Alone in London…

Me voici enfin au boulot… Enfin, c’est un bien grand mot : je n’ai rien à faire (vous remarquerez que j’ai trouvé le «à». J’en profite pour faire toutes mes formalités, et croyez moi, ce n’est pas du gâteau…

J’ai emménagé dans une grande maison à Baker Street : nous sommes plus de 25 colocs !!! C’est vraiment très amusant et ça m’a permis de rencontrer déjà plein de gens (en fait, il n’y a que des françaises avec moi : il semble que le landlord ait un petit faible pour elles !!!

Coté mobilier, ce n’est pas la panacée : mon lit est horrible et je sens d’énormes ressorts dans mon matelas !!! Et je ne parle même pas de l’hygiène : c’est vraiment pas le top… Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas très « roots » mais franchement, je m’étonne !!! Je trouve que je m’en sors très bien ( mais je ne rêve que d’une chose : un salon propre, un frigo et des placards sans cette odeur de graillon incrustée, et surtout une douche dans laquelle je ne trouverais pas une touche de poils grosse comme mon poimg…). Heureusement que les filles sont super, sinon, ce serait un peu dur !!! Je vais donc vivre « à la dure » pendant un mois, le temps de me faire des amis, et ensuite, migrer dans un mignon petit studio tout propre (j’ai déjà commencé mes recherches) !!!

Au passage, merci à tous pour vos gentils mails et sms… J’ai de gros problèmes avec mon ordinateur et je ne peux pas me connecter à Internet de chez moi (et pas un informaticien dans les parages : tout le mode bosse dans la banque) mais dès que je serai connectée, je pourrai parler sur msn et Skype (me suis acheté un trop beau casque micro : ce serait trop bête de ne pas pouvoir l’utiliser !!!)

Bon, je vais retourner à mon non-travail et déjeuner (petit détail : à Londres, on ne prend pas vraiment de pause déjeuner avec ses collègues… Rentabilité oblige, on mange de la merde devant son ordi ! Le premier jour, je ne savais pas et le restaurant d’entreprise est so awful que je n’ai pas déjeuné… Au moins, je vais faire des économies sur la bouffe !!!)

Quand je pense que je suis à Londres depuis une semaine déjà : pas vu le temps passer !!! Et je rentre dans un mois…

NB : pour ceux qui auraient envie de venir me voir, pas de problème, mais arriver avec une bouteille de vin, du vinaigre balsamique (ici, ça vaut 500 francs le litre…) et un paquet de Kinder Schoko-bons  serait de bon ton… A bon entendeur…   

From a cyber cafe in London…

Je prends  quelques minutes de mon precieux temps pour vous donner quelques nouvelles fraiches du front… Je suis dans un  cyber cafe pres de Baron’s Court : l’horreur, les anglais n’ont pas les memes claviers que nous (oui, je decouvre… et il n’y a pas d’accent !!! Ah, ces anglo saxons…)

Bref, je sors de mon premier jour de boulot : pour la faire courte, je dirais que je suis assez contente… Deja, mon boss est adorable et… FRANCAIS !!!! Ca m’a fait du bien d’avoir un compatriote pour commencer la journee ! Et tout le monde a ete adorable : comme cette semaine tout le monde est en seminaire, je n4ai pas grand chose a (desolee, je ne trouve pas le  »A"" avec un accent) faire, on me laisse tout le temps aue je veux pour faire mon installation… C’est assez chouette, non ?

Sinon, le moral est bon, mais j’attends que Charlotte s’en aille pour savoir si ca va vraiment (je connais zero personne dans cette ville, alors forcement j’apprehende un peu)

Je file, mon temps de connection va expirer…

Premiers pas à Londres

Par le plus grand des miracles, j’ai réussi à rentrer à peu près toute ma penderie dans trois sacs (quand on sait que l’un d’entre eux est exclusivement rempli de chaussures, on peut facilement imaginer que je suis assez fière de n’avoir que 3 sacs !!!), papa nous a emmenées Charlotte et moi à la gare, on était en avance, bref, tout commençait parfaitement… Nous voilà devant la porte d’embarquement (petite info pratique pour ceux qui, comme moi, sont novices en Eurostar, traverser la Manche en train, c’est un peu comme prendre l’avion : on passe la douane, on vérifie les bagages… il faut donc s’enregistrer au moins 20 minutes avant le départ) : Charlotte ouvre son sac pour prendre les billets… Et là, GROSSE PANIQUE à bord : pas de billets… Charlotte est partie en courant chez elle pour les récupérer, pendant que j’attendais avec les bagages (une vraie caravane Pacouli sur pattes !!!). Mais le problème, c’est qu’il était trop tard : Charlotte n’aurait pas le temps de faire l’aller-retour… Que faire ??? Heureusement, elle avait eu la bonne idée de noter les références de la réservation et nous avons pu faire faire des duplicata juste à temps (enfin, ça a été limite : on est tombées, au guichet, sur une idiote finie qui tapait aussi vite qu’un enfant de 4 ans et qui a failli nous faire rater le train). Finalement, nous avons pu prendre l’Eurostar comme prévu, mais que d’émotions (au moins, je me souviendrai toujours de mon départ pour Londres !!!). Après un voyage « very nice », nous avons pris un taxi pour aller chercher Rosalye, la logeuse chez qui Charlotte a passé 6 mois : c’est une vraie anglaise, dans une maison typique… On se croirait dans une boite de bonbons et nous sommes accueillies comme des princesses (Rosalye est incroyable : elle déborde de joie de vivre et d’énergie, elle est vraiment géniale…). Nous sommes allées nous promener un peu vers Picadilly, Covent garden, China Town… Juste le temps d’acheter un portable anglais (oui, je sais, je ne peux pas vivre sans mon mobile phone…), de prendre un verre dans un pub (tradition locale : déroger à la coutume aurait été un crime de lèse-majesté) et de dîner, direction les bras de Morphée… Jeudi, une mission, et une seule : trouver un appartement. Sur le papier, ça a l’air facile, mais en vrai, c’est très compliqué… Je ne peux pas compter sur mes deux mains le nombre d’agences immobilières que nous avons contactées et pas une ne proposait de colocation !!! J’ai même visité une maison géniale, très propre, très bien située, mais ma « coloc » me faisait flipper : c’était une architecte (jusque là, rien d’inquiétant) de 40 ans qui était visiblement complètement tarée et maniaque. En gros, je payais un loyer et j’avais le droit de rester dans ma chambre, de prendre des douches et de déjeuner dans la cuisine. Pas d’amis, pas de bruit, pas de vie… En y réfléchissant bien, les seules personnes qui restent dans leurs chambres tout le temps et n’en sortent que pour des besoins strictement naturels sont les prisonniers et les moines : j’ai préféré décliner cette offre (en plus, je devais m’engager pour 6 mois, fournir une lettre de mon ancien employé disant que j’ai bon caractère et plein d’autres documents, c’est limite si je ne devais pas fournir un extrait de casier judiciaire et une analyse d’urine pour recherche de drogues). Finalement, j’ai trouvé une solution provisoire : je suis dans une grande maison que je partage avec 27 autres personnes… Oui, je sais, ça fait beaucoup de monde : au moins, je pourrai rencontrer plein de gens !!!! Et puis, maintenant que j’ai un endroit où dormir (être sdf n’est pas ma situation préférée…), je vais pouvoir rechercher tranquillement un chouette petit appartement, en prenant le temps de visiter et de choisir ce qui me plait (et je ne payerai plus un loyer INDECENT !!!). Bon, je commence à me rendre compte que les premières semaines vont être difficiles : mon loyer est exorbitant et je paye 175 livres (soit plus de 250 euros par mois) en transport (le métro londonien… je vous en parlerai une autre fois) : bon, je mangerai des pâtes ! Après cette folle journée, nous sommes allées dîner chez un ami de Charlotte : très bonne soirée, qui nous a un peu changé les idées, car toutes ces formalités, c’est très chiant… Et aujourd’hui, je suis allée jusqu’à Uxbridge (à Pétaouchnok) où je vais travailler, pour signer pour contrat avec l’agence de recrutement. Voilà, j’au un toit et un boulot : impossible de reculer maintenant !!!

Ca y est c’est le grand jour…

Bon, voilà, ça y est : je pars dans une demie heure… J’avoue, j’ai un peu les chocottes, mais raisonnablement, alors tout va bien !!! Le plus dur va sans doute être de porter mes bagages : j’ai un sac entier rien que pour les chaussures !!!

Pour ceux qui souhaitent absolument me joindre, j’ai conservé mon numéro de portable français mais je ne peux pas répondre au téléphone : merci de n’envoyer que des sms…

Allez, "so long my friends", comme on dit !!!!