Quand la France court à la catastrophe

« Tin tin tinnnnnn tintintin tintin tintinnnnnn : France Info, il est 7 heures… C’est la crise… Récession…. Tout va mal… Crise financière…  Du jamais vu… Lundi noir…. Pas depuis 1929… Forte hausse du chômage… Situation dramatique… Licenciements en série…. »

Voilà la douce rengaine qui me réveille chaque matin. Je sais, c’est angoissant…

Je ne suis pas une spécialiste de l’économie mais j’ai remarqué que quand la situation est vraiment catastrophique, les Français ont besoin de se changer les idées. Et c’est la raison pour laquelle plus ça va mal, plus les humoristes ont le vent en poupe et remplissent les salles. Alors franchement, avec le recul, je me dis qu’avec le succès énorme des Florence Foresti, Gad Elmaleh, et autres membres du Jamel Comedy Club, on aurait dû voir venir la crise. Quand la France est au fond du trou, les Français veulent remuer leurs zygomatiques. CQFD.

Autre phénomène marquant : quand la crise arrive et que les Français ont besoin de légèreté, on voit apparaître de la couleur partout !!! Dans le design (vous n’avez pas vu les nouveaux Ipod Nano Chromatic et leurs couleurs flashy ???!!!), la déco (est-il vraiment nécessaire que je vous parle de D&CO et des superbes coloris utilisés par Valérie Damidot ???) et surtout, la Mode !!!!! Pour l’été prochain (oui, je sais, ça peut paraître loin… Mais ça peut nous donner une idée de la catastrophe qui nous attend : je prefère vous prévenir…), ce sera de la couleur, de la micro mini jupe (aïe, ça ne m’arrange pas trop… dès que je sors la jupette, j’ai l’air d’une sauteuse de corde) du look baby doll, du volant, du noeud-noeud (ça, ça va faire plaisir à une de mes coupines), de l’acidulé, de la manche ballon : de véritables femmes bonbons, synonymes de légèreté et d’insouciance. A l’inverse de la situation économique mondiale.

Si la longueur de la jupe est inversement proportionnelle à la gravité de la crise, préparez-vous à des mois extrêmement difficiles…

Le pantalon qui vous fait ressembler à un légume

Chaque année, la mode nous impose ses formes, ses couleurs, ses matières… Et cette rentrée 2008 n’échappe pas à la règle… Le must have de la saison, c’est le « pantalon carotte ». Pour le coup, on peut dire qu’il porte bien son nom : il a une taille très haute, est resserré au niveau des chevilles et bouffant  sur les cuisses. Malheureusement, ce n’est pas la forme la plus avantageuse pour la française moyenne (je ne me pencherai pas sur le cas des filles type top-modèles qui, avec leurs jambes de 2 mètres, peuvent tout porter, les salopes veinardes). Après avoir succombé à la mode du legging (version moderne du caleçon long), du sarrouel (mais si, c’est ce pantalon très large dont le fond de culotte se situe au niveau des genoux : c’est extrêment confortable à porter – vous avez l’impression d’être nue – mais votre silhouette n’est pas sans rappeler celle d’un pingouin), du taille-basse (qui expose à tout votre entourage votre joli fessier dès que vous avez la mauvaise idée de vous accroupir), du slim (oui, je l’avoue aujourd’hui : j’ai touché du bout des doigts le look Tecktonik) et j’en passe, j’ai voulu essayer ce fameux pantalon carotte. Je suis donc allée faire un peu de shopping : me voici dans la cabine d’essayage, avec le pantalon (je l’ai pris gris, pour l’essayer avec mon petite blouson de cuir – THE trouvaille rapportée de Londres) et mes bottines. J’enfile le tout, me regarde dans la glace… Effectivement, je ressemble à une carotte (la couleur en moins) : serrée en haut et en bas, et bien large au niveau des cuisses. On dirait que j’ai le cuissot d’une lutteuse allemande des années 80.

C’est décidé, je résisterai à la mode du pantalon carotte (entre être à la mode et avoir l’air obèse, j’ai choisi).

Le lundi au soleil ? Pas pour Lehman Brothers…

Aujourd’hui, je vous avais prévu un article aux petits oignons sur une invention géniale qui va révolutionner vos toilettes, mais vous devrez attendre demain pour en savoir plus (je sais, ça va être dur de tenir 24 heures) car, crise mondiale oblige, je  me vois obligée de vous parler un peu de l’actualité financière du jour (oui, ce blog sait s’adapter à l’actualité en temps réel – un peu comme TF1 qui a su interrompre ses programmes pour annoncer la libération d’Ingrid Bétancourt. Si c’est pas du professionnalisme ça !!!). Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire une analyse pointue de la crise des subprimes ou de la faillite de Lehman Brothers et de l’effet domino qui va en découler dans les semaines à venir : tout d’abord, je ne suis pas du tout qualifiée pour en parler (moi mon domaine, c’est le marketing), et ensuite (et surtout) parce que je n’y comprends absolument rien (malgré plusieurs mois passés à Londres à fréquenter des bankers, je ne suis pas devenue une pro des montages financiers – en revanche, je fais super bien la tarte tatin).
Hier matin, j’ai été réveillée par la douce voix de la journaliste de France Info (tin tin tiiin tin tin tin tin tin tintin France Info, il est 7 heures) qui annonçait la faillite de Lehman Brothers, la 4ème banque américaine (et accessoirement, la plus vieille). Je suis restée sans voix : j’avais bien évidemment entendu qu’il se passait quelque chose mais je pensais que la banque allait être rachetée, que tout ce micmac allait se tasser avec le temps… Mais les choses sont allées très vite.
Alors aujourd’hui, je ne pense pas à tout cet argent qui est monté à la tête des pontes de la finance, au point de devenir presque immatériel. A vouloir trop de fric, de pognon, de pépettes, d’oseille, de biftons… on finit par se brûler les ailes. Et c’est ce qui s’est passé.
Aujourd’hui, je pense plutôt aux 25 000 personnes qui, hier encore, travaillaient pour Lehman Brothers  et qui, ce matin au réveil, ont appris à la télé ou à la radio qu’elles avaient perdu leur job. Je pense à ce qu’elles ont dû ressentir en quittant définitivement leur bureau avec dans les bras un carton contenant les quelques affaires qu’elles avaient pu récuperer, sans savoir si elles allaient être payées ni avoir droit à une quelconque compensation financière.

En fait, ce que je ressens depuis ce matin, c’est de la peur : peur d’un monde basé sur l’argent et qui est prêt à s’écrouler comme un château de cartes… Je ne sais pas trop où nous allons, et ça me fiche la trouille…

Problème latrinesque urgent

Je vis un gros dilemne au bureau. Je vous explique : j’adore mon boulot, l’équipe est super, mais il y a un petit problème technique. Nous sommes 10 personnes à travailler dans les bureaux : 3 femmes et 7 hommes. Le hic, c’est qu’il n’y a qu’un seul cabinet (qui, accessoirement, est juste à côté de mon poste, ce qui n’est pas très agréable mais c’est temporaire car je vais bouger dans 3 semaines). Hormis le fait qu’il n’y a pas de poubelle (après discussion avec mes deux autres compagnes d’infortune, j’ai décidé de prendre les choses en main et d’en apporter une : on n’est jamais mieux servi que par soi-même), je suis confrontée à l’énorme problème de la lunette… Systématiquement, elle est relevée : il faut alors, du bout des doigts, la rabattre pour pouvoir s’assoir sur le siège !!! Non, je ne suis pas maniaque : je trouve juste que c’est répugnant (et je ne suis pas la seule !!!). Je rappelle au passage à mes lecteurs masculins que la lunette a pour but de permettre aux dames de pouvoir s’assoir confortablement : messieurs, soyez galants, vous avez la chance de pouvoir faire pipi debout (ce qui est un avantage non négligeable, surtout sur les pistes de ski, où j’ai plus d’une fois vécu un calvaire… Mon rêve de toujours : faire pipi en écrivant mon prénom dans la neige, face au Mont Blanc), alors c’est bien de relever la cuvette pour nous éviter tous les petits désagréments de votre manque de dextérité à la visée, mais ayez au moins la délicatesse de la rabattre.
Dans 4 semaines, je serai la seule femme de mon bureau : si vous avez une idée pour m’aider à règler ce problème de la manière la plus diplomate possible, je suis preneuse… J’ai beau avoir de l’imagination, là je sèche (je ne pense pas qu’un panneau « merci de baisser la lunette après usage » soit tout à fait apprécié…).

En vous r’merciant, m’sieurs dames !!!

L’heure du bilan a sonné : Happy birthday to me…

Je déteste mon anniversaire. Pas parce que je me sens vieille (j’ai décidé d’arrêter de compter à 25 ans, alors je ne sens pas le poids des années qui s’accumulent), mais parce que chaque année, ce jour signifie pour moi que le moment est arrivé de faire le bilan des 365 derniers jours qui se sont écoulés.

Avec le recul, cette dernière année a sans aucun doute été la pire de toute mon existence (sortez les mouchoirs, Cosette est de sortie). En à peine douze mois, j’ai perdu tout ce que j’avais : mon appartement, ma vie à Londres, mon travail, mon amoureux, tous mes rêves et mes projets… Non, je ne noircis pas le tableau : j’essaie de regarder les choses avec objectivité. Cette année restera dans les annales comme l’Annus (avec deux n, s’il vous plait !!!) Horribilis.

Mais, aussi étonnamment que cela puisse paraître, cette année a été pour moi la plus enrichissante et la plus importante de toute ma vie. J’ai beaucoup appris sur moi, et sur les autres. J’ai compris que j’étais plus forte que je ne l’imaginais et que j’avais au fond de moi une espèce de gnaque dont j’étais à des lieux de soupçonner l’étendue. Moi qui pleure devant le téléfilm d’M6 et les films à l’eau de rose, je n’ai même plus de larmes pour m’appitoyer sur mon sort (mais pas question d’arrêter de chouiner devant « Les maçons du coeur », il ne faut pas non plus me demander l’impossible…). Je n’ai pas (trop) pleuré : je me suis accrochée. Et je me suis rendu compte que tous ces obstacles et ces grandes douleurs n’étaient pas insurmontables. Aujourd’hui, j’ai réussi à accomplir tous les objectifs que je m’étais fixés : je m’étais juré de me trouver un appartement et un nouveau job avant le 2 août, et c’est chose faite. Je vis dans un ravissant appartement près du Parc Monceau et je viens de signer mon contrat pour un boulot qui promet d’être passionnant et motivant (et mes patrons n’ont rien à voir avec Big Boss le Méchant : ils ont un coeur, eux…). Pour la première fois depuis des mois, je me sens vraiment bien, et surtout, je n’ai plus peur de rien. J’ai survécu à une année cataclysmique, alors rien ne peut plus m’atteindre !

Mais j’avoue que j’ai eu la chance d’avoir été entourée comme jamais pour surmonter tout ça…
Alors je me permets de me la jouer « remise des oscars » et de remercier ici tous ceux qui étaient là et sans qui les choses ne seraient sans doute pas ce qu’elles sont…

J’ai une chance inouie d’avoir une famille et des amis géniaux. Le proverbe dit « c’est dans le besoin qu’on reconnaît ses amis » : je suis d’accord, et j’ai aujourd’hui une dette inestimable envers tous ceux qui étaient là… Alors un grand MERCI à vous tous !!!

Et pour la première fois, je ne vais pas passer mon anniversaire cloîtrée chez moi, dans mon pyjama en pilou-pilou, à écouter « Stone le monde est stone » en me gavant de gâteaux au chocolat. Je pense que je vais sortir, voir les gens que j’aime et profiter d’une belle journée d’été dans la plus belle ville du monde. Et s’il y a bien une chose que j’ai apprise cette année, c’est que si tout s’effondre, il suffit de tout reconstruire…

J’ai testé pour vous en exclusivité : le nouveau terminal Eurostar à St Pancras

La grande nouveauté du moment à Londres (enfin, tout est relatif : ne vous emballez pas non plus !!!), c’est le nouveau terminal Eurostar qui va être mis en service le 14 novembre à la gare de St Pancras (celle qu’on voit dans le film Harry Potter : elle est superbe, style victorien, grande classe). Il faut dire que la partie réservée à l’Eurostar à la gare de Waterloo (morne plaine) est vraiment petite et assez peu confortable. Donc, depuis plus d’un an, Eurostar nous fait tout un baratin sur la nouvelle gare, qui va être trop belle etc… Je ne crois que ce que je vois, alors quand j’ai appris [au passage, merci Lucien pour le bon plan] qu’Eurostar cherchait des volontaires pour tester les contrôles de la nouvelle gare, je n’ai pas hésité longtemps !!!

C’était très simple : je me suis inscrite sur le site Internet pour participer aux tests le 31 octobre. Deux jours avant, j’ai donc reçu par la poste mon pass pour la journée (avec une belle ficelle jaune fluo, pour être repérable à tout instant), mes 3 faux billets de train (et quand j’aurais fait mes 3 « voyages », je recevrai un aller-retour gratis !!!) et mon free lunch voucher (mon bon pour la bouffe !!!!!).

 

Le jour J, mon premier train est à 13h00 : bon, je pars bien en avance, même si la nouvelle gare est maintenant à 15 minutes à peine de chez mois : quand je pense que j’ai failli ne pas arriver à cause d’HSBC (cf article du 5 novembre !) !!!

Me voilà à St Pancras : ça a l’air très beau… D’autres faux passagers sont là aussi, avec leurs faux bagages (jamais mon sac Lonchamp n’a été si léger !) et ont l’air de savoir où aller : je trouve qu’ils ont vraiment un sixième sens très développé, car il n’y a aucun panneau. Bon, je les suis. Le hall est immense, la salle des billets aussi, tout est très lumineux : ça a vraiment de la gueule (et ça change de Waterloo). Me voici devant les portillons où l’on passe les billets -d’ailleurs, on ne les introduit plus : on scanne le code barre et ça s’ouvre. Enfin, en théorie, puisque forcément, le mien ne s’ouvre pas. Bon, tout est normal : j’aurais été vraiment surprise que tout fonctionne [je rappelle, pour ceux qui l’auraient oublié, que je suis capable de casser un ordinateur rien qu’en le regardant]. Je vais voir un employé d’Eurostar, qui scanne le premier billet, puis le deuxième, puis le dernier : décidément, ça ne passe pas. Et c’est la que je remarque qu’il y a deux horaires sur le billet : l’heure de départ, et celle d’arrivée… Je commence à avoir très chaud : je réalise que j’ai confondu les deux et que j’ai Les Hommes pr�f�rent les blondesdonc raté les deux premiers « trains »… Bon, le mec me prend vraiment pour une idiote : je joue à fond sur mon côté « blonde – tête de linotte » et ça marche : il me dit qu’il va arranger ça (décidément, les hommes adorent avoir le rôle du sauveur de la jeune femme en détresse… Après avoir dû expliquer à 4 personnes différentes qu’à 26 25 ans, je ne sais toujours pas lire un billet de train, on me trouve deux billets pour le lendemain (il y avait un train que je n’avais pas raté, quand même : je ne suis donc étourdie qu’aux deux tiers !!!). Je n’avais pas forcément envie de revenir le jour d’après, mais j’avais vraiment besoin de cet aller-retour gratis, et sans les 3 voyages, pas de billet !!!

 

Je vais poireauter une heure à l’extérieur, le temps d’attendre que l’enregistrement de mon train ouvre (le temps passe beaucoup plus vite maintenant qu’il y a des téléphones portables). Ah, c’est l’heure : je scanne mon billet à la machine, et ça s’ouvre. J’entre ENFIN dans la zone de contrôle : très bonne surprise : il y a beaucoup plus de portillons et de scanners pour le contrôle des bagages, l’attente va donc être courte !!! Tout se fait très vite. Contrôle des passeports : on passe d’abord la douane britannique (ce qui n’était pas le cas avant) puis la douane française. Rapide, efficace. Et me voici dans le lounge (c’est comme ça qu’on appelle la salle d’attente aujourd’hui) : lui aussi est immense, beaucoup plus moderne que l’ancien (je n’aurais pas forcément choisi le violet comme couleur pour les banquettes, mais il y a énormément de place pour s’asseoir, et toujours cette sensation d’espace).

Mais ce qui vaut le coup d’œil, c’est l’arrivée sur le quai, avec cette immense verrière qui surplombe toute la gare : rien à dire, le nouveau terminal Eurostar a de la gueule…

Je monte dans le train (qui fera juste un petit tour avant de revenir à la gare), je remplis mon formulaire et suis la foule des volontaires qui rentrent chez eux après leurs trois voyages. Il faut rendre son badge : je demande à garder le mien car je dois revenir le lendemain faire mes deux autres voyages (qu’est ce que je ne ferais pas pour ces foutus billets gratuits). La responsable des badges (qui sont validés à chaque voyage, pour être bien sûr que tout le monde a fait ses trois tests) me répond alors que ça va être très compliqué et qu’on ne peut pas refaire de badge… En voyant mon air dépitée (je voyais mes billets gratuits s’envoler…), elle a eu pitié de moi : « allez, je vous scanne votre badge 2 fois, et c’est bon, pas besoin de revenir demain » Je l’adore. « Et puis, vous savez, plusieurs personnes se sont trompées en lisant les billets : ils ne sont vraiment pas clairs, il va falloir les modifier ». Je l’aime.

 

Donc, à partir du 14 novembre, Londres ne sera plus qu’à 2h15 de Paris et les trains arriveront dans cette gare superbe (inaugurée par the Queen en personne) en plein cœur de la capitale. Rien à dire : je suis conquise.

« Les Histoires d’Amour finissent mal… en général » (Les Rita Mitsouko)

Quel long silence, devez-vous vous dire… Et oui, Mademoiselle a BEAUCOUP de travail en ce moment, alors plus moyen de vous écrire un petit article tranquillement dans la journée… Mais je vais quand même trouver le temps aujourd’hui (tous mes collègues sont en séminaire en Italie et moi je reste toute seule au bureau, alors je m’accorde cette petite liberté) de vous faire part de la nouvelle qui a fait trembler l’Angleterre la semaine dernière.

 


William et la connasse Kate Middleton ne sont plus ensemble !!!!!

 


En voila une nouvelle qu’elle est bonne, comme on dirait en bon français de chez nous !!!
Mais que s’est-il passé entre ces deux tourtereaux qui étaient, de l’avis de tous, prêts
à convoler ??? Quand on pense que la plus grande marque anglaise de porcelaine et de souvenirs (qui avait raté le coche du mariage de Charles et Camilla) avait déjà commandé toute la collection de cendriers, assiettes, mugs, tire-bouchons et autres gadgets aussi chers que moches et inutiles, à l’effigie des amoureux. C’est ballot…

 

Bref, on ne sait pas très bien qui a fait quoi : la version officielle dit que Kate ne supportait plus le harcèlement des paparazzis et que William se sentait oppressé par la pression des medias qui voulaient absolument qu’ils se marient (il étaient ensemble depuis des années, les choupinous, c’est normal que le peuple anglais veuille un mariage : il va être roi, il pourrait être sympa avec ses sujets et faire un petit effort quand même, ça ne mange pas de pain !!!), mais que la séparation s’est faite très amicalement et que les anciens amoureux (on ne parle pas d’amants, je rappelle que nous parlons du futur roi d’Angleterre) sont restés en très bons termes (mais bien sûr, on y croit tous).

La presse à scandale, dans les autres pays, dit que William aurait embrassé « fougueusement » une jolie blonde, amie d’amis et fille d’un gros éleveur de cochons (no comment), sur la piste de danse du Bouji’s il y a 3 semaines. La jeune fille a démenti, en disant qu’il ne s’agissait pas d’un baiser mais simplement, je cite, d’une « étreinte passionnée ». C’est complètement différent, vous en conviendrez.

 


Alors ça y est : William est de nouveau sur le marché, jeté en pâture à toutes ces minettes hystériques qui rêvent d’un prince au sens propre sans se rendre compte qu’il n’a au fond rien de charmant… Apres avoir obligé mademoiselle à s’habiller comme sa mère, à se faire poursuivre nuit et jour par la presse, à prendre le thé avec sa grand-mère, à se coltiner toutes les fêtes de famille et à assister à tous ses matches de polo –ça je crois que c’est le pire– et le tout avec le sourire s’il vous plait, non seulement il la trompe au yeux de tous, ce qui est très humiliant, mais en plus il la quitte !!!

 


Et bien je le dis haut et fort aujourd’hui :

 

LE PRINCE WILLIAM, JE N’EN VEUX PAS

 

(j’en connais un qui va être content, lalala)

 

Le téléphone pleure

Le téléphone me rend folle… Ce n’était pas comme ça avant. Avant quoi, vous demandez-vous ? Mais avant le portable, bien sûr !!!! Aujourd’hui, on est joignable 24h/24, même la nuit, même dans le métro, même en vacances. Combien de personnes sont retournées chez elles, au risque d’arriver en retard au bureau, jusque parce qu’elles avaient oublié leur mobile sur la table du salon ???  Allez, avouez, vous l’avez tous fait ! Je n’ai pas été épargnée par la téléphonite aigüee : j’ai trois téléphones, toujours chargés. Le problème, c’est que je ne peux pas vivre sans eux (la crise de manque commence quand je me rends compte qu’il n’y a pas de réseau) mais parfois, je ne les supporte plus. Alors il m’arrive de péter un petit boulon et de tous les éteindre pendant un week-end : je me sens bien, libre de toutes contraintes… Mais quand je les rallume, c’est toujours un peu effrayant : « votre boite vocale ne peut plus contenir de nouveaux messages. Veuillez effacer certains d’entre eux » – « Vous avez 18 nouveaux messages » – « Mado, c’est X, ça fait 6 heures que j’essaie de te joindre sur tous tes portables. Où es-tu ? Rappelle moi » – « vous avez 23 appels sans messages ». Sans commentaire. Et rien de plus énervant que le "Allo, t’es où ?". Je ne parlerai même pas de téléphoneurs [personnellement, je pense que ce mot ne devrait pas tarder à fait partie du language courant, je me permets donc de le créer] qui font généreusement partager leur vie intime à tous les passagers du train ["non c’est pas vrai, il t’a dit ça ? Mais quel salaud !! Quoi !!! Il couche avec sa secrétaire ? Oui, tu es cocue ma chérie"]

C’était tellement plus amusant avant !!! On avait de drôles de combinés gris, avec un cadran qui tournait pour composer le numéro (on se trompait toujours sur le dernier chiffre, alors il fallait tout recommencer… Pas très pratique avec la nouvelle numérotation à 10 chiffres !!!), un fil de dix mètres qui s’emberlificotait tout le temps et, le top du top, l’écouteur !!!! Qu’est ce qu’on rigolait quand on faisait des canulars entre copines, l’une en train de faire une blague idiote au téléphone, et l’autre, l’oreille visée à l’écouteur, en train d’écouter tout en gloussant bêtement… Le bon vieux temps !!!

Et quelle émotion d’attendre un coup de fil : « on va au cinéma ? » – « non, je ne peux pas, j’attends un coup de fil ». Qui n’a pas passé sa journée à la maison, à attendre que « ça sonne » ? Et pas question de déserter : de toutes façons, c’était obligatoire, le téléphone sonnait toujours pendant la minute trente où l’on se décidait finalement à céder aux besoins de la nature et à aller faire un petit pipi retenu depuis 7 heures. Aujourd’hui, on m’a déjà fait le coup de répondre à l’un de mes appels depuis les toilettes !!!!!

Le portable, a sonné le glas des rendez-vous : avant, on se disait « rendez-vous à 16h30 devant la fontaine Place St Michel », et on y était, à l’heure. Si la personne n’était pas là, il fallait trouver une cabine téléphonique à carte, et demander si « X était partie de la maison». Aujourd’hui, non seulement on ne se donne plus de rendez-vous, mais on n’arrive même plus à l’heure. Sous prétexte de laisser plus de liberté, le portable est comme un fil à la patte (pourquoi parle-t-on de « sans fil », je me le demande. Donc aujourd’hui, je pousse un coup de gueule : mon portable me fait ch¡€®

 

Drrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing Merde, ça sonne, où ai-je encore fourré ce fichu téléphone ???????????