Premier jour chez les yankees

La première nuit a été assez difficile : en même temps, j’aimerais bien vous voir dormir dans un congélateur !!! Car aucun d’entre nous n’a de couverture (pense bête : ne pas oublier d’acheter une couette bien chaude et un oreiller le plus vite possible) et la climatisation marche à toute blinde. C’est donc après 4 heures de sommeil pas du tout reposantes que je me suis réveillée pour débuter la journée d’accueil. Rendez-vous à 8h10 devant le pavillon de Stratford Heights (notre quartier) : il y a déjà une dizaine d’étudiants de mon groupe qui attendent sous une pluie battante, les yeux bouffis et le ventre affamé (nous n’avons rien mangé depuis la veille et la nourriture est introuvable)… Nous nous rendons donc en troupeau (50 étudiants français, ça fait du bruit) dans le bâtiment principale où l’on nous a quand même préparé un coffee break (pour ceux qui ne le savent pas, il ne faut jamais boire de café aux USA, c’est de l’eau noire) mais toujours rien de solide à avaler !!! Et nous voilà partis pour 4 heures de présentations et de films nous expliquant comment nous intégrer au mieux dans cette nouvelle culture… Je n’ai pas vraiment tout saisi, d’une part car tout était en anglais et d’autre part car je dormais debout, mais je me suis quand même bien amusée quand on a eu un petit speech d’une psychologue qui nous expliquait les quatre stades de l’adaptation des étudiants étrange. Après quelques formalités, on a enfin pu aller déjeuner : pour être tout à fait honnête, c’est moins pire que ce à quoi je m’attendais.. Nous prenons tous nos repas dans une sorte de self dans lequel il y a plusieurs stands : wok, salad bar, bar à pizzas, nourriture « traditionnelle »… et en se débrouillant bien, on peut manger équilibré. Mais il n’y a rien de cru et il est absolument inimaginable de trouver du fromage. Heureusement, le chef est français et nous a promis de nous faire du vrai café et des croissants (mais chut, ce n’est que pour nous). L’après-midi, rebelote : speech, présentations, mesures de sécurité… A la fin de la journée, on est tous cassés et le décalage horaire (euh, je veux dire le « jet lag ») commence à se faire sentir. Je me couche tôt car les cours commencent demain…