Petites misères d’une future mère (aka : la grossesse, c’est l’enfer)

J’vous ai pas dit ? D’ici quelques jours, je vais avoir un bébé. Enfin, j’espère… Après avoir passé des mois clouée au lit pour éviter qu’il n’arrive trop tôt, il semblerait que ce petit gros (vue sa taille…) coquin ait décidé que finalement le logement est agréable (eau à 37°, calme, absence de vis-à-vis, propriétaire des lieux très accueillante) et qu’il pourrait en profiter jusqu’au bout. Voire plus. Ce qui n’est clairement pas pour me réjouir, d’une part parce que l’idée d’accoucher de Bouddha n’est pas forcément très réjouissante, mais surtout parce que supporter encore un mois dans cet état me parait totalement insurmontable. Oui, bien sûr, je me doutais qu’attendre un bébé entraînerait pas mal de changements, mais j’avoue que je n’étais pas du tout préparée à certaines situations. Comme tout le monde, j’avais vu le sketch de Florence Foresti, qui parlait des gros seins et des beaux cheveux, mais personne ne m’avait parlé du reste…

Ces petits désagréments dont on ne dit rien. Et pourtant, ils vont rapidement prendre beaucoup de place dans votre vie de future maman. Je pensais naïvement que je pourrais ressembler à ces femmes enceintes trop belles qu’on voit sur Instagram ou dans les magazines, celles qui sont super bien lookées et maquillées, vont au yoga prénatal, font du sport jusqu’au bout, ont toujours l’air d’être folles de bonheur et portent des escarpins de 12 cm jusqu’à la veille de leur accouchement. A toutes ces femmes qui nous laissent croire que la grossesse est la plus belle période de la vie d’une femme, je dis « vous z’êtes rien que des grosses menteuses ». On devrait les attaquer pour publicité mensongère. Parce que la grossesse, c’est surtout plein de petites misères dont on n’ose pas toujours parler.

Galère #1 : tu pisses tout le temps

Ok, je ne vous apprends rien. Toutes les femmes enceintes se plaignent d’aller faire pipi toutes les cinq minutes. Mais ce qu’on ne te dit pas, c’est que ta vessie semble perdre toute autonomie et que tu risques rapidement de découvrir les joies du « petit accident » d’incontinence. Ah, j’vous ai pas dit, aujourd’hui pas de glamour : on se dit les choses franchement. Oui, quand tu es enceinte, tu as parfois du mal à te retenir : en plus de tes multiples aller-retour aux WC dès que tu as le malheur de boire un verre d’eau (et encore, parfois je me demande si je ne pisse pas plus que ce que je bois…), tu te pisses dessus quand tu ris, quand tu te baisses, quand tu te lèves ou quand tu éternues (un vrai bonheur pour celles qui, comment moi, ont le rhume des foins et peuvent avoir jusqu’à 10 éternuements à la suite. Youpi, bonheur).

Galère #2 : tu ne chies plus

Si la grossesse multiplie par 10 000 l’envie de faire pipi, c’est tout le contraire pour la grosse commission. Tu as beau te nourrir, rien ne sort. Que dalle. Nada. Problème : au bout d’un moment, tu as super mal au ventre et tu ne penses qu’à ça. Mais tout le monde te dit : « il faut laisser venir, sinon tu vas avoir des hémorroïdes » (je vous souhaite bien sûr un excellent appétit – même si ça ne se dit pas – si vous êtes à table). Un mot super flippant qu’on n’ose pas trop prononcer tellement il est peu ragoûtant. Alors tu prends ton mal en patience et tu essaies de trouver des solutions alternatives à base de légumes, de céréales dégueulasses pleines de fibres, de trucs achetés au magasin bio… Et quand par miracle tu arrives à tes fins, tu es tellement heureuse que tu aurais presque envie d’en faire un statut Facebook pour faire partager ta joie au monde entier. Pour ma part, un jour, en rentrant d’un déjeuner avec une copine, je suis passée devant un restaurant au nom évocateur : le « Transit ». J’avoue, j’ai versé une petite larme dans la rue en repensant à cette époque désormais révolue où justement, j’en avais un…

Galère #3 : tu deviens une usine à gaz

Tout ça, c’est la faute aux hormones. De toutes façons, tout ce qui t’arrive pendant cette merveilleuse période de ta vie qu’est la grossesse, c’est à cause d’elles. Tu peux les blâmer autant que tu veux, ça ne changera rien : on ne contrôle pas. Notamment la progestérone, cette petite salope d’hormone produite par l’organisme et qui cause le relâchement des muscles, dont ceux de l’intestins. Avec pour résultat immédiat de ralentir le transit (cf galère #2) et de favoriser les gaz dans l’estomac. A toi la sensation de ballonnements, les flatulences, les pets. Tout un florilège raffiné dont tu n’oses pas trop parler mais qui va désormais faire partie intégrante de ton quotidien. Jour et nuit. A force de me sentir énorme et prête à exploser à la moindre étincelle, j’ai fini par m’auto-surnommer Butagaz.

Galère #4 : ton ventre devient le centre de toutes les attentions

D’où vient cette manie de toucher le ventre des femmes enceintes ? Perso, je ne comprends pas. A croire qu’un énorme bide fait sur les autres autant d’effet qu’une grosse barbe à papa sur un enfant de trois ans… Tu t’imagines croiser dans la rue un vieux pote de promo perdu de vue depuis 15 ans et, en remarquant qu’il a pris du ventre en vieillissant, lui tapoter tranquillement en le félicitant pour cette belle nouvelle ? Bah moi non plus. Je ne compte plus le nombre de personnes qui, en voyant mon ventre, tendaient la main pour le toucher. Comme on touche le pompon d’un marin pour se porter chance. J’y ai même eu droit pendant un enterrement, par une vieille tante que je n’avais pas dû voir plus de trois fois dans ma vie. Et je me suis retenue de la frapper (on était dans une église…). De la même manière, pendant des mois, on ne me demandait plus « comment vas-tu ? » mais « comment va ton bidon ? ». Passons sur le fait que je déteste les petits noms ridicules (ce n’est pas un bidon, mais un ventre…), mais surtout, quelle désagréable sensation que celle d’être résumée à la seule partie de votre anatomie qui semble désormais digne d’intérêt pour les autres… Merci, mon ventre va bien, et ce qu’il y a autour aussi !

Galère #5 : tes muqueuses s’épaississent

Au début de ma grossesse, j’ai attrapé une sinusite. Tu sais, cette infection des sinus qui fait que tu as des maux de têtes atroces, des douleurs dans tout le visage et l’envie de te taper la tête sur les murs pour que ça cesse (et là, c’est dans le meilleur des cas : dois-je vous rappeler la fois où ça a dégénéré et où j’ai été sourde pendant des semaines après avoir saigné des oreilles ? #traumatisme). Une infection qui se soigne en général avec un lourd traitement antibiotique (sauf quand tu es enceinte, évidemment, puisque tu n’as plus droit aux médicaments. Sauf au Doliprane et au Spasfon. Autant dire que ça revient à soigner un cancer avec du sucre en poudre… Mais ne nous attardons pas). Bref, j’ai vu l’orl pour mes sinus et j’en ai profité pour lui expliquer que je saignais tout le temps du nez. « C’est tout à fait normal, m’a-t-il répondu dans un rire que j’ai trouvé particulièrement sadique. Pendant la grossesse, toutes vos muqueuses gonflent. Attendez un peu le dernier trimestre… » Et effectivement, au bout d’un moment, tes gencives saignent, ton nez aussi et tu te mets à ronfler comme un porc, parce que ta gorge est gonflée et que tu es obligée de dormir sur le dos, rapport à cet énorme bide qui t’empêche de te mettre à plat ventre.

Galère #6 : tu n’as plus accès à la partie basse de ton corps

Je me suis parfois demandé comment des hommes vraiment obèses réussissaient à accéder à leur pénis sans le voir (je sais, parfois, avec mes copines, on a des discussions bizarres). Et bien maintenant, je commence à comprendre. Quand tu es enceinte, ton ventre prend tellement de place que certaines zones subventrales (??) te sont totalement inaccessibles. Certes, c’est temporaire (du moins je l’espère…) mais c’est assez désagréable. Plus tu avances dans ta grossesse, plus certains gestes du quotidien deviennent compliqués, voire impossibles, à accomplir. Enfiler seule ses chaussures et faire ses lacets ? Lol. Retirer ses chaussettes avec un semblant de dignité ? Mwarf. Se vernir les ongles des pieds ? N’y pense même pas. Et je ne vous parle même pas de s’épiler le maillot : qu’est-ce-ce que tu t’amuses quand tu n’as pas de visibilité et que tu dois utiliser un petit miroir pour accéder tant bien que mal à cette zone. Grands moments de solitude assurés. Sans oublier qu’il est quasiment impossible de se baisser pour ramasser un objet tombé au sol. Tu deviens alors la reine du « en ai-je vraiment besoin, là, maintenant, tout de suite ? ». Quand tu fais tomber ton portable, tu te dis que tu vas faire l’effort de le récupérer. Quand c’est juste un stylo ou la télécommande de la télévision pendant que tu zappes, tu te dis que c’est pas grave, et que regarder « Les feux de l’amour » sera moins difficile que te baisser. C’est dire dans quel état tu es.

Galère #7 : tout le monde t’emmerde avec des questions très indiscrètes (et te juge)

« Et tu comptes l’allaiter ? ». « Non ». « Quoi ? Mais pourquoi ? Tu devrais. C’est bien mieux pour le bébé. Il sera moins malade. C’est important, tu n’as pas le droit de le priver de ça… » Je ne sais pas quel est le problème des autres femmes avec l’allaitement (c’est une question apparemment très féminine, puisqu’à ce jour aucun homme ne m’a encore demandé si je comptais donner le sein à mon enfant) mais il semblerait que la question de savoir si je vais allaiter est au centre de toutes les préoccupations. Et quand j’ose expliquer qu’il n’en est pas question, j’ai presque systématiquement droit à un sermon bien senti, digne des membres de la Leche League (pour ceux qui ne connaitraient pas cette association, il s’agit en gros de la réunion des ayatollah de l’allaitement). Un peu comme si j’étais en train d’expliquer que j’allais abandonner cet enfant  dans une voiture en plein soleil et le laisser mourir de faim. Je ne me formalise même pas de ces intrusions assez indiscrètes tellement je m’y suis habituée. Parmi les questions assez désobligeantes auxquelles j’ai eu droit (et Dieu sait s’il y en a eu…), on a même osé me demander « mais tu es contente quand même ? » (juste parce que j’avais eu le toupet de dire que la grossesse était pour moi la pire période de ma vie. Comme une grosse gastro qui durerait 9 mois…), « Et tu n’aimes pas le sentir bouger ? » (oui, ça me rassure de savoir qu’il est en vie mais à choisir, je préfère ne pas avoir la sensation assez bizarre qu’un alien vit dans mon ventre), et ma préférée, « mais tu vas l’aimer ce bébé, tu penses ? » (les gens sont d’une connerie parfois…).

Galère #8 : le Syndrome du Neurone Unique

Ce qui a été le plus difficile pour moi, pendant les six premiers mois, c’est l’impression d’être devenue débile. Alors que je suis plutôt quelqu’un d’organisé qui oublie assez peu les choses, j’étais devenue incapable de me rappeler quoi que ce soit et oubliais systématiquement ce qu’on me disait. Apparemment, c’est fréquent et on appelle ça le SNU (Syndrome du Neurone Unique). Drôlement pratique, surtout à une période où il faut penser à plein de choses (genre t’inscrire à la maternité au premier mois de grossesse, sinon tant pis pour ta gueule !). Je passais donc mon temps à faire des listes de trucs à faire, que je mettais bien en évidence pour ne pas oublier de les consulter. J’ai perdu plusieurs parapluies et sacs dans le bus. J’ai raté des rendez-vous, j’ai oublié mon portefeuille en allant faire mes courses, j’ai laissé ma carte vitale dans des tas de pharmacies. L’enfer. Une fois même, alors que j’étais invitée par une amie à aller au théâtre voir un super spectacle, je suis partie de chez moi, j’ai fait le changement de métro et suis rentrée machinalement à la maison. Ce n’est qu’une fois arrivée devant ma porte que j’ai réalisé que j’avais complètement oublié la raison de ma sortie…

Bon, je crois que je vais en rester là. Bien qu’on pourrait écrire un livre entier sur le sujet… En attendant, je me dis que je suis passée par tout ça et que c’est bientôt la fin… Et puis au moins, quand bébé sera né et qu’il sera devenu un grand ado boutonneux et chiant (triple pléonasme), je pourrai au moins le faire culpabiliser en lui racontant tout ce que j’ai subi pour lui donner la vie. Mère indigne moi ? Meuh non…

20 pensées sur “Petites misères d’une future mère (aka : la grossesse, c’est l’enfer)”

  1. Beaucoup d’observations justes, en particulier sur les indiscrétions et les importuns. (ARRRGH rétrospectif !) On pourrait aussi y rajouter les gynécos hospitaliers, sale engeance de brutes, au mieux vulgaires, au pire sadiques, en tous cas ayant totalement oubliés le peu de cours d’éthiques qu’ils auraient pu avoir. J’apporterais toutefois une nuance sur les sensations : elles sont personnelles et différentes pour chacune. On les éprouve peut-être pour sa première grossesse, si on est particulièrement chouchoutée. Et tant mieux, merci à l’entourage ! On peut alors se laisser aller à se regarder le nombril : il est vrai qu’il est particulièrement proéminent, juste là sous son nez. Mais ensuite, on vous demandera d’assurer. Partout, toujours, de minuit à minuit et de janvier à décembre, et même si on est à nouveau enceinte. Et de toute manière, ce qu’on fait, on le fait mal, c’est le bon Dr Freud qui le dit (et qui a toujours raison, même au XXIeme siècle). Moi, j’dis ça, hein… Ce qui n’est en revanche jamais dit dans les sites spécialisés, c’est qu’on prend une pointure à chaque grossesse : + 10 kg pendant quelques temps = affaissement de la voûte plantaire = pieds qui s’étalent comme des flaques. bref, la grossesse, ça casse les pieds.

    1. J’avoue que je n’ai pas eu à affronter le personnel hospitalier désagréable : j’ai plutôt eu de la chance… En revanche, je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils me disaient avec tout ce jargon médical… Pour les chaussures, ça n’a pas été un problème vu que dans mon lit je n’en porte pas 🙂

  2. haaa !! je comprends mieux pourquoi il y avait « silence radio » depuis quelques temps !!! 😉
    Je vous souhaite, à tous les 3, plein de bonheur avec ce petit bout qui va arriver. De gros gros bisous miss !!!

    1. Merci ! Effectivement, pas facile d’écrire allongée (et surtout, il ne m’arrivait RIEN DU TOUT…)
      Mais ça devrait changer (d’un autre côté, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup le temps de me poser devant mon ordi quand il sera là, mais je ferai de mon mieux !!)

  3. Si je puis me permettre : personnellement, la grossesse ca a tjs été comme sur des roulettes jusqu’à la fin…. C’est après ma première césarienne que je suis tombée de l’armoire.

    J’attends avec impatience ton post qui viendra parler de ces moments intimes avec son corps. Honnêtement, les pleurs du bébé et la fatigue morale, ca a été peanuts pour moi comparé à l’état de délabrement de mon corps après la césarienne. Etat de délabrement auquel je ne m’attendais absolument pas… et je n’avais absolument rien cherché sur Internet sur l’état post-accouchement…. je pensais qu’on en sortait comme on y entrait, un gros ventre en moins et un bébé en plus……..

    Pour la césarienne et pour en avoir eu deux, oui, la douleur peut être impressionnante après une césarienne mais oui aussi il y a surtout plein de médicaments à disposition pour te permettre de faire passer ta césarienne comme une lettre à la poste – vraiment- et faut les demander .. J’avais pas compris que l’anesthésie de ma première césarienne aurait pu être plus forte… le chirurgien m’a dit qu’on peut apprécier de sentir l’extraction… perso j’ai détesté et pour la seconde césarienne j’ai dit que je ne voulais absolument rien sentir… et ils ont fait en sorte que je ne sente rien… ..pensée émue pour le TAP BLOCK que j’ai aussi obtenu pour ma seconde césarienne après l’extraction du bébé après avoir expliqué que j’avais pas mal douillé pour la première et que je ne comprenais pas comment mes copines qui ont accouché à La Muette et à l’Hôpital Américain avaient pu se balader sans pb après leur césarienne… et là, l’anesthésiste m’a dit « TAP BLOCK » (magique, magique, magique… Franchement ca a fait de ma 2nde césarienne un très joli souvenir, sans douleurs post-opératoires trop importantes). Et pour mes deux césariennes, voir la frimousse du bébé a été à chaque fois magique.

    Sur la déliquescence du corps après l’accouchement : je te laisse prendre connaissance de ce blog : l’épisode du foie de veau est assez intéressant : http://www.girlsandgeeks.com/2012/03/01/lepisode-du-foie-de-veau/. J’aurais aimé le lire avant mon 1er accouchement.

    Sinon j’ai eu le bonheur d’avoir pendant 20 jours après ma 1ère césarienne des crampes au colon assez atroces qui rendaient tout passage aux toilettes pour la grosse commission abominable (–> petit truc : pour la second césarienne, j’ai pris du FORLAX pour ramollir les selles 10 jours avant la date prévue d’accouchement + je suis partie à l’hôpital avec mes 6 bouteilles d’hépar et je suis rentrée à la maison avec mon attirail pour tout ramollir… ben franchement, j’ai beaucoup moins morflé….).

    J’ai eu aussi le bonheur de constater après mon 1er accouchement que j’avais une diastasis des grands droits (en gros, les abdo s’étaient écartés et avaient du mal à se remettre en place et ce alors même que mon ventre était resté tout petit pendant la grossesse….et les kiné m’ont confirmé qu’il n’y avait aucun rapport avec la taille du ventre et la diastasis… j’ai pas mal bossé les abdos pour rapprocher mes grands droits… en ayant la trouille que ca empire après une seconde grossesse… mais pour la seconde grossesse, alors que mon ventre était bien plus gros, j’ai rien eu… Comme quoi.

    Bref, de mon point de vue, c’est important de se préparer à l’après (ie le délabrement du corps) car y a plein de trucs qui existent pour vraiment faciliter l’après. Je suis allée à mon premier accouchement la fleur au fusil, sans y avoir réfléchi … ben pour la 2ème fois, je n’ai pas commis la même boulette.

  4. Toujours un plaisir de te lire très chère Madeleine ! Tu m’as beaucoup fait rire ???? ma femme vivant les mêmes choses en simultanées que c’est encore plus drôle ! Belle prose ????

  5. Les sensations diffèrent pour chaque femme pendant la grossesse, mais ça permet de se dire aussi « ouf, j’ai échappé à cela ! »
    Galères #1 et 2 : pas connues par exemple. Mais des échos eus à droite à gauche, si on a déjà une petite vessie avant la grossesse, ces neufs mois deviennent un enfer.
    La #1, je la connais depuis l’accouchement : penser à contracter son périnée avant d’éternuer n’est pas encore totalement un réflexe.

    Galère #3: je pète déjà beaucoup au quotidien, ça n’a rien changé !!!! 😀

    Galère #6: je ne te propose donc pas de faire des massages du périnée pour l’assouplir avant l’accouchement ? 0:-) Je l’ai fait, c’était épuisant : mes bras étaient trop courts. J’ai très vite abandonné les lacets, mais mettre mes mi-bas de contention devenait assez sportif sur la fin.

    Galère #7 : l’allaitement. Oui, tout le monde pose la question, mais ça te prépare à l’APRES (encore qu’en France, je trouve qu’on est assez tolérant sur le lait artificiel, merci le lobby laitier). Quand bébé sera né, la première question qu’on te posera : « il/elle fait ses nuits ? » La mienne a ~9mois, on continue de nous la poser. J’en peux plus.

    Galère #8: profite, pendant la grossesse, il te reste un neurone. Après l’accouchement et la reprise du travail, tu n’en as plus du tout. Et plus d’excuse à sortir en plus. Je soupçonne la charge mentale dont a beaucoup parlé ces derniers jours de mon absence de mémoire.

    Mais à part ces petits désagréments, c’est chouette d’être parent 😀 Et je préfère ça à la grossesse. Et oui, tu as parfaitement le droit de détester être enceinte, selon les personnes cela peut être l’extase ou l’enfer. MAIS il ne faut pas hésiter à le dire, pour soulager les personnes qui le vivent mal, car persuadées que ce doit être une période d’épanouissement.

  6. Je n’ai pas d’enfant, je ne peux pas en avoir et de toute façon je ne suis pas certaine que j’en aurais voulus, et lorsque je te lis, je me dis que ouf au moins j’échappe à ça ^^
    Même si je me doutes qu’il doit y avoir de bons côtés, mais ce doit surtout être après l’accouchement, ou du moins, après les premiers mois, lorsque bébé commence à faire ses nuits 😉
    Bon courage pour ce dernier mois (peut-être moins, qui sait ? ou plus, ça arrive parfois).
    En tout cas, comme je supposes que ton mari et toi avez désiré cette enfant, je vous adresse toutes mes félicitations. et je vous souhaite beaucoup de bonheur avec ce petit être en plus dans la famille.
    J’ai hâte de lire tes billets racontant ta nouvelle vie de maman en plus de celle d’épouse et belle-mère.
    Je ne connais pas ton beau-fils mais d’après ce que tu nous racontes de lui, je penses qu’il doit être assez heureux de ce futur rôle de grand-frère.

    1. Merci pour ton message ! POur la réaction d’Amonbeaufils, je pense qu’elle mérite à elle seule un article de blog (ça devrait venir un peu plus tard, quand tout cela aura été un peu digéré… Même s’il a fini par se faire à l’idée, ça va quand même lui faire un grand changement dans sa vie !)

  7. Bonsoir
    Je comprends maintenant le mutisme de ton blog ;))
    Tout d’abord félicitations! Malgré tous ces déboires cela reste une belle aventure que d’etre Parent … Enfin on dit a posteriori car sur le moment on doit endurer des petits tracas qui sur le moment sont assez déprimants.
    Perso je suis maman de 2 ados donc c’est une autre histoire…. Ce sera certainement l’objet d’ autres posts sur ton blog …;))

    Je compatis pour cette grossesse délicate. Perso, je n’ai pas particulièrement aimé être enceinte. C’était comme d’avoir tous les effets secondaires après une prise de médoc…. Vraiment pas fun…
    Tu ne parles pas des nausées. Ce fut pour moi mon plus grand calvaire… Une horreur !! Car ce ne fut pas que des nausées….

    Heureusement vient le moment de la délivrance et le plaisir de faire enfin connaissance avec son bébé.

    Par contre tu n’en as pas fini avec les hormones… Entre les nuits difficiles des premiers mois et ses débuts en tant que jeune maman, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide et savoir être bien entourée pour faire des pauses. Les premières semaines sont usantes.
    Mais tu nous diras n’est ce pas ? ;)) entre deux biberons…

    Bon courage pour cette dernière ligne droite.
    Bises
    Emma

  8. Quel bonheur de te lire!
    D’abord, félicitations!! J’ai maintenant hâte de lire tes aventures de jeune mère!

    Personnellement, deux grossesses, une très cool, et une horriblement loooongue (alors qu’à priori 39 semaines chacune)… avec tous les désagréments possibles.
    J’ai hâte de savoir comment se passera la naissance (la délivrance porte très bien son nom). On hésite tjs un peu à raconter son expérience à une femme sur le point d’accoucher (on va pas en rajouter niveau appréhension : en général elle a déjà tout ce qu’il faut) mais une fois que ce sera fait, en parlant avec ses copines, on s’aperçoit que les accouchements de rêve sont rares et aussi énervants que ces grognasses en talons aiguilles à 8 mois de grossessse qui sortent de la maternité avec une silhouette de jeune fille ou ces bébés qui font leurs nuits à 3 semaines (oublie: c’est un concept).

    Bref, vivement la suite ????

  9. J’ai détesté mes grossesses – pourtant faciles – mais j’aime infiniment mes enfants !!!
    J’ai eu beaucoup de mal, encore plus avec la 2ème, à vivre avec un alien locataire, et l’accouchement a vraiment été une délivrance !
    Bon, la fatigue post-natale a été flippante aussi, mais au moins, mon corps m’appartenait à nouveau !
    Je te souhaite que ce soit bientôt le cas !
    A bientôt chère Madeleine !

    1. Ca fait du bien d’entendre que tout le monde n’adore pas ses grossesses : je me sens moins seule (et finalement, je réalise que celles qui adorent sont très rares !!)
      Quant à la fatigue post naissance, je n’appréhende même pas (vu que je ne dors plus depuis des semaines, ça ne va pas trop me changer. Au moins je saurai quoi faire pendant mes insomnies à la place d’écouter la radio !!!)

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