Les flonflons de l’accordéon

index-copie-13.jpgQuel est le truc qui agace le plus les parisiens ? Qui les met à bout de nerf, leur donne des envies de meurtre et de décapitation à mains nues ? Non, il ne s’agit pas des embouteillages. Ni des gens qui râlent. Ni encore du prix des loyers (exorbitants, il faut bien en convenir) ou de la longue queue au guichet de la Ratp le premier de chaque mois pour recharger son pass Navigo. Pas non plus de la concierge qui hurle tous les matins avec sa voix de pédalier mal graissé (toute ressemblance avec une situation réelle ayant déjà existé n’est absolument pas fortuite). Rien de tout cela. Le truc absolument épouvantable, c’est l’accordéon dans le métro. Ne faites pas les étonnés, je sais que vous voyez tout à fait de quoi je parle (sauf si vous n’avez jamais pris le métro à Paris, auquel cas, effectivement, vous vous sentirez un peu largué. Mais ne partez pas : au moins, vous allez découvrir les mauvais côtés des transports en communs. Parce que oui, il y en a de bons…).

 

index-copie-14.jpgMettons-nous en situation : vous vous êtes tapé une sale journée de boulot, il fait froid, votre connasse de boss (là encore, aucune ressemblance avec la réalité…) vous a mis la misère, on est vendredi soir et vous n’avez qu’une envie, vous télétransporter chez vous, plonger dans un bain et regarder Koh Lanta en mangeant un bol de soupe et des tartines de fromage. Mais non. Au lieu de ça, vous voilà dans le métro bondé, avec des dizaines de voyageurs aussi contents que vous d’être là : les choses ne pourraient pas être pires. C’est ce que vous pensiez, jusqu’à ce qu’un accordéoniste roumain monte dans la rame et entame sa sempiternelle ritournelle (Piaf doit passer son temps à se retourner dans sa tombe tellement sa « Vie en Rose » et « Padam padam padam » ont été massacrés dans le métro). C’est bien simple, vous avez envie de le faire souffrir autant qu’il fait souffrir vos oreilles. Alors c’est vrai : la plus grosse torture pour un parisien, c’est l’accordéon.

 

images-copie-101.jpgC’est donc avec une idée un peu préconçue que je me suis rendue hier soir à « L’odyssée de l’accordéon ». Mais qu’est ce que je suis allée foutre là-bas, vous demandez-vous ? Bah j’ai juste gagné deux billets en participant à un concours. Il faut dire que je suis une grande professionnelle du bon plan et des activités diverses et variées (mais surtout gratuites). Je trouve toujours une bonne âme pour m’accompagner écouter un concert de jazz, découvrir une soirée étrange ou prendre un cours de cuisine (un grand merci, au passage, à ma copine Cha et à Chéri-qui-est-vraiment-très-compréhensif, qui sont les premiers à accepter de m’accompagner dans mes activités bizarroïdes !). Mais cette fois, je ne suis pas sûre d’avoir gagné le jackpot : une soirée entière, 100% accordéon. 2h30 de spectacle, intégralement dédiées au piano à bretelles. Youpi, j’en connais un qui va être content…

 

– Dis moi, si on sortait ce soir ?

– Oui, qu’est ce que tu veux faire ?

– Bah en fait j’ai gagné deux places pour un spectacle : les billets coûtent 40 euros par personne, ça doit être top.

– Banco. Mais c’est quoi au fait ?

– Euh… Bah… Euh… T’aimes l’accordéon ?

– …

– Allo ? T’es là ?

 

images-copie-102.jpgBref, Chéri-qui-est-quand-même-très-ouvert a bien évidemment accepté de m’accompagner (heureusement qu’il a un peu le même sens de l’humour que moi : au moins, quand la soirée est foireuse, on se moque des gens, ça nous occupe et nous permet de passer une bonne soirée. Oui, nous sommes affreux affreux affreux…) : nous voilà donc au théâtre du Trianon (très joli, au passage) pour assister à ce show 100% accordéon.

 

images-copie-103.jpgBilan ? Bah l’accordéon, en fait, c’est pas ringard du tout !!!! J’ai découvert cet instrument dans tout plein de styles de musiques : classique (les Quatre Saisons de Vivaldi au piano / accordéon, c’est super chouette, vrai de vrai !!), slam (BATpointG – oui, quel nom ridicule – a quand même réussi le pari de slamer et hip-hoper avec son accordéon : rien que pour ça, je dis respect), tango (énorme coup de coeur pour William Sabatier, qui nous a emmenés en Argentine avec son bandonéon) et même électro. Rien à dire : on est bien loin de l’univers kitsch d’Yvette Horner (qui, pour info, n’est pas encore morte). Décidément, pari réussi pour ce spectacle, car en sortant de là, « plus jamais vous ne verrez l’accordéon comme avant » ! (et non, l’accorédon, ce n’est pas démodé : c’est même ultra tendance… Il faut juste avoir un peu d’ouverture d’esprit pour accepter de découvrir des choses nouvelles !!!).

 

Et on n’oublie pas de cliquer ! Merci !!!


Monet Monet Monet

index-copie-84.jpgChaque année, c’est la même chose : il y a toujours UN livre à lire, UN film à regarder, UN spectacle à applaudir, et UNE exposition à voir. Et cette automne, l’expo incontournable, c’est Monet au Grand Palais. Dans tous les dîners chics et branchés, on en parle : « et vous, vous avez vu Monet ? ». « Of course, on est même allés se boire une mousse avec ce bon vieux Claude ». Bref, vous l’aurez compris, il faut aller voir Monet.

 

index-copie-85.jpgLe problème avec ces expositions que tout le monde doit voir, c’est que justement, tout le monde y va : et il y a donc une trèèèèèès longue queue… Heureusement, avec Internet, on peut réserver ses billets  à l’avance : mais alors là, pas de place pour l’improvisation. Pas de « tiens, je ne fais rien aujourd’hui : si j’allais au Grand Palais… » En revanche, espérons que dans 6 semaines, vous aurez toujours envie d’aller voir l’expo : et si vous êtes cloué au lit avec une vilaine gastro, c’est tant pis pour vous, vous n’aviez qu’à prévoir… Petite précision : si vous voulez réserver, il faut vous dépêcher, car il ne reste plus que quelques places pour janvier (genre le 1er janvier à 9:00, après la grosse cuite du réveillon, je suis sûre que vous apprécierez la visite !)

 

index-copie-86.jpgMais il ne suffit pas d’avoir pris son billet à l’avance pour que les choses soient simples : il faudra arriver à l’heure précise de votre réservation (et même un peu plus tôt, vu le monde qui attend devant l’entrée du musée) et affronter la foule… Devant chaque tableau, une quinzaine de personnes amassées en grappe, qui essaient laborieusement d’apercevoir un bout de nymphéa ou un petit carré de « déjeuner sur l’herbe »…

 

index-copie-87.jpgVous l’aurez compris, j’ai cédé à la folie Monet moi aussi (je n’y peux rien, je suis amoureuse de ses toiles du Parlement de Londres dans le brouillard). Près de 200 toiles, pas trop de nénuphars (vus et revus des milliers de fois), de l’impressionisme mais pas que… Et surtout, de très jolies surprises : des paysages du Sud qui sentent bon la douceur de vivre méditerranéenne, des promenades à Trouville, des fleurs colorées, des flâneries à Argenteuil, les falaises d’Etretat, les tulipes de Hollande, des coquelicots, des meules sous la neige, Camille, des peupliers, Giverny… On ne peut être qu’impressionné par le nombre de toiles peintes par Monet…  

 

index-copie-88.jpgAlors oui, l’expo est blindée. Oui, il y a des tas de gens stressés et stressants qui avancent lentement, à la queue leu leu, devant chaque tableau. Oui, il est difficile de bien voir (parce que les tableaux impressionnistes, c’est plus joli vu de loin que de près, mais il semblerait que ceux qui l’ont compris sont rares… Je n’en dis pas plus, on va encore de taxer de snobisme…). Oui, il fait chaud. Oui, c’est long… Mais reconnaissons-le, c’est quand même très bon…

 

Et puis une fois que vous avez vu l’expo qu’il faut voir, il vous reste plein de temps pour aller voir toutes celles qui vous font envie, comme la très jolie rétrospective d’André Kertez au Jeu de Paume

 

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Décadence tokyoïte

index-copie-69.jpgToujours curieuse de découvrir d’autres cultures, me voilà invitée, un vendredi soir, à une soirée japonaise. Je vous arrête tout de suite : n’imaginez pas un sage dîner autour de sushis, arrosé de saké et servi par des geïshas raffinées, mais plutôt une soirée très pointue de la décadence tokyoïte. Et ne me demandez ni comment ni pourquoi je me suis retrouvée là, c’est une longue histoire. Toujours est-il que j’ai participé à une soirée particulièrement inoubliable…

 

index-copie-70.jpgJ’arrive donc, habillée de ma classique petite robe noire (qui fait toujours son petit effet, et a le gros avantage d’être à la fois chic et décontractée, mode et pase-partout… Mais tout à fait inappropriée pour ce genre de soirée…) et entre dans la salle. Le choc s’est tout de suite fait sentir… A l’entrée, un homme déguisé en femme accueillait les invités dans un japonais impeccable (facile, c’est sa langue natale… Il ferait bien moins le malin en français…) et nous invitait à entrer. Un rond de spectateurs amassés au centre de la salle applaudissait une performeuse toute de latex vêtue, masquée et perchée sur des plateform shoes vertigineuses : le ton était donné…

 

index-copie-71.jpgDe nombreux personnages plus originaux et colorés les uns que les autres se succédaient dans la salle et sur scène pour faire monter l’ambiance : Raoul Bitökuü (le travesti déchaîné qui hurlait une chansonnette dont le lalalalalala hiiiii hiiiiii me restera en tête pendant des semaines, avant de se mettre à crier « je vais garder le bébé » avec un accent japonais à couper au couteau à la baguette), l’écolière japonaise coquine (avec sa mini index-copie-72.jpgjupette, ses petites couettes et ses grandes lunettes), la cantatrice guerrière qui chantait (assez faux) des airs d’opéra sur un beat de techno, Jayce le dresseur de monstres aux plantes avec son dragon géant tout de plastique vêtu, une marquise coquine froufrouteuse comme du bain moussant, un travesti sosie presque parfait de Madame de Fontenay… Drôle de mélange, mix original entre une soirée au Queen, la nuit de l’électro, un tecknival et le salon du manga et de la BD japonaise… Mais force est de constater que le spectacle était plus auprès des invités que des performers…

 

index-copie-73.jpgTout au long de la soirée, je n’ai pas pu m’empêcher d’être particulièrement surprise par les personnes qui participaient à cette soirée : mélange improbable, complètement surréaliste… Il y avait cette jolie fille très enveloppée déguisée en marin coquin avec un maillot de lycra (Beth Ditto fait des émules, c’est certain), ces deux nanas super vulgaires qui dansaient en prenant des mines de salopes et des poses suggestives et qui n’ont pas décroché un sourire de la soirée (grosse ambiance… D’un autre côté, quand on se prend au sérieux, on s’amuse rarement !), quelques vieux pervers mal fagotés dans leur looks de geek qui faisaient des vidéos des filles qui dansaient lascivement (et qu’ils s’empresseront de regarder sur leur ordinateur en se paluchant les soirs de déprime)…

 

index-copie-74.jpgIl y avait aussi ce groupe de jeunes, visiblement étudiants post bac, qui avaient mis le paquet sur le look : la girly trash aux dread locks roses qui ondulait en cherchant les caméras pour être filmée (mission accomplie : elle sera même interviewée par la télévision : youpi, dans 2 ans, elle fera du X), sa copine moche, sosie parfait de Punky Bruwster, avec sa jupette à froufrous, sa paire de DocMartens et son sac à dos en panda (je ne critique pas : j’avais le même à 6 ans, ça m’a rappelé des souvenirs…), et leur copain-fille déguisé en David Bowie version punk rock (avec perruque tricolore et boots à talons pointure 43 – Il m’a fallu près de 2 heures pour réussir à déterminer s’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon).

 

index-copie-75.jpgN’oublions pas ce sosie de Sinead O’Connor, en tenue gothique, complètement déchaîné sur la piste de danse et qui a vécu un moment de grande émotion devant Xéna la cantatrice guerrière qui massacrait Vivaldi : il (ou elle ? on ne saura jamais) était là, face à elle, immobile, un verre à la main, les yeux grands ouverts, de grosses larmes de mascara noires coulant le long de ses joues… Jamais je n’avais senti quelqu’un aussi bouleversé par de la musique (même affreuse)…

 

hobbit.jpgEt puis les deux hobbits : petit couple sorti d’on ne sait où. Josiane et Bernard. Une bonne cinquantaine, un mètre cinquante tous les deux, chemise de bucheron, pantalon remonté sous les aisselles et sac à dos sur les épaules : ils ressemblaient plus à des fermiers randonneurs qu’à des clubbeurs branchés… Surréaliste !

 

Et face à cette foule colorée et décadante, le garde du corps et videur, impassible, qui avait l’air de se demander ce qu’il foutait là et qui regardait la scène en se disant qu’il était vraiment chez les fous…

 

index-copie-77.jpgSoirée hors du temps, complètement folle, inattendue, surprenante, incroyable : parfois même, je me demande si c’était bien réel… Parce que tout était comme lorsque l’on fait un rêve un peu bizarre dans lequel se mélangent des choses et des gens qui n’ont aucun lien ni point commun… Du grand n’importe quoi !

 

Rêve ou réalité, va savoir…

Noces Royales de Louis XIV et l’enfant araignée

index-copie-94.jpgSamedi soir, 21h30, Château de Versailles (oui, je l’ai fait : j’ai traversé le périph’ !!!). La nuit tombe sur le bassin de Neptune : 7000 personnes, entassées dans les gradins, attendent que ça commence. Quoi donc ? « Les Noces Royales de Louis XIV », un spectacle tout en son, lumières et feux d’artifices commémorant, comme son nom l’indique parfaitement, le 350ème anniversaire du mariage du Roi Soleil. Avec Stéphane Bern himself en costume d’époque (ah ah, enfin un homme qui accepte de porter des bas !) qui joue les maîtres de cérémonie.

 

index-copie-95.jpgLes gradins sont complets, et pourtant, six places sont libres, à côté de moi et sur le rang de devant. Mais quelques minutes avant le début du spectacle, deux mamans arrivent, avec quatre enfants entre 3 et 6 ans. Les enfants devant, les mamans, derrière : bizarrement, je le sens moyen…

 

index-copie-96.jpgUn petit garçon en costume lui aussi (quoi que, je doute que Spiderman existait au 17ème siècle…), s’installe devant moi : à peine a-t-il posé le cul sur son siège, que je sens qu’il va m’énerver. J’ai souvent de bonnes intuitions…

 

index-copie-97.jpgLes lumières s’éteignent. De grandes gerbes de feu éclatent un peu partout, en rythme sur la musique. Versailles enfile ses habits de lumières. Stéphane Bern arrive en barque et prend place au centre du bassin, sur un immense globe d’images. Le voyage magique commence et je me laisse doucement emporter…

 

index-copie-98.jpg« MAMAN !!!!!!! Pourquoi il parle le monsieur ? Et pourquoi il y a des films sur le rond ? ET ca fait trop chaud les flammes ! MAMAN, ça dure longtemps ? Plus ou moins que deux heures ? »

 

index-copie-99.jpgJe jette un regard noir à l’enfant araignée, et attend que sa mère, look 100% versaillais, chevalière comprise, lui dise de fermer sa gueule de se taire. Mais non… Non seulement, elle ne dit rien, mais en plus, elle lui répond à voix haute. Et le dialogue a duré pendant les trois quarts du spectacle, pour ne se taire que pendant les feux d’artifice (ou peut être les éclats des fusées cachaient-il cette conversation aussi sonore que dérangeante).

 

index-copie-100.jpgLe spectacle est grandiose, même si je suis gênée par mes voisins : j’essaie de taper le sale gosse du bout du pied… Il finit par se calmer et s’endort profondément, la tête renversée en arrière et posée sur mon genou, que je me fais un plaisir sadique à bouger. Spiderman finit par s’allonger sur son frère, ce qui me permettra au moins de profiter pleinement du bouquet final sans entendre sa voix de petit merdeux mal éduqué.

 

index-copie-101.jpgLe spectacle se termine : j’ai encore de la magie dans les yeux… Je revois les paillettes qui tombent du ciel, les gerbes de feu, les éclats de couleurs, les jets d’eau qui servent d’écran à ces superbes images projetées, les hologrammes, les lumières… J’entends encore la musique, le claquement des fusées, la voix de Stéphane Bern qui explique l’Histoire de France comme on lit un conte à un enfant avoir de dormir.

 

« MAMAN, c’était vraiment TROP NUL ».

 

index-copie-102.jpgFranchement, emmener un sale mioche comme ça voir un aussi beau spectacle, c’est vraiment donner de la confiture aux cochons…

 

 

Pour les infos pratiques sur ce bel événement, il n’y a plus que deux dates : les 17 et 18 septembre prochains. Et pour en savoir plus et réserver très vite, c’est là. 

How to become parisian in one hour ?

indexLes parisiens sont stressés, stressants, pressés, pressants, râleurs, désagréables, impatients, grincheux et tirent la gueule tout le temps (j’en vois déjà qui se demandent si j’ai pris de la drogue pour parler ainsi des parisiens, si chers à mon coeur). Voilà, résumée en quelques mots, la réputation que les habitants de Paris ont à travers le monde. Et voilà le portrait qu’en fait Olivier Giraud dans son one-man show décapant « how to become parisian in one hour? ». Pendant un peu plus d’une heure, il décrypte avec beaucoup de justesse et d’humour les petits travers des parisiens dans leur vie quotidienne : commander au restaurant, prendre le métro avec le regard vide, faire du shopping, faire l’amour, aller en boîte… En 10 leçons, il nous explique comment comprendre le mode de vie des parisiens.

 

index-copie-3Alors c’est sûr, on en prend plein la figure… Et on en redemande ! Parce que c’est hyper drôle, finement amené, coquin mais jamais vulgaire, bien écrit, bien joué… et surtout très vrai !!! La salle est pleine à craquer (mieux vaut arriver en avance !!! Déjà que les sièges du théâtre sont super inconfortable – la barre en fer dans le dos, c’est dur – si vous n’arrivez pas avec une bonne grosse demi-heure d’avance, vous ne serez sûrement pas assis à côté de vos amis !), et le plus suprenant, c’est qu’il y a à la fois des parisiens… et des touristes du monde entier ! Comment se fait-ce, vous demandez vous ? Tout simplement parce que le spectacle est 100% en anglais !!! Pas de panique, il est dans un anglais hyper simple, avec un accent bien français de chez nous : il faut vraiment être un débile profond pour ne pas comprendre !!! 

 

index-copie-4.jpgEt  si les touristes rient énormément en voyant expliqués les petits défauts des parisiens qu’ils ont l’occasion d’observer chaque jour de leur séjour dans « la capitale » (et rassurez-vous, ils en prennent aussi pour leur grade. Il n’ y a pas de raison…), les parisiens -particulièrement nombreux dans la salle- ne sont pas en reste ! Parce que finalement, le parisien est ce qu’il est, avec ses petits travers qui en font un être à part, détesté du reste du monde. Mais il est très conscient de l’image qu’il renvoie et de toutes ces petites choses si propres à la vie parisienne. Et il en rit de bon coeur. Oui, le parisien est fairplay, sait reconnaître ses défauts, et a un sens de l’auto-dérision particulièrement développé !!!

 

index-copie-5.jpgSincèrement, je n’avais pas ri autant depuis longtemps (et je suis plutôt du genre à me marrer pour tout, et surtout pour rien !) et je n’ai qu’une envie, retourner voir ce spectacle ! Il vient d’être prolongé jusqu’au 22 décembre (mais n’attendez pas la dernière minute, c’est le buzz de la rentrée, genre « LE » spectacle à voir ! En plus, de nouvelles rubriques vont être ajoutées prochainement !!!) et le billet ne coûte que 12 euros. Vous n’avez plus d’excuse pour ne pas y aller.  

C’est tellement bien que je m’engage à payer le restau à quiconque n’a pas aimé !!!

 

 

 

 

How to become parisian in one hour?

Un spectacle 100% en anglais d’Olivier Giraud

Théâtre de la main d’or

15, passage de la main d’or

75011 Paris

Métro Ledru Rollin

Honte théâtrale

images-copie-34Un vendredi soir comme tant d’autres, une terrasse de café, deux assiettes de fromages, une rue à traverser, quelques minutes d’attente, et nous nous installons dans une petite (mais alors vraiment très petite) salle du théâtre du Temple pour assister au spectacle d’Audrey Lamy. La soirée s’annonce plutôt bien…

 

images-copie-35.jpgNous sommes déjà neuf, bien alignés comme des oignons sur la rangée, quand l’ouvreuse nous demande de nous serrer encore, pour que deux nouvelles personnes puissent prendre place : « c’est onze par rangée », nous dit-elle de manière un peu agressive.

 

images-copie-36.jpgForcément, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher une petite réflexion, histoire de faire une petite blagounette : « hé bé, il ne faut pas être gros ici ! ». Je sais, je devrais arrêter de penser à voix haute. C’est ce que je me suis dit quand j’ai entendu, venant de derrière moi, une voix de femme qui me répondait : « je ne sais pas comment je dois le prendre… »

 

images-copie-37.jpgJe me suis retournée, aussi discrètement que possible, pour me retrouver nez à nez avec une femme obèse. Et merde.

 

images-copie-38.jpgLa lumière de la salle c’est heureusement éteinte à ce moment-là, l’obscurité me permettant de cacher mon rougissement impressionnant. La vache, qu’est ce qu’il fait chaud ici… Heureusement, personne ne semble avoir entendu… J’ai peut-être mal compris, après tout ?

 

images-copie-39.jpgLe spectacle va commencer, quand ma soeur se penche vers moi et, avec sa discrétion habituelle, me glisse à l’oreille : « trop drôle, tu sais quand tu as dit qu’il ne fallait pas être grosse, et bien derrière toi… ». « Ca va, je sais »…

 

images-copie-40.jpgAutant dire que j’ai fait low profile en sortant de la salle, et joué des coudes pour partir trèèèèèèèès rapidement et ne pas me retrouver face à celle que j’avais insultée sans le savoir…

 

images-copie-41.jpgSinon, le spectacle était très chouette : j’ai bien rigolé, et ça vaut vraiment le coup d’y aller… Bon c’est très féminin comme humour, alors autant y aller entre filles, mais les personnages sont bien vus et très amusants (entre la mère qui engueule sa fille qui ne fout rien en cours, la vieille copine retrouvée par facebook, les chanteuses de Poufstar et les histoires de couple, on se régale).

 

 

 

 

Audrey Lamy (oui, c’est bien la soeur d’Alexandra, d’Un gars, une fille)

Dernières avant Vegas

Théâtre le Temple

Jusqu’au 27 juin 2010


Le cirque invisible

Comment décrire l’indescriptible ? Le jamais vu ? L’inédit ? Le nouveau ? Le génial ? Le si simple mais si extraordinaire ? Je ne sais pas si je vais y arriver…

Vous connaissez Charlie Chaplin ? Le premier qui répond non, il se lève et il sort. Bon, alors Charlie Chaplin, il a eu plein d’enfants. Et parmi cette nombreuse progéniture, il y a Victoria, 58 ans. Victoria a épousé Jean-Baptiste Thierrée : ces deux là sont des saltimabanques, des vrais, en tournée  avec leur magnifique spectacle, Le Cirque Invisible.

Lui, avec son humour poétique et décalé, ponctue le spectacle de petits sketches qui parfois ne durent que quelques secondes. Ce qui pourrait sembler potache est finalement très drôle, et on rit toujours bien fort de ses mimiques et plaisanteries…

Elle, du haut de des presque 60 ans, est impressionnante de souplesse, de grâce et de contorsion… Avec ses costumes merveilleux, elle se métamorphose sous nos yeux en marquise, puis en cheval, puis en coquillage, puis en autruche…

Leur spectacle est une succession de scènettes poétiques, toujours drôles, avec de la magie, de la musique, des canards qui chantent, des lapins doudoux, des roues de vélo, des objets qui vivent, des parapluies qui se font la cour, Edith Piaf en carton, des genoux chanteurs d’opérette, une bouilloire géante et sa marionnette, des verres en cristal…

Mais pour comprendre, il faut voir ça en vrai. Petits veinards : ce spectacle sera de passage à Paris du 23 décembre 2009 au 16 janvier 2010 au Théâtre du Rond Point. Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Et comme me l’avait dit ma copine Lucie qui m’a fait découvrir ce spectacle, « si ça ne te plait pas, je paye le champagne ».

 

Les Drôles de Mecs : de la rue à la scène

Moi qui ne suis pas une grande habituée des soirées au théâtre, je dois bien reconnaître qu’en ce moment, je commence à y prendre goût… Bien sût, je n’ai pas encore pris une loge à l’année à la Comédie Française ou à l’Opéra, mais je découvre avec plaisir les petits théâtres parisiens. Après les Seagirls et leur délicieux spectacle, je suis allée voir les Drôles de Mecs au théâtre du Temple.

Oui, j’ai bravé l’inconnu et quitté mon cher 8ème arrondissement pour passer une soirée dans le 11ème. Je sais, je vis dangereusement. Mais honnêtement, ça valait le détour et je ne le regrette pas une seule seconde…

Les Drôles de Mecs sont 5 danseurs hallucinants, qui ont commencé dans la rue (à Trocadéro et La Défense) et qui revisitent aujourd’hui sur scène, en musique et en chorégraphie, les classiques de la télévision, du cinéma et des jeux vidéos : les Minipouss, Charlie Chaplin, Alerte à Malibu, la Tecktonik, la Petite Maison dans la prairie, Tétris, Batman, la salsa, la danse orientale,  le haka, Cloclo, Une nounou d’enfer, Koh lanta… Tout s’enchaîne à une vitesse incroyable : on ne s’ennuie pas une seule seconde, et le temps passe vraiment trop vite (le spectacle ne dure qu’1h15, et j’avoue qu’on en reprendrait bien une petite heure de plus…).

L’ambiance de la salle est bouillante (je vous laisse imaginer les cris d’hystérie quand l’un des danseurs a enlevé son tee-shirt : même Ken n’a pas d’abdos aussi impressionnants !!!) : ça tape dans les mains, ça rit, ça crie, ça vit !!!!
Ils dansent divinement bien : je sais de quoi je parle, j’ai pris des cours de Hip-hop pendant quelques années, et je dois bien reconnaitre qu’ils ont une maîtrise du rythme, de l’équilibre et du style assez impressionnante.

Dépêchez-vous d’y aller, ça s’arrête le 29 mars !!! Prix des billets : 18,50 à 21,50 selon les sites de vente en ligne.

Seagirls @ Paris

Il fait froid, il fait gris, il neige, il y a du verglas dans les rues de Paris (ce qui, au passage, m’a permis de réaliser que j’étais encore capable de faire un grand écart sans échauffement, alors que mon dernier cours de danse classique remonte à plus de 15 ans… Je suis quand même passée à un poil du claquage musculaire…), bref, c’est l’hiver. Le mois de février est morne et triste. Mais je vous ai trouvé LE remède pour avoir la pêche… Et ça se passe à Paris, tout près de Pigalle, au théâtre de la Nouvelle Eve.

Les Seagirls sont quatre : grandes, petites, rondes, minces, cheveux courts, cheveux longs… Il y en a pour tous les goûts. Elles sont actrices de formation, et surtout, elles chantent.. Et très bien !!! Leur spectacle est un enchaînement de petites scènettes chantées, mises en scène avec beaucoup d’humour et de talent. C’est coquin mais jamais vulgaire, pétillant, drôle, touchant, amusant, tendre, burlesque, frais, léger… Un véritable moment de bonne humeur : mieux qu’une vitamine C !!! Vous ressortez de là avec le sourire, remonté à bloc, prêt à affronter les jours glacés qui s’égrennent avant le printemps.
Dépêchez-vous, ça se termine bientôt…

Hakuna matata !!!!

Depuis que j’ai assisté à la journée portes ouvertes au théâtre Mogador il y a quelques semaines, je ne rêve que d’une chose : aller voir la comédie musicale du Roi Lion. Alors quand ma mère a suggéré que nous organisions une sortie familiale pour célébrer l’anniversaire de ma soeur, j’ai bien évidemment imposé proposé que nous allions voir ce spectacle.

J’ai passé des jours à faire le décompte avant le grand soir : chaque matin, en arrivant au bureau, je faisais part à mes collègues de ma joie et de mon impatience : « plus que 6 jours avant le Roi Lion », « plus que 5 jours avant le Roi Lion », « plus que 5 heures avant le Roi Lion »…
Le Jour J est enfin arrivé : 19h30 tapantes, je suis devant le théâtre. Je récupère les places, puis ma soeur et enfin mes parents. Nous voici installés dans la salle…

Les premières notes résonnent et le rideau se lève : nous sommes dans la savane… et c’est féérique !!!! Jamais, de toute ma vie, je n’ai vu un spectacle aussi extraordinaire : les costumes sont superbes, les décors incroyables, les acteurs/chanteurs/danseurs fabuleux et la mise en scène est tout simplement hallucinante. Je passe un moment hors du temps, et je ne suis pas la seule : pour preuve, mon père ne s’est même pas endormi (alors que systématiquement, lorsqu’il reste assis plus d’une heure dans une salle obscure, il sombre dans le sommeil...).

Manque de chance, au bout d’une vingtaine de minutes, le rideaux se baisse et les lumières se rallument : « à la suite d’un incident technique, le spectacle va être interrompu pendant quelques minutes ». Stupéfaction : je croyais que nous étions à Brodway et que tout le show était réglé comme du papier à musique… Mais bon, je sais que j’ai la poisse : dès que je pose le pied quelque part, il y a un problème. Alors je patiente (même si cette petite interruption a quand même un peu fait retomber le soufflé). Le spectacle recommence, et l’incident est rapidement effacé par la grandeur du spectacle. Ca valait vraiment le coup d’attendre (même s’il y a quelques scènes un peu longues : je ne suis pas fan des scènes de bagarres avec les hyènes, mais elles sont rares et tout le reste est un véritable enchantement).

Le lendemain matin, j’arrive au bureau la tête pleine de beaux souvenirs et de musique : j’ouvre la porte du bureau et tombe nez à nez avec mon patron qui me regarde et me dist: « alors, c’était bien le Roi Lion ? Tu as tué le lion pour t’en faire une pelisse ? » Mais quelle idée ai-jei eue de mettre mon manteau en lapin juste ce jour-là ???

Pour le plaisir des yeux et des oreilles, voici une belle illustration de ce qu’est la mondialisation aujourd’hui : un extrait du Roi Lion version japonaise… Saionara.