Under my umbrella (Ella ella eh eh)*

parapluieL’automne est arrivé, amenant avec lui sa dose de grisaille, de pluie et de mauvais temps. Une vraie galère pour celles qui, comme moi, ont les cheveux frisés et redoutent l’humidité (il faut dire qu’il me faut pas moins de 4 heures pour dompter ma redoutable tignasse à grands coups de fer à lisser, et que la moindre trace d’eau me transforme instantanément en caniche…). Bref, je ne sors jamais sans mon parapluie.

L’autre soir donc, j’ai pris le métro. Jusque là, rien de très inhabituel. A l’heure de pointe, évidemment, sinon ce n’est pas amusant… La première rame qui passe est bondée : pas de souci, je prendrai la suivant, quelques minutes plus tard. Et là, rebelote. Je me décide finalement à prendre la troisième coûte que coûte pour ne pas arriver en retard à mon rendez-vous. Il y a un monde fou et j’ai toutes les peines du monde à me faufiler dans le wagon (surtout avec ceux qui n’ont pas compris qui faut avancer au fond pour ne pas empêcher les gens de monter…) : je me fais toute petite, toute plate et me glisse comme je peux vers le milieu de la rame, près de la barre métallique à laquelle je m’accroche toujours comme une moule à son rocher. Certains ne comprennent pas toujours mon empressement à tenir cette foutue barre pleine de microbes, mais sachez que du haut de mon mètres-soixante-virgule-cinq je suis bien incapable de m’accrocher aux poignées du plafond et que la conduite si douce des conducteurs de métro m’a valu un certain nombre de chutes assez désagréables par le passé…

Ce soir-là, je me retrouve donc totalement écrasée entre des travailleurs stressés pressés de rentrer chez eux, des adolescents qui écoutent de la musique très fort dans leurs écouteurs, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux… Un seul point commun : pas un sourire et tout le monde qui tire la tronche à l’idée de se retrouver enfermé dans ce wagon qui pue la sueur. Moi ça va, je tiens le coup (surtout parce que j’écoute des chants de Noël et que « Rudolf the red nosed reindeer » et ses petits grelots me donne toujours le smile). En revanche, c’est vrai qu’on est drôlement serrés. Même que je suis vraiment complètement écrasée par un gros monsieur qui m’empêche de bouger mon bras, qui s’ankylose petit à petit… Vais pas tenir longtemps… J’attends donc que le métro s’arrête pour essayer de trouver une position plus confortable. C’était sans compter ma légendaire maladresse…

Ah, jvous ai pas dit : mon parapluie, c’est une machine de guerre. Fabrication allemande avec des baleines en fibre de carbone qui résistent à un ouragan. Et un bouton magique qui, d’une simple pression, permet au parapluie de s’ouvrir et, théoriquement, de se refermer. Jusqu’à présent, je n’avais pas vraiment conscience que ce fameux bouton était très sensible… En essayant de changer de position, j’ai malencontreusement déclenché le système d’ouverture.  En un quart de seconde, mon parapluie s’est déployé, menaçant de crever les yeux de mes voisins et faisant presque tomber tous les passagers autour de moi. Et évidemment, impossible de le refermer… Je suis donc restée jusqu’à la station suivante, tenant à bout de bras mon parapluie ouvert, sous les regards haineux et les commentaires assez désobligeants des voyageurs (que même les grelots de Rudolf dans mes écouteurs ne suffisaient pas à couvrir).

On dit souvent qu’un moment de gêne est vite passé : personnellement, j’ai trouvé le temps drôlement long…

* Et bien sûr, depuis, j’ai la chanson de Rihanna en tête…

6 pensées sur “Under my umbrella (Ella ella eh eh)*”

      1. Je le sais bien (ô rage -orage … notez l’humour- ô désespoir) c’est pour ça que j’emploie le conditionnel .  » j’eusse aimé que vous m’accompagnassiez sous ce parapluie. Certaines choses resteront du domaine du rêve !

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