Recherche d’emploi, quête du Graal : même combat

index-copie-39.jpgDepuis quelques semaines, je suis à la recherche d’un boulot. Bah oui, la vie nous réserve parfois des surprises un peu imprévues : je vous avais bien dit qu’il y aurait des nouveautés en 2013… Et encore, ce n’est pas tout (mais je garde encore le suspens sur les autres nouvelles, histoire de vous faire mariner un peu…). Je redécouvre donc les « joies » de la recherche d’emploi. Parce que quand on commence à chercher un job, on part plein d’espoir et on se dit que tout va bien se passer : on rêve de trouver une offre géniale, de postuler, de recevoir un appel dès le lendemain, de passer un entretien et de se voir embauché dans la foulée. Désolée de vous décevoir, mais dans la réalité, les choses sont bien différentes. Car, il faut le savoir, le candidat en recherche d’emploi va être confronté à de nombreuses difficultés qu’il faudra surmonter, jour après jour, semaine après semaine, voire mois après mois…

La pénurie d’offres

index-copie-40.jpgEn période de crise, quand on a un boulot, on s’y accroche. Le turn-over est donc très limité et les postes vacants sont rares. Surtout dans les métiers de la Communication et du Marketing : forcément, quand l’économie va mal, les entreprises cherchent à augmenter leur chiffre d’affaires au plus vite. Alors elles embauchent principalement des commerciaux. Les autres fonctions dites « support » sautent. C’est pourquoi les offres se font rares… Alors le candidat malheureux passe de longues heures sur les multiples sites d’emploi pour rechercher une annonce qui lui correspond. Souvent, il fait chou blanc. Et de temps en temps, la grosse surprise : une offre intéressante, qui fait battre un peu le coeur, qui redonne espoir. Une annonce qui correspond parfaitement à ses compétences. Attention, il faut faire vite : souvent, les offres ne restent en ligne que quelques jours, voire quelques heures. Parce que le recruteur va recevoir des centaines de candidatures et qu’il aura un choix énorme pour trouver la perle rare.

Le silence

index-copie-41.jpgSur le papier, c’est votre dream job. En plus, vous collez parfaitement au profil demandé. En envoyant votre candidature, vous êtes quasiment sûr que vous allez décrocher un entretien. Ça, c’est quand vous commencez à chercher du boulot. Car après quelques semaines, vous avez revu votre position sur la question. Pourquoi ? Parce que les recruteurs ne font même plus l’effort d’accuser réception des candidatures ou de daigner envoyer un mail de refus. Alors vous attendez. Et puis rien. Vous relancez par mail ou par téléphone, mais personne pour vous répondre. Au bout de deux mois, vous vous doutez que vous n’avez pas été sélectionné… Mais franchement, quelle image déplorable de l’entreprise. Surtout quand on sait qu’il suffirait d’envoyer un message de réponse automatique avec un petit « sans réponse de notre part dans un délai de 2 semaines, vous pourrez considérer que c’est mort ».

Les cabinets de recrutement

index-copie-42.jpgQuiconque fréquente un peu les sites d’emploi repérera rapidement de nombreux cabinets de recrutement : tous utilisent Internet pour diffuser les offres et trouver des candidats pour leurs clients. Mais sincèrement, pour avoir cherché du boulot à plusieurs reprises, j’en viens à me demander à quoi servent ces cabinets. Souvent, ils sont plusieurs à avoir été mandatés pour un même poste : on retrouve donc la même annonce mais publiée par différents interlocuteurs. Et bien évidemment, lorsque les candidats ne correspondent pas parfaitement au profil recherché, ils ne prennent même pas la peine de répondre. En revanche, pour intégrer les adresses email dans leurs bases de données et faire de la prospection pour du coaching ou des formations, là, ils sont tous à bloc… Le meilleur ? Michael Page, qui poste un nombre énorme d’annonces mais ne donne généralement aucune réponse. Si quelqu’un a déjà rencontré un chargé de recrutement de chez Michael Page, qu’il se fasse connaître, car je commence à penser qu’il s’agit d’une entreprise fictive !

Le mouton à 5 pattes

images-copie-25.jpgBeaucoup d’appelés, peu d’élus. Voilà ce qui se passe lorsque le marché de l’emploi est bouché. Alors forcément, face à des candidatures de plus en plus nombreuses, les recruteurs sont de plus en plus exigeants. Pour des postes même basiques, ils cherchent des candidats ayant fait de hautes études, parlant 5 langues, avec une expérience de management à l’international, une maitrise parfaite de tous les logiciels du monde et 8 ans d’expertise dans le secteur de la micro-chirurgie cellulaire des fourmis. Bien sûr, c’est pour un stage ou une CDI avec salaire de misère. Hier encore, j’ai reçu un mail de refus (l’un des rares) : je n’avais pas l’expérience dans les IT exigée dans l’annonce. Un peu énervée (il faut dire que pour le coup, je collais vraiment au poste), je me suis permis de répondre à la chargée de recrutement qu’il faudrait peut-être qu’elle fasse des efforts de vocabulaire dans sa description de poste car « serait un plus », c’est un peu différent de « exigée ».

La lassitude

index-copie-43.jpgTrouver un job, ça prend entre 4 et 6 mois en moyenne. Et encore, en période de crise, ça peut être plus long. Vous pouvez avoir le meilleur CV du monde, les recruteurs y trouveront toujours quelque chose à redire : trop jeune, trop vieille, trop chère, pas assez d’expérience, trop d’expérience, en âge d’avoir des enfants… Alors forcément, il faut s’accrocher. Ne pas baisser les bras. Continuer à postuler à chaque offre comme si c’était la bonne. Et surtout, rester vigilant : sinon, vous risquez de faire des boulettes. Du genre la dernière en date dont je me suis rendu compte seulement hier : postuler à plus de 10 offres avec une belle lettre de motivation sur laquelle est écrit, en gras, « excellentes capacités rédactionnelle« . Sans S. La grosse bourde qui fait mal.

Allez, je ne voudrais pas détruire les espoirs de tous ceux qui comme moi sont à la recherche d’un job. Mais la prochaine fois, je vous parle de mon dernier entretien, histoire de vous montrer que les recruteurs sont parfois vraiment de vrais trous du cul inhumains.

 

 

Dis moi comment tu me payes, je te dirai qui tu es

index-copie-33.jpgJe sais, je sais, je suis impardonnable : je vous abandonne lâchement et ne suis pas aussi assidue que je le devrais. D’un autre côté, c’est pas que j’veux pas, c’est que j’peux pas. Il faut dire qu’avec les clients, c’est toujours pareil : parfois, c’est silence radio pendant des semaines, et les voilà qui se réveillent tous en même temps. « Allo Mado ? Oui c’est Machine de l’agence Truc. Bon, le client nous a fait ses retours (ndlr : après 9 semaines de silence…) et il voudrait les modifs pour lundi. Je sais, on est vendredi soir, mais je sais que tu vas gérer ». Voilà voilà. Donc, en ce moment, j’ai un peu la tête dans le guidon. D’ailleurs, voilà pourquoi today on va parler d’un problème que connaissent bien les travailleurs : parlons pognon…

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Gestion de crise : le B-A-BA

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La semaine dernière, nous avons assisté à un superbe exemple de gestion de crise complètement foirée : certes, avec l’actualité très lourde du moment (entre le mariage pour tous, la guerre au Mali et le Vendée Globe), il ne reste plus beaucoup de place pour le reste, mais il était difficile de ne pas entendre parler de la fuite de gaz dans l’usine Lubrizol à Rouen. Quand on sait qu’une vilaine odeur d’oeuf pourri est arrivée jusqu’à Paris et a même touché l’Angleterre, on se dit que vraiment, la moindre catastrophe, même lointaine, peut avoir des conséquences dramatiques. Thank God, il ne s’agissait pas d’un accident nucléaire. Mais ce qui est intéressant avec le cas Lubrizol, c’est qu’il s’agit presque d’un cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de communication de crise…

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Ich bin ein berliner

index-copie-23.jpgCe week-end, Chéri-qui-fait-pourtant-très-jeune a fêté son ‘tième anniversaire (bon, disons qu’il a changé de dizaine, qu’il n’est plus trentenaire mais pas encore cinquantenaire : vous voyez ce que je veux dire ?) : alors plutôt que de lui offrir un cadeau classique (genre une montre ou un pull en cachemire), je me suis dit que j’allais faire plus original. Pour son anniversaire, je lui ai donc prévu un voyage en terre inconnue. Le concept ? Informer Chéri-qui-ne-sait-rien qu’il doit booker trois jours complets, prévoir des affaires bien chaudes, une paire de Moon boots et une carte d’identité valide, et me faire confiance.

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Password, please ?

index-copie-17.jpgSi vous me suivez depuis un moment, vous savez certainement que j’aime beaucoup (le mot est faible, j’en conviens) Kate et William. Peu m’importent les moqueries diverses dont je peux faire les frais : je suis une grande fan de la monarchie britannique et je suis de près tout ce qui touche à la famille royale. Il y en a qui s’intéressent à la politique, au cinéma ou aux people (quoi qu’en ce moment, les trois soient très liés) : moi, c’est l’actu de Kate & Will qui m’intéresse. Quand on voit dans quel état j’étais pour le mariage royal, je vous laisse un peu imaginer ce que ça donnera pour le sacre de William (pour être tout à fait honnête, j’ai déjà commencé à réfléchir aux festivités…). Donc, chaque jour régulièrement, je consulte le site officiel de la famille royale, histoire de voir un peu ce que deviennent Kate, William et même Harry. Sauf que cette semaine, un mini scandale touchant à l’actualité de William m’a rappelé une anecdote rigolote.

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Harcèlement professionnel : et si ce n’était que le début ?

images-copie-123.jpgJe sais, je sais, je n’ai pas été très productive ces derniers jours (je parle d’un point de vu blogguesque, bien sûr. Parce que côté boulot, je n’ai pas arrêté : je devais tester un site de rencontres pour infidèles, et comme je prends mon travail très au sérieux, j’ai mené l’enquête comme il se doit. Promis, je vous en parle bientôt. Dès que j’aurais digéré les insanités et épouvantables découvertes que j’ai faites), mais me revoilà. Aujourd’hui, pas d’histoire drôle (ça ce sera pour mercredi, promis), mais un sujet un peu plus sérieux. Je sais, ça vous emmerde. Tant pis : la vie ne peut pas être qu’une fête sans fin…

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Telle est la téléconf’

images-copie-89.jpgAutrefois (et par là, j’entends « avant l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies de communication »), le travail était très différent. Par exemple, les VRP passaient leur temps sur la route et n’étaient que très peu en contact les uns avec les autres : les occasions d’échanger tous ensemble étaient essentiellement limitées au séminaire annuel où l’on avait l’occasion de coucher avec ses collègues créer des liens professionnels forts. Mais désormais, les barrières sont abolies : grâce à une invention merveilleuse, il est désormais possible de travailler à distance tout en restant en contact fréquent. La téléconférence a révolutionné le monde professionnel.

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On se serre la pince ?

images-copie-56.jpg« Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise » : c’est malheureusement très vrai. Voilà pourquoi il est capital de faire une bonne première impression. Surtout dans le milieu professionnel d’ailleurs… Et c’est là qu’on comprend l’importance de la poignée de mains. Ce mode de salutation, qui a l’air très simple en apparence, est en réalité particulièrement complexe et répond à des codes très strictes, que certains ne maîtrisent malheureusement pas. Et pourtant, quand on sait ce qu’une simple poignée de mains peut avoir comme conséquences, on se demande encore pourquoi l’art du « shake hand » n’est pas enseigné dans les écoles de commerce et par les conseillers carrières Pôle Emploi (enfin, ceux-là, s’ils faisaient correctement leur boulot, ça se saurait. Enfin, c’que j’en dis moi… Bref). 

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N°1 de la relation client, vraiment ?

images-copie-39.jpgS’il y a bien une chose que j’ai apprise de mes différentes expériences de marketeuse (oui, j’ai eu une autre vie avant d’être concepteur-rédacteur), c’est l’importance de la relation client. Et tout particulièrement des call centers (mais si, vous savez bien, ces centres d’appels aux numéros surtaxés où l’on passe des heures à poireauter au son d’une épouvantable version des Quatre Saisons de Vivaldi…).

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Vacances : savoir décrocher POUR DE VRAI

images-copie-136.jpgPlus que quelques heures, et je pars en vacances !!!!!!! J’ai encore un peu de mal à réaliser : il faut dire que depuis que j’ai découvert les joies du travail en freelance, le mot « vacances » n’a plus vraiment le même sens pour moi. Certes, je suis partie à plusieurs reprises mais à chaque fois, je me retrouvais coincée devant mon ordinateur pendant que les autres profitaient de la piscine ou du soleil. Mais travailler à son compte est un choix tout à fait personnel et il faut bien en assumer les quelques inconvénients… Et je ne regrette absolument pas mes vacances souvent avortées car elles m’ont permis de gagner de nouveaux clients (ravis de trouver un concepteur-rédacteur qui travaille même pendant les vacances. Croyez-moi, ça n’a pas de prix…). Mais, en y repensant, il n’y a pas que les « free » qui travaillent lorsqu’ils sont censés se reposer. Flashback…

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