et su comment poser des limites. Pour faire court, ce livre nous explique que beaucoup de femmes souffrent du syndrome de la « bonne élève », la gentille fille, celle qui veut toujours toujours bien faire, sans pour autant récolter les bénéfices de tout ce travail, alors que d’autres obtiennent ce qu’ils veulent sans être aussi dévoués. Très concrètement, ce livre énumère les 133 erreurs que font les femmes et qui nuisent à leur carrière : être naïve, tenir sa langue, chercher à se être aimée, avoir peur de négocier, être modeste…. Evidemment (et fort heureusement), on ne les commet pas toutes ! Le début du livre contient un test d’auto-évaluation permettant de savoir quels sont les points d’amélioration à travailler : par exemple, vous pouvez être excellente dans votre façon de penser mais pas dans votre manière de communiquer sur vos réussites. Très sincèrement, s’il ne vous fallait qu’un seul livre sur les femmes au travail, ce serait celui-là. En réalité, je pense même que Valérie Rocoplan s’en est très fortement inspirée pour son ouvrage. Si vous comprenez l’anglais, n’hésitez pas une seconde…       

sarah knightLa magie du j’en ai rien à f**tre ! – Adoptez la méthode Mêmepasdésolé(Sarah Knight – Marabout – 6,50€) : celui là, il est vraiment tout nouveau ! Il est sorti fin août et à mon avis, ça va être une des meilleures ventes des mois à venir. C’est bien simple, je l’ai dévoré ! Sarah Knight, son auteur, ose tout simplement faire ce que tout le monde rêve : n’en avoir rien à foutre. Et de manière totalement décomplexée, comme elle le dit elle-même, #mêmepasdésolée. Je fais partie de ces personnes qui culpabilise beaucoup et qui essayent toujours de satisfaire les besoins des autres avant mes propres envies. Et pour quel résultat ? Souvent, aucun. Depuis plusieurs semaines, je me pose beaucoup de questions (existentielles évidemment) sur ce que je veux, ne veux pas… Ce livre est une bouffée d’oxygène, une solution radicale pour faire un peu de ménage dans sa vie et se concentrer sur ce qui nous rend vraiment heureux. Grâce à sa méthode de « rangement » (clin d’œil à Marie Kondo, inspiratrice de ce livre…), Sarah Knight nous apprend à savoir ce qui est important ou non à nos yeux, à arrêter de s’inquiéter de ce que les autres vont penser, à savoir dire non sans être un « trouduc » et à récolter tous les bénéfices (du temps, de l’énergie et de l’argent) de cette nouvelle manière de voir les choses. Le livre aborde aussi bien la vie personnelle que professionnelle : un excellent complément aux autres bouquins, avec un vrai effet booster. Bref, une manière totalement décomplexée de voir la vie !!!

BONNE LECTURE !

4 pensées sur “4 livres à lire pour devenir une killeuse professionnelle”

  1. Voilà bien longtemps que je n’ai eu l’occasion de poster un commentaire, tout en ayant toujours le plaisir de vous lire quand vous trouvez ce temps épistolaire (dommage que sa fréquence se réduise, même si je vous sais peu désoeuvrée..).
    Je ne sais pas ce que c’est que d’être une femme dans un monde où le travail favorise à l’évidence les hommes.
    J’ai néanmoins conscience du caratère discriminatoire de la vie professionnelle, en faveur des hommes, et cette injustice est encore loin d’être réparée.
    Mais la littérature que vous recommandez, me semble incomplète, tout en ayant ses vertus.
    Elle donne les « outils », méthodes, moyens de se libérer des inhibitions, des conditionnements, et autres interdits dont les femmes sont dépositaires.
    Et en cela, les livres que vous préconisez, sont précieux. Ils l’ont été pour vous, et votre générosité à vouloir les partager, est toute à votre honneur.
    Par contre, je vois dans le discernement auquel ils invitent, quelque chose de plus universel, et pas nécessairement marqué par un bénéfice d’un genre en particulier: apprendre à dire « non », ne pas être déterminé par le regard de l’autre, etc.
    Bref, c’est moins la discrimination qui est à l’origine des problèmes d’altérité, que l’entreprise dans les limites du modèle qu’elle impose à tous.
    Je me demande s’il n’y a pas, dans certains ouvrages, des conseils qui nourrissent un système de valeurs archaïques et mimétiques aux valeurs nourries par l’entreprise (finalement, le « moi » d’abord…).
    L’entreprise a été pensée par des hommes d’un autre temps pour des hommes d’un autre temps.
    Une anecdote: j’avais pris la décision d’opter pour un congés parental lors de la naissance de mon tout dernier.
    A l’occasion d’une réunion importante, un « grand chef à plume » s’inquiétait de mon absence.
    Lorsqu’on lui confia ce qui la motivait, il affirma que c’était incompatible avec les responsabilités majeures d’un dirigeant de filiale, et que j’étais donc un mauvais exemple pour tous les dirigeants…
    Me voilà face à un dilemme:
    – son regard emprunt d’autorité qui m’eut fait douter du bien-fondé de mon choix;
    – le fait d’assumer ce choix au risque de pénaliser ma carrière.
    J’ai démissionné 3 mois plus tard.
    Mais je sais que les valeurs dites « masculines » ne comblent pas complètement les hommes, et que ces derniers souffrent de devoir courir après une performance aussi peu « virile » qu’elle est vaine…

    1. Merc Armand ! Quel plaisir de vous retrouver ici, toujours fidèle au poste (j’avoue que je n’ai pas été très assidue ces derniers mois, mais tout simplement en raison d’un changement d’hébergeur qui m’a bloquée pendant un moment… mais tout est réglé maintenant !)

      Effectivement, la liste n’est pas du tout complète : il s’agit seulement d’une sélection totalement objective des ouvrages qui m’ont été le plus utile mais il y en a certainement d’autres excellents.

      Et effectivement, ce sont des méthodes à utiliser aussi quand on est un homme (la preuve : Cielmonmari lit aussi mes livres !!) mais en réalité, le comportement des hommes au travail est vraiment différent de celui des femmes. QUestion de société et/ou d’éducation, certainement… Il y a effectivement beaucoup de choses à faire pour que l’égalité professionnelle hommes/femmes soit réelle…

    1. Quand tu veux ! (tu l’as déjà lu ??? Il est sorti aux US il y a un moment déjà…
      Je dois aussi finir le HP pour qu’on en parle (ah la la que de lectures en retard…)

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