Miam miam bouffe tout

preservatif

Depuis 3 mois, la famille s’est agrandie. Cielmonmari, Amonbeaufils et moi partageons désormais notre quotidien avec Sacapuce, un adorable cavalier king Charles de cinq mois. Passées les premières semaines qui sont toujours un peu difficiles, le temps que le chiot s’habitue à sa nouvelle famille (et vice-versa… Je ne compte plus les rouleaux de Sopalin et les paquets de lingettes que j’ai utilisés pour nettoyer les « petits accidents » que Sacapuce semait allègrement dans le salon, la cuisine, le couloir, la salle à manger, à nouveau le salon, etc.), les choses ont fini par se mettre en place, et force est de constater que Sacapuce est bien plus sage, gentil et intelligent que feu-Choupette (qui restera pour toujours malgré tout mon chien adoré…). Il y a toutefois une petite manie dont Sacapuce n’arrive pas à se défaire : dès qu’il met le bout du museau dehors, il attrape tout ce qu’il trouve.

Alors qu’à son arrivée, Sacapuce détestait quitter l’appartement (ce qui me valait de grands moments de solitude lorsqu’il s’allongeait sur le trottoir, de tout son long, refusant catégoriquement d’avancer et que les passants – qui adorent se mêler de ce qui ne les regarde pas – venaient m’expliquer que je martyrisais mon chien, que ce n’était pas bien ce que je faisais là et que ce pauvre toutou était épuisé parce que je l’obligeais à marcher… Bande de §%£$@ !!!!!), les choses sont bien différentes dorénavant. Sacapuce a bien compris que la rue était un immense terrain de jeu, plein de nouvelles odeurs (et pas toujours les plus ragoûtantes), de rencontres, de copains à qui renifler le derrière… et de mille choses à découvrir. Et la passion de Sacapuce, c’est de mâchouiller des trucs. A la maison, évidemment, Sacapuce n’a pas le droit de manger les meubles, les jouets d’Amonbeaufils ni ce qu’il lui tombe sous la dent. Je fais très attention, mais on n’est jamais à l’abri d’un accident : c’est ainsi que j’ai découvert un matin, en ramassant le petit popo de Sacapuce (oui, je ramasse. Et vu l’état du trottoir devant chez nous, je pense que je suis la seule du quartier !), que ce petit malin avait réussi à déjouer notre vigilance et à manger un ballon baudruche rouge, que j’ai retrouvé en intégralité (nœud compris – dégonflé, évidemment) mélangé aux déjections de mon chien (si vous êtes en train de déjeuner, je vous souhaite un excellent appétit – même si ça ne se dit pas).

La moindre promenade devient prétexte à ramasser tout ce qu’il trouve : Sacapuce est un grand adepte des chewing-gums, qu’il mâchouille longuement, mais également un amateur de bouts de plastique, de trognons de pomme, de débris de verre (!!!), d’épluchures de clémentine, de mégots de cigarette, de feuilles et branches diverses… Autant dire que, vu l’état de propreté des rues de Paris depuis quelques mois, je passe une bonne partie des promenades la main dans la gueule de Sacapuce à essayer de récupérer ce qu’il est en train de manger.

Mais l’autre soir, je n’ai pas été très vigilante.

Il était tard, il faisait nuit et froid. J’avais hâte d’en finir avec cette balade : j’étais bien emmitouflée sous quatre épaisseurs de doudoune, la capuche en fourrure visée sur la tête, que j’avais ailleurs. Après une quinzaine de minutes, un long pipi fumant et une demi-douzaine de tentatives infructueuses pour attraper tout ce qui lui passait à portée de pattes, Sacapuce décide qu’il en a assez et tire sur sa laisse pour rentrer à la maison. Pour mon plus grand bonheur.

Une fois arrivé dans la chaleur de l’appartement, Sacapuce file dans son panier pendant que je me dirige vers la cuisine pour me préparer un petit pisse-mémé. Après une dizaine de minutes, je sens que quelque chose ne va pas : jamais Sacapuce ne resterait aussi silencieux et sage pendant si longtemps. Je me précipite dans le salon : effectivement, je le vois confortablement installé sur son coussin, en train de mâcher consciencieusement un objet qu’il avait dû rapporter de l’extérieur, comme cela était déjà arrivé auparavant. Je fonce vers sa gueule pour lui arracher des crocs l’objet du délit… et découvre avec horreur qu’il s’agit d’une capote. Usagée. Pleine.

Voilà voilà…

Mention spéciale au fabricant, dont la qualité de ses produits est faite, le latex ayant (Dieu merci !) résisté à la redoutable mâchoire et aux dents acérées d’un chiot de 5 mois…              

2 pensées sur “Miam miam bouffe tout”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *