Noyeux Joël à tous !

happy_new_yearJ’adore Noël. Pas comme la plupart des gens qui sont juste contents de faire la fête et de recevoir des cadeaux. Non, non, non. Moi, j’ai une véritable passion pour Noël. A tel point que le 26 décembre est pour moi le jour le plus triste de l’année, parce qu’on ne peut pas être plus loin de Noël…  J’aime Noël, son ambiance un peu fébrile, les lumières dans les rues, les douceurs qu’on ne trouve qu’à cette période de l’année (et je ne vais pas vous parler des marrons glacés, dont je raffole et que l’on ne m’offre pourtant jamais !!!!!!), les repas de fête, la messe où j’adore écouter mon père chanter tellement faux « il est né le divin enfant » qu’on dirait qu’il fait la 4ème voix, le Champagne, le foie gras, la crèche, la décoration du sapin.  Pour moi, Noël, ça sent les biscuits à la cannelle, le thé aux épices, le sapin et la bougie au feu de bois (je n’ai malheureusement pas la chance d’avoir une cheminée, alors je trouve des alternatives). Et surtout, je n’imagine pas être loin des gens que j’aime. Je deviens un véritable tyran (mais j’en suis consciente, c’est déjà ça) : je sais combien les Noëls sont difficiles lorsqu’on perd un proche, alors je me dis que tant qu’on a la chance d’être tous là, il faut tout faire pour préserver ces petits moments de bonheur ensemble. Alors quand ma sœur, en octobre, émet l’idée d’être absente le 25 décembre pour partir en vacances, je sors les mouchoirs et utilise la terrible arme de la culpabilité pour l’obliger à être là. Elle finit en général par craquer et prend des billets pour le 25 au soir (ce qui est vraiment très gentil de sa part car voyager après le déjeuner de Noël, ce n’est pas forcément très confortable sur le plan digestif).

Cette année, comme tous les ans, j’ai commencé à écouter des chants de Noël le 2 août (date de mon anniversaire). Si ça ne tenait qu’à moi, j’en écouterais bien sûr toute l’année, mais je me suis fixé comme règle d’attendre cette date précise, tout d’abord parce que mon entourage ne supporte plus les grelots et les « ho ho ho », et ensuite parce qu’ainsi je retrouve le plaisir de les réécouter après m’en être passée pendant des mois (le plaisir est dans l’attente, c’est bien connu…).

Chez nous les Noël se suivent et se ressemblent : c’est important d’avoir des traditions… On a toujours le même menu, les mêmes papillotes au chocolat (avec pétards ! Quand il n’y sont pas, on frôle le drame familial…), le même fouillis de papiers colorés après l’ouverture des cadeaux, la même odeur de pain grillé qui flotte dans l’air. Moi, ma tradition, ce sont les biscuits de Noël : j’ai commencé à en faire il y a 6 ou 7 ans, et petit à petit, ils sont devenus un incontournable de cette fête : dès le début du mois de décembre, tout le monde me passe commande de mes « fameux » biscuits de Noël. Même Amonbeaufils, qui devait faire un dessin de Noël en cours d’art plastique, avait dessiné la boite avec les biscuits. C’est dire si la tradition a pris de l’importante. Depuis un mois, il me tanne pour être sûr que je n’oublierai pas de les faire. Difficile d’oublier, vue la pression qu’il me met. Il faut dire qu’il y tient beaucoup : cette année, il passait Noël chez sa maman et m’a envoyé un message pour me demander ma recette afin d’en faire avec sa mère : vu le nombre d’heures que j’ai passées à trouver l’équilibre parfait entre le sucre, la cannelle et le beurre, j’ai été malheureusement obligée de refuser, en lui expliquant que ma recette était secrète et ne lui serait transmise qu’à ma mort. Ce qui l’a inquiété car « il ne suffit pas de la recette » : nous avons donc convenu que, l’an prochain, nous les ferions ensemble, afin que je puisse lui transmettre le savoir-faire.

Le 23 décembre, donc inutile d’essayer de me joindre : je m’enferme dans la cuisine et, pendant près de 8 heures, je mélange, je pétris, je moule, je cuis, je démoule, je décore, je glace. A la fin de la journée, j’ai mal partout et ma cuisine ressemble à un champ de bataille, mais j’ai mes 200 biscuits de Noël, prêts à être engloutis en quelques secondes. Sans oublier évidemment mes éternels « biscuits zizi », que je m’amuse à glisser tous les ans au milieu de ma production et qui me valent toujours des fous rires mémorables. Cette année, ma sœur les a apportés à ma mère en lui disant « regarde ces jolis petits poissons en biscuits ». « Oh, c’est adorable », a répondu ma mère en se servant.

Cette année, pour la première fois, Amonbeaufils nous a fait un cadeau « acheté avec MON argent de poche ». Cielmonmari et moi avons donc ouvert le paquet et découvert une jolie bougie parfumée. « A côté de chez Maman, il y a un bazar avec plein de choses en soldes : et là, je l’ai payée 4 euros, avec mon argent, hein ! ». J’ai tellement rigolé que ça valait tous les cadeaux du monde (et vu qu’il n’a que 10 euros d’argent de poche par mois, franchement, mettre 40% de son budget dans ce cadeau, c’est énorme).

Mais Amonbeaufils nous a aussi fait un cadeau beaucoup moins chouette : en rentrant de chez sa mère, le lendemain de Noël, alors qu’il était affalé sur le canapé, la tête posée sur ma couverture en fourrure hors-de-prix, Amonbeaufils nous a annoncé qu’il nous avait rapporté quelque chose qui n’allait pas nous faire plaisir : « Maman ne vous a pas dit ? J’ai attrapé des poux ! ». Déjà que je n’aimais pas le 26 décembre, mais là, ça a été le pompon. Surtout la virée en urgence à la pharmacie, les 48 euros de produits et la chasse aux lentes qui a suivi…

Allez, Joyeux Noël…  

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