Laissez moi vous présenter ma roomate…

Depuis près d’un mois que j’écris ce blog, je me rends compte que je ne vous ai même pas présenté ma roomate (en français, ca rend "la fille avec qui je partage ma chambre"). Elle s’appelle Géraldine (ou Get, Gégé, Gérard…), elle a 23 ans et était à Audencia avec moi. On ne se connaissait pas très bien avant d’arriver ici, mais la collocation se passe plutôt très bien. Nous avons le même amour pour les Pringles goût crème-oignons (forcément, ça rapproche) et une passion partagée pour le ménage et le rangement (aussi bizarre que ça puisse paraître, notre chambre est un véritable capharnaüm, un peu comme si un tsunami était passé par là, mais on vit très bien avec toutes les deux, alors pas de souci !!!). On a une vraie petite vie de collocs: on se met au lit avec nos couvertures, un paquet de Pringles (encore eux…) et un bon dvd… On se fait les ongles, des mains et des pieds, des masques, on lit des magazines féminins, et on se raconte nos petites histoires !!!! En gros, si c’était à refaire, je choisirai la même roomate !!!

Anniversaire de Juliette

Aujourd’hui, Juliette a 23 ans : nous avons donc commencé à fêter son anniversaire jeudi (soit avant-hier…). Pour sa préchauffe de soirée d’anniversaire, nous avons joué à un nouveau jeu : le loup garou. Chaque joueur reçoit une carte (qu’il ne doit pas montrer aux autres), et selon celle qu’il a, il est paysan, loup garou, sorcière ou voyante. Tous les joueurs ferment les yeux. La voyante ouvre les yeux, et peut regarder la carte d’un des joueurs. Elle referme les yeux. Arrivent les loups garou, qui se connaissent alors entre eux et se mettent d’accord (en silence) pour tuer un joueur. Une fois le massacre terminé, la sorcière entre en jeu : elle peut ne rien faire, tuer un autre joueur ou ressusciter celui qui vient d’être tué (mais une seule fois dans la partie). Ensuite, tout le monde ouvre les yeux et c’est là que ça dérape… Le but du jeu est de tuer tous les loups garou (de leur côté, ils doivent tuer tous les paysans), mais comme personne ne sait qui est qui, tout le monde s’accuse à tour de bras… Une fois finie la concertation (qui vire plutôt au pugilat), tous les joueurs encore vivants votent pour éliminer l’un d’entre eux qu’ils croient être un méchant (très manichéen, ce jeu…). Celui qui a été désigné a 30 secondes pour tenter de convaincre de son innocence et faire changer les votes. Si ce n’est pas le cas, il meurt et retourne sa carte : on sait alors s’il était ou non un loup garou… Et un autre tour commence, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de joueurs !!! Je déteste ce jeu car je trouve très désagréable de devoir mentir tout le temps ou essayer de se défendre contre tous alors qu’on est innocent… Et je ne parle même pas de tout ce qui se passe à la fin de la partie : tout le monde s’engueule (pourquoi t’as voté contre moi, je te l’avais dit, etc…). Mais les vraies festivités ont réellement commencé vendredi soir : forcément, on a rejoué au loup garou (on était 14 !!!!) : j’ai tenté le coup mais j’ai lâché l’affaire à la fin de la première partie car ce n’est vraiment pas un jeu pour moi !!! Minuit : voilà le gâteau (ou plutôt la glace aux Oréo : on a déjà tenté le birthday cake, une fois nous a suffi). Et nous avons dansé un peu (ah, les rocks avec Chouch, un vrai bonheur car il danse très bien !!!). Je suis assez contente car je me suis couchée à 3 heures, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un moment (ce n’est pas ici que je fais une cure de sommeil… mais bon, ça nous ramènera pas Mike Brant, n’est-ce pas ?)

Les citrouilles

Aux Etats-Unis, Halloween est une tradition très importante (contrairement à la France, où il est considéré comme une fête commerciale !). Une semaine avant le jour J, il faut commencer à décorer sa maison, et particulièrement à vider des citrouilles pour y mettre des bougies !!! C’est ce que nous sommes allées faire vendredi avec Juliette. Sa buddy (c’est sa marraine américaine, on en a tous un ou une à notre arrivée pour nous aider un peu à nous intégrer… La mienne ne m’aime pas vraiment (c’est plus ma « nobudy » que ma buddy…) alors je profite de celles des autres !!!) nous a emmenées décorer des citrouilles chez un de ses amis. Nous étions 7 ou 8 dans une maison et chacun devait faire sa citrouille. Le principe est simple : on décalotte la citrouille avec un gros couteau, en prenant bien soin de garder le chapeau pour pouvoir la refermer par la suite. Il faut ensuite plonger ses petites mains dans la courge pour la vider (c’est assez dégoûtant car c’est très filandreux là-dedans). Une fois qu’elle est bien propre à l’intérieur (moi, en revanche j’en avais partout, dans les cheveux, sur les vêtements…), on choisit un modèle (Juliette et moi, pas très courageuses, avons choisi un modèle easy, car les autres avaient vraiment l’air trop compliqués) que l’on scotche sur la citrouille. En faisant des trous avec une punaise, on suit le dessin du modèle avant de l’enlever et de découper la chair en suivant le marquage : le résultat est carrément réussi, comme vous pourrez vous en rendre compte sur les photos !!!!! C’était vraiment un bon après-midi et on a beaucoup ri, d’autant plus que les américains qui nous accueillaient nous ont fait goûter de la vodka à la pomme avec du apple cider : inutile de dire que j’étais un peu pompette vers 18 heures (alors que je n’ai bu qu’un verre…) et qu’on riait comme deux idiotes en rentrant à la maison, sous la pluie, avec nos deux énormes citrouilles ! Dès que la nuit est tombée, nos belles citrouilles ont tout naturellement trouvé leur place devant la maison (j’avoue, on a passé une partie de la soirée à poser devant, histoire de voir qui pourrait le plus leur ressembler)…

Anniversaire de Mathilde

Vendredi, Mathilde a eu 22 ans (comme je me sens vieille, où sont mes 20 ans… ?). Nous avons donc fêté cela dignement… Nous avons organisé un petit barbecue (on profite des températures encore clémentes, avant de nous calfeutrer à l’intérieur quand la bise sera venue…) qui s’est terminé par un superbe gâteau d’anniversaire américain, le vrai, le beau, celui avec de la crème rose fluo et un goût atroce, qui a terminé, comme prévu, dans la figure de quelqu’un (en l’occurrence Greg, qui a expérimenté la résistance des colorants alimentaires américains !!!!). Nous avons ensuite migré dans une autre maison pour une petite soirée dansante (nous avons investi collectivement dans des enceintes, pour pouvoir enfin écouter de la musique). Grâce au talent de DJ de PieKC, nous avons ENFIN pu danser sur de la vraie bonne musique. Je garderai notamment un souvenir impérissable de la chenille géante dans toute la maison !!!! Et de notre vibrante interprétation de « Qui a le droit », et de « Est ce que tu viens pour les vacances »… Et comme c’était bon de danser le rock (merci Chouch, merci Marto !!!!). En bref, une bonne petite soirée comme je les aime, même si je me suis couchée à 5h30 et que le réveil a été plutôt difficile le lendemain !!!

Premier match de football amércain

Samedi, c’était le jour du Homecoming : c’est le week-end où, traditionnellement, les parents viennent à l’université pour voir où sont logés leurs petits bambins chéris (l’équivalent de notre journée des parents, en gros…). Toute la résidence était en effervescence ces derniers jours : on plantait des fleurs, des arbres, de la pelouse en rouleaux, et vas-y que je fais le ménage à fond, etc… Ce qui était le plus drôle, c’est que tout le monde était sur son 31 (j’ai bien ri en voyant nos charmants voisins, qui sont de gros bourrins habillés à l’américaine, porter des costards pour accueillir papa-maman !!!). A midi, on a assisté au défilé des fanfares : c’est impressionnant… Il y a plusieurs fanfares, des majorettes, des chars faits par les fraternités… Un vrai spectacle qui a dû demander de longues heures de préparation, pour un peu on se croirait presque à Eurodisney !!! L’après-midi, j’ai assisté à mon premier match de football américain : il faut dire que c’était le premier de la saison, alors je ne voulais pas rater ça !!! L’équipe de Cincinnati s’appelle les Bearcats, et leurs couleurs sont le noir et le rouge : j’avais donc mon tee-shirt « I love UC Bearcats » et ma jolie casquette de l’équipe (offerte aux 5000 premiers arrivés dans le stade). Je n’ai pas bien compris les règles du jeu, mais l’ambiance dans le stade est hallucinante !!!! Avant le match, il y a une grande parade de la fanfare, avec des majorettes, des dizaines de musiciens qui font des chorégraphies, des drapeaux… On chante ensuite l’hymne de l’université, puis l’hymne américain (à ce moment-là, ça ne rigole pas : tout le stade a enlevé sa casquette, on voyait des images de drapeaux américains flottant au vent sur les écrans géants !!!! Du vrai patriotisme à l’américaine). Les joueurs font ensuite leur entrée sur le terrain, avec une haie d’honneur (enfin, les Bearcats, les autres sont entrés par la petite porte…), des feux d’artifice, de la musique, des applaudissements à tout rompre !!!! Chaque match se compose de 4 quarts temps de 15 minutes mais les actions sont très rapides et très violentes (j’avais même du mal à voir le ballon). Et pendant que les joueurs se tabassent sur le terrain, les pompoms girls font des chorégraphies et des sauts périlleux, et la fanfare joue… Chaque fois que l’équipe locale marquait, des soldats faisaient autant de pompes que le double du score (Coutume locale ? que sais-je… ?) et des pétards explosaient. Mais le moment clef du match a sûrement été la demande en mariage : les pompoms girls qui étaient devant nous ont exhibé des panneaux sur lesquels il était écrit « Ashley, will you marry me » : Et Ashley de sauter dans les bras de son Roméo (déguisé en « GI Joe, le plus grand de tous les héros ») en disant « oui » : ils sont partis sont les applaudissements de la foule, mêlés aux moqueries des mecs français, qui trouvaient cette demande trop beauf, et aux larmes de Juliette qui trouvait ça si mignon (bon, j’avoue, j’ai eu moi aussi la larme à l’œil)…

Mini-bus

Ce week-end, nous avons décidé de louer des voitures pour pouvoir nous balader un peu dans la région et faire un peu de shopping dans les outlets. Nous nous sommes donc rendus, Mathilde, Pied cassé et moi, à Cincinnati pour louer les véhicules… Et nous avons fini par louer un minibus de 15 personnes (quand on peut faire des économies, pourquoi se priver). C’est donc samedi matin, après une folle soirée et peu d’heures de sommeil, que Mathilde et moi sommes allées chercher la machine : c’est simple, c’était un autobus !!!! Très long, blanc aux vitres teintées, la classe américaine !!!! Le loueur de voitures a un peu halluciné quand il nous a vues, deux petites blondinettes, repartir avec un tel engin !!! Avec la dextérité de Mathilde au volant et mon super sens de l’orientation, nous avons réussi à retrouver le campus sans trop de difficulté, pour déjeuner avant d’aller nous promener en voiture. Nous sommes allés à Eden Park (Géraldine, Mathilde, Juliette, Martin et moi) : c’est un petit parc dans lequel tous les mariés viennent se faire prendre en photo (ça doit être le seul endroit un peu joli du coin car il y avait 4 mariages, avec limousines, demoiselles d’honneur déguisées pareil, et tout le tintoin). Nous nous sommes promenés, nous avons nourri les canards (oui, on s’amuse comme on peut à Cincinnati), fait de la balançoire (j’en ai encore des courbatures !!!!) et escaladé la montagne (enfin, c’était une petite pente mais ça montait beaucoup…). Puisque nous étions motorisés, nous en avons profité pour faire un petit tout à Newport, dans le Kentucky, pour que Juliette puisse acheter des bonbons et pour boire un café au Starbucks (mon premier expresso depuis mon départ, c’était bon…) Et dimanche, ambiance colonie de vacances : il faut imaginer 11 personnes (dont la plupart ont joué le jeu et portaient leur beau sweat Cincinnati), entassées dans un minivan, en train de chanter à tue-tête, de faire la chenille, de danser… Au passage, un grand merci à Pied cassé, qui nous a fait une play-list du tonnerre (je crois que je vais avoir « accroche tes mains à ma taille, pour pas que la chenille déraille… » en tête pendant plus d’une semaine !!!!). Nous avons fini par trouver les outlets, dans lesquels je me suis perdue au bout de 5 minutes pour ne retrouver une partie du groupe que 2 heures plus tard !!!! Au moins, j’ai trouvé des pulls, un manteau, un bonnet, une écharpe… Bref, je suis habillée pour l’hiver !!! Et au retour, même topo qu’à l’aller : la chenille en boucle, un peu de cloclo et de Patriiiiiiick Bruel… Tout ce que j’aime… Malheureusement, il a fallu rendre le minibus… Toutes les bonnes choses ont une fin, mais je trouve qu’on s’était tous très vite habitué à notre petite voiture !!!

Health screen

Pour avoir le droit de passer les examens, l’Université de Cincinnati nous oblige à passer une visite médicale… C’est simple comme bonjour : on prend un rendez-vous par téléphone et on se rend à Scioto, un bâtiment somptueux qui est en fait un mélange de HLM et de clapier à lapins. Une fois qu’on a signé la petite feuille bleue à l’accueil, on a accès au bureau 213 où il faut lire et remplir des tonnes de papiers. L’infirmière nous fait ensuite entrer dans son bureau : et c’est là que les choses ont commencé à être drôles… Contrairement à la France, ici ils ne connaissent apparemment pas le secret médical : le bureau est grand ouvert et il y a sans cesse du passage, ce qui ne facilite pas les choses pour parler de ses petits ennuis de santé. La visite dure approximativement 3 minutes, le temps de prendre la température sous la langue et la tension artérielle (enfin, il paraît, car l’infirmière qui s’occupait de moi a complètement oublié cette étape). Mais ce que les Américains redoutent le plus, c’est la tuberculose : ils nous posent des tas de questions et nous font faire un test de Mantoux. Le hic, c’est que j’ai fait ce test avant de partir comme on nous l’avait demandé, alors il était hors de question que je subisse une piqûre !!! J’ai refusé de signer l’autorisation mais j’ai dû faire une radio des poumons (que j’ai fort jolis, je trouve, c’était la première fois que je les voyais en vrai !!!) : et je ne regrette pas d’avoir refusé le test car certains ont dû le faire déjà deux fois et en sont à leur 4ème visite au centre médical… En tout cas, ils ont de l’argent à jeter par les fenêtres car ils font des radios des poumons à la chaîne…

Newport entre filles !!!

Vendredi, nous sommes parties en expédition Mathilde, Juliette et moi à Newport où il y a un mall impressionnant (il devient urgent que je m’achète des vêtements car je suis partie avec de quoi tenir une semaine, et ça devient difficile, d’autant plus que la météo prévoit un hiver très rude et que j’ai oublié de prendre des pulls). Nous avons donc pris le bus en début d’après-midi jusqu’au centre ville de Cincinnati : ce ne sont vraiment pas les plus beaux quartiers qu’on traverse pour y aller, et il vaut mieux ne pas s’y risquer toute seule !!! De là, nous avons marché un moment puis traversé le pont qui sépare l’Ohio du Kentucky… où se trouve Newport. Et là, quelle déception : il y a bien un grand mall, mais une seule boutique : tout le reste, ce sont des snacks, des restaurants… Toujours de la nourriture, encore et encore… Je crois que la simple vue d’un burger va me traumatiser pendant des années !!! C’est donc les mains vides (mais le porte monnaie plein !!!!) que je suis rentrée à Stratford. Mais cette petite promenade au soleil nous a bien changé les idées : notre première visite à Cincinnati avait été un peu démoralisante car il pleuvait et tout était gris et sale. Cette fois-ci, il y avait un immense ciel bleu et la ville, même si elle ne vaut pas Paris, nous a quand même semblé bien plus gaie !!!

Le barbecue

Pour moi qui suis une grosse mangeuse de viande, mon séjour ici est un peu difficile car les steaks sont tellement cuits qu’ils ressemblent à de la semelle de botte… Heureusement, nous avons organisé un petit barbecue, qui a vite pris des airs de fête de la saucisse… Il faut dire qu’on s’est retrouvé à plus de 40 sur la terrasse. Nous avions prévu largement puisqu’il y avait plus de 10 kilos de viande (tout est parti…). Il faut d’ailleurs avoir une petite pensée pour les pauvres malheureux qui sont allés faire les courses (et dont je faisais partie). J’avoue que je n’ai touché ni aux frites ni aux chips et que je me suis jetée voracement sur la viande rouge, bien saignante comme je l’aime… J’ai enfin pu combler ma carence en protéines !!! Ensuite, grâce à Pied cas, nous avons pu écouter du disco, ce qui change un peu de 50 Cents et nous déhancher sur le dance floor (ou plutôt sur la table, qui nous a servi de podium). Nous avons ensuite fait une petite partie de flip cup, jeu très bête dont je viens d’apprendre les règles (ce n’est pas sans une petite pointe de fierté que je peux dire que mon équipe a gagné, car le flip cup commence à prendre une importance croissante ici : nous devrions d’ailleurs bientôt organiser un championnat). Ensuite, discussion jusqu’à pas d’heure sur la terrasse, pour refaire le monde… Je me suis finalement couchée à 5h30, épuisée mais ravie de ma soirée.

The corn hole

Connaissez-vous le Corn Hole (littéralement, le trou de maïs) ? C’est un jeu local auquels notre petit groupe français a commencé à s’initier… Le principe est simple : le jeu se compose de deux planches de bois inclinées et percées d’un trou qui sont posées sur le sol, l’une en face de l’autre, à une distance de 6 à 8 mètres l’une de l’autre. Chauqe joueur se place derrière la planche et doit envoyer un sac carré rempli de grains de maïs (d’où le nom) ds le trou de la planche d’en face. On donne deux points quand le sac tombe sur la planche et 3 quand il tombe dans le trou…