Week-end à Chicago

Le week-end a été assez intense !!! Il a commencé jeudi soir par une petite séance de coiffure, puisque j’ai coupé les cheveux de Pierrem et ceux de Greg (la maison décline toute responsabilité en cas de coupe ratée !!!). Nous avons ensuite joué au jeu de Marto (dur dur…) et fait un blind test géant dans le basement (c’est le sous-sol de la maison, qui était jusque là inexploité, mais qui est très pratique car, des chambres, on n’entend pas tout le bruit que l’on fait !!!!). Je me suis donc couchée vers 4h30, et le lever a été assez difficile le lendemain pour partir à … Chicago !!!!! Je n’ai pas vraiment vu le paysage à l’aller car j’ai fait ma nuit dans la voiture (pas de paysage au retour non plus, car il faisait nuit… Mais bon, il paraît que c’est tout plat et que je n’ai rien raté, alors tant pis…). Nous sommes donc arrivés, Juliette, Gus, Ghilem et moi, à Chicago le vendredi vers 16h. Le premier challenge a été de trouver un accès Internet car nous avions oublié l’adresse de l’hôtel (hum hum, pas pratique…). Après un essai infructueux à la bibliothèque de Chicago (qui est l’une des plus grandes du monde), nous avons trouvé une auberge de jeunesse qui avait des bornes Internet, et nous en avons profité pour nous inscrire à une visite gratuite de la ville le lendemain matin. Et là, direction la Sears Tower, qui est la deuxième tour la plus haute du monde (après les Tours de Kuala Lumpour) avec ses 443 mètres : nous avons donc pris un ascenseur pour monter les 123 étages (ou quelque chose comme ça… On n’est plus à 10 étages près à cette hauteur) et pouvoir admirer la vue… Et quand je dis la vue, c’est THE vue : je n’ai jamais vu quelque chose comme ça : la ville s’étendait à 50 miles sur 360°… Des lumières partout, à perte de vue… Des rues quadrillées, les serpents de lumière des voitures, les gratte-ciels illuminés… On ne savait plus où donner de la tête !!!! (Vous pouvez voir les photos dans l’album « Chicago »). C’était vraiment un moment merveilleux… Impossible de détacher mes yeux de tout ça… Nous avons quand même fini par redescendre pour aller dîner dans une Bakery (Mmmmmm, de la vraie tomate mozzarella, avec du vrai basilic et de l’huile d’olive… J’avais oublié ce que ça faisait de manger des aliments qui ont du goût…). Samedi matin, 10h30, nous étions prêts pour la visite guidée de la ville : notre guide nous a expliqué pourquoi Chicago était devenue la capitale de l’architecture : en 1871, un énorme incendie, causé comme le dit la légende par la vache de monsieur O’Leary qui aurait donné un coup de sabot dans une lampe à pétrole, a brûlé une grosse partie de la ville, tuant 300 personnes et détruisant plus de 20 000 bâtiments (car la ville était essentiellement construite en bois)… Cet incendie a pris une ampleur incroyable (les habitants se sont plongés dans le lac Michigan jusqu’aux épaules pour échapper aux flammes, et assistaient impuissants à la destruction de leur ville…) et l’on pouvait difficilement penser que Chicago renaîtrait de ses cendres (c’est le cas de le dire !!!). Mais contrairement à ce qu’on pensait, Chicago s’est reconstruite : puisque tout était à refaire, les architectes ont pu s’en donner à cœur joie, sans risquer de dénaturer la ville par de nouveaux bâtiments… Ils ont notamment profité des nombreuses usines métallurgiques des environs, et des nouveaux métaux qui permettaient de mieux résister aux écarts de température (le problème, c’est que les façades Nord des bâtiments se tassent à cause du froid, et que les façades Sud se dilatent à cause de la chaleur… D’où des problèmes de stabilité des immeubles en métal…). Chicago est désormais connue pour la richesse de ses bâtiments et la hauteur de ses buildings… Il faut dire que c’est très impressionnant, surtout la nuit quand ils sont éclairés de toutes parts !!! (Photos). Bon, pour le déjeuner, on s’est fait un Mac Do (6 semaines sans leur Big Mac, les mecs ne tenaient plus…). L’après-midi a été très intense car nous sommes allés au Musée des Beaux Arts de Chicago : énorme surprise… Monet, Renoir, Degas, Van Gogh, Picasso, Le Titien, Caillebotte, Cézanne, Seurat… Que du beau monde !!! J’ai été très impressionnée par le nombre et la qualité des œuvres… Je ne pensais pas voir autant de Monet réunis dans un musée américain (ici, ils doivent croire que Monet était un petit peintre qui faisait plein de toiles !!!). On n’a malheureusement pas eu le temps de tout voir (c’est pas le Louvre, mais le musée est quand même très très complet… Il y a de tout, de l’article contemporain aux impressionnistes, en passant par l’art égyptien ou grec, les céramiques chinoises, les armures, le design américain… On a fait un peu de shopping après ce marathon culturel, et on était tous sur les rotules en fin de journée !!! On est quand même allés dîner à la House of Blues, où l’on a assisté à un concert de Blues en mangeant délicieusement bien (c’est fou comme on se réhabitue vite à la bonne nourriture !!!!). Ce restaurant était terrible mais on ne pouvait malheureusement pas prendre de photos… le mieux, c’était la dame pipi qui vendait des parfums / savons / maquillages / clopes / bonbons… ambiance foire à 10 balles, et qui nous lavait presque les mains !!!! Dimanche, direction la Chicago River : nous avons fait un grand tour de « promène couillons » (promis, je ne me moquerai plus des touristes qui font des tours en péniche à Paris), ce qui nous a permis de voir un peu tous les buildings de la ville : c’était vraiment très intéressant, mais il faisait très froid (Chicago, the wind city, porte bien son nom !!!!). Le plus rigolo, c’est qu’il y avait une très forte odeur de chocolat pendant tout le voyage : on a appris que de nombreuses usines de chocolat donnaient sur la rivière (on se serait presque cru dans « Charlie et la Chocolaterie »). Après un déjeuner sur le pouce, nous sommes allés nous promener le long du Lac Michigan : on se serait cru au bord de la mer, avec cette étendue bleue à perte de vue… Et des vagues immenses qui venaient se briser sur la jetée !!!! Superbe !!! Nous sommes allés jusqu’au Lincoln Park (marrant, il y a une statue de Lincoln dans Grant Park et une statue de Grant dans Lincoln Park, ils sont comme ça les américains (dixit notre guide…)), avant d’aller faire un sauf dans quelques magasins (j’ai enfin découvert Victoria’s Secret…). Et déjà, il est l’heure de rentrer à Cincinnati : je suis contente de retrouver les autres, mais j’avoue que je serais bien restée une petite semaine encore à Chicago : ah, la ville, ses lumières, ses odeurs, ses bruits… C’est grisant (et le choc est énorme quand on arrive à Stratford Eights-Cincinnati-Ohio).

Halloween

Ce week-end, c’est Halloween, et c’est une fête importante ici : nous n’avons donc pas dérogé à la tradition… Nous avons commencé, Géraldine, Mathilde et moi, par refaire des citrouilles pour décorer le porche (il faut dire qu’un sombre crétin a assassiné la citrouille de Juliette, qu’on a retrouvée un matin complètement écrasée sur le sol : meurtre, suicide… l’enquête suit son cours…). Mathilde nous a fait un super fantôme, Géraldine une citrouille bourrée, et moi une chauve-souris (elles sont en photos dans l’album Halloween). Après le dîner, les choses sérieuses ont pu commencé : on s’est d’abord retrouvées entre filles dans notre chambre pour une séance de make up intense. Juliette était une diablesse (grrrrrr) et Géraldine, Mathilde et moi étions déguisées en sorcières (avec les yeux charbonneux, les chapeaux pointus, le balai…). Ensuite, il a fallu maquiller les garçons : c’est tout de suite un peu plus effrayant… On leur a fait des larmes de sang, des cicatrices… Très Halloween !!! Après une séance photo très réussie, nous sommes parties entre filles pour aller chez la buddy de Juliette, qui devait nous emmener à une soirée. Quand nous sommes arrivées, ils n’étaient pas encore prêts et nous avons attendu un bon moment avant de partir. Leurs déguisements étaient très chouettes : la buddy de Juliette était en diablesse, une de ses amies en Britney Spears, une autre en salope (non, non, je ne plaisante pas, c’est vraiment ce qu’elle a dit !!!), une autre en lutin irlandais ( ?), un en jogger beauf et enfin, et c’est le meilleur déguisement, une en grappe de raisins !!!!!!!!!! On a fini par partir à la soirée à pied : j’avais malheureusement oublié de prendre un manteau (par coquetterie, car il n’allait pas bien avec ma robe…) et j’ai beaucoup souffert du froid (heureusement, ma perruque m’a servi d’écharpe). Quand on est arrivées à la soirée, ça a été très drôle : nous sommes entrées… et personne n’était déguisé !!! Ca fait déjà un peu bizarre de se trouver dans cette situation, mais c’est encore plus gênant quand on est déguisée en sorcière : apparemment, ici, seuls les enfants se déguisent en sorcières, fantômes et autres trucs qui font peur !!!! Il faut dire que le costume de rigueur pour les filles c’est une micro jupe (voire une ceinture, c’est encore mieux) et une brassière… No comment !!! Nous avions rendez-vous à minuit et demi avec les garçons : nous en avons profité pour repasser à Stratford pour prendre des manteaux. Nous sommes ensuite tous allés à la soirée de la buddy d’Hélène : ils étaient en train de faire une partie de flip cup dehors, et comme la température extérieure avoisinait les 2°C, nous n’avons pas fait long feu. De retour dans notre home sweet home bien chauffé, nous avons joué au jeu du post-it : on a tous un nom écrit sur un papier collé sur notre front, et il faut deviner ce que c’est en posant des questions (on s’amuse comme on peut…). C’est là qu’a eu lieu le second assassinat : cette fois-ci, c’est ma citrouille qui a trépassé… ce qui m’a passablement énervée !!! C’est aussi à ce moment-là qu’a commencé une bagarre entre français et américains devant notre porte, mais tout s’est terminé sans blessures (c’est fou ce que cette soirée était animée : il y avait foule sur le perron à 4 heures du matin !!!!) Nous avons ensuite fait la connaissance d’un breton, qui est venu nous tenir compagnie : il a commencé par se servir de bière, comme s’il était chez lui, il en a renversé partout (j’ai du l’obliger à nettoyer), il voulait absolument fumer à l’intérieur… Bref, il était insolent, insupportable, en gros, très con !!! Nous avons commencé à jouer au poker (PieKas, Fabien, Chouch, Greg et moi) et le breton est parti se fumer une cigarette en embarquant ma bouteille : je l’ai rattrapé, et j’ai récupéré la bouteille, et Greg lui a gentiment montrée la porte… Nous avons pu jouer tranquillement (pour la première fois, je n’ai pas perdu, j’ai même gagné un dollar quarante !!!!!). Vers 5h30, il était quand même temps d’aller se coucher : et c’est là qu’on s’est rendu compte que le débile profond s’était amusé à déplacer la télé (un écran géant quand même, il faut le faire…) : il n’a pas intérêt à repasser par là, celui-là !!! J’ai fini par aller me coucher (à 6h30), et j’avoue que je ne suis pas très fraîche ce matin au réveil, après seulement quelques heures de sommeil… Quand je pense que ce soir, on remet ça !!!

Laissez moi vous présenter ma roomate…

Depuis près d’un mois que j’écris ce blog, je me rends compte que je ne vous ai même pas présenté ma roomate (en français, ca rend "la fille avec qui je partage ma chambre"). Elle s’appelle Géraldine (ou Get, Gégé, Gérard…), elle a 23 ans et était à Audencia avec moi. On ne se connaissait pas très bien avant d’arriver ici, mais la collocation se passe plutôt très bien. Nous avons le même amour pour les Pringles goût crème-oignons (forcément, ça rapproche) et une passion partagée pour le ménage et le rangement (aussi bizarre que ça puisse paraître, notre chambre est un véritable capharnaüm, un peu comme si un tsunami était passé par là, mais on vit très bien avec toutes les deux, alors pas de souci !!!). On a une vraie petite vie de collocs: on se met au lit avec nos couvertures, un paquet de Pringles (encore eux…) et un bon dvd… On se fait les ongles, des mains et des pieds, des masques, on lit des magazines féminins, et on se raconte nos petites histoires !!!! En gros, si c’était à refaire, je choisirai la même roomate !!!

Anniversaire de Juliette

Aujourd’hui, Juliette a 23 ans : nous avons donc commencé à fêter son anniversaire jeudi (soit avant-hier…). Pour sa préchauffe de soirée d’anniversaire, nous avons joué à un nouveau jeu : le loup garou. Chaque joueur reçoit une carte (qu’il ne doit pas montrer aux autres), et selon celle qu’il a, il est paysan, loup garou, sorcière ou voyante. Tous les joueurs ferment les yeux. La voyante ouvre les yeux, et peut regarder la carte d’un des joueurs. Elle referme les yeux. Arrivent les loups garou, qui se connaissent alors entre eux et se mettent d’accord (en silence) pour tuer un joueur. Une fois le massacre terminé, la sorcière entre en jeu : elle peut ne rien faire, tuer un autre joueur ou ressusciter celui qui vient d’être tué (mais une seule fois dans la partie). Ensuite, tout le monde ouvre les yeux et c’est là que ça dérape… Le but du jeu est de tuer tous les loups garou (de leur côté, ils doivent tuer tous les paysans), mais comme personne ne sait qui est qui, tout le monde s’accuse à tour de bras… Une fois finie la concertation (qui vire plutôt au pugilat), tous les joueurs encore vivants votent pour éliminer l’un d’entre eux qu’ils croient être un méchant (très manichéen, ce jeu…). Celui qui a été désigné a 30 secondes pour tenter de convaincre de son innocence et faire changer les votes. Si ce n’est pas le cas, il meurt et retourne sa carte : on sait alors s’il était ou non un loup garou… Et un autre tour commence, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de joueurs !!! Je déteste ce jeu car je trouve très désagréable de devoir mentir tout le temps ou essayer de se défendre contre tous alors qu’on est innocent… Et je ne parle même pas de tout ce qui se passe à la fin de la partie : tout le monde s’engueule (pourquoi t’as voté contre moi, je te l’avais dit, etc…). Mais les vraies festivités ont réellement commencé vendredi soir : forcément, on a rejoué au loup garou (on était 14 !!!!) : j’ai tenté le coup mais j’ai lâché l’affaire à la fin de la première partie car ce n’est vraiment pas un jeu pour moi !!! Minuit : voilà le gâteau (ou plutôt la glace aux Oréo : on a déjà tenté le birthday cake, une fois nous a suffi). Et nous avons dansé un peu (ah, les rocks avec Chouch, un vrai bonheur car il danse très bien !!!). Je suis assez contente car je me suis couchée à 3 heures, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un moment (ce n’est pas ici que je fais une cure de sommeil… mais bon, ça nous ramènera pas Mike Brant, n’est-ce pas ?)

Les citrouilles

Aux Etats-Unis, Halloween est une tradition très importante (contrairement à la France, où il est considéré comme une fête commerciale !). Une semaine avant le jour J, il faut commencer à décorer sa maison, et particulièrement à vider des citrouilles pour y mettre des bougies !!! C’est ce que nous sommes allées faire vendredi avec Juliette. Sa buddy (c’est sa marraine américaine, on en a tous un ou une à notre arrivée pour nous aider un peu à nous intégrer… La mienne ne m’aime pas vraiment (c’est plus ma « nobudy » que ma buddy…) alors je profite de celles des autres !!!) nous a emmenées décorer des citrouilles chez un de ses amis. Nous étions 7 ou 8 dans une maison et chacun devait faire sa citrouille. Le principe est simple : on décalotte la citrouille avec un gros couteau, en prenant bien soin de garder le chapeau pour pouvoir la refermer par la suite. Il faut ensuite plonger ses petites mains dans la courge pour la vider (c’est assez dégoûtant car c’est très filandreux là-dedans). Une fois qu’elle est bien propre à l’intérieur (moi, en revanche j’en avais partout, dans les cheveux, sur les vêtements…), on choisit un modèle (Juliette et moi, pas très courageuses, avons choisi un modèle easy, car les autres avaient vraiment l’air trop compliqués) que l’on scotche sur la citrouille. En faisant des trous avec une punaise, on suit le dessin du modèle avant de l’enlever et de découper la chair en suivant le marquage : le résultat est carrément réussi, comme vous pourrez vous en rendre compte sur les photos !!!!! C’était vraiment un bon après-midi et on a beaucoup ri, d’autant plus que les américains qui nous accueillaient nous ont fait goûter de la vodka à la pomme avec du apple cider : inutile de dire que j’étais un peu pompette vers 18 heures (alors que je n’ai bu qu’un verre…) et qu’on riait comme deux idiotes en rentrant à la maison, sous la pluie, avec nos deux énormes citrouilles ! Dès que la nuit est tombée, nos belles citrouilles ont tout naturellement trouvé leur place devant la maison (j’avoue, on a passé une partie de la soirée à poser devant, histoire de voir qui pourrait le plus leur ressembler)…

Anniversaire de Mathilde

Vendredi, Mathilde a eu 22 ans (comme je me sens vieille, où sont mes 20 ans… ?). Nous avons donc fêté cela dignement… Nous avons organisé un petit barbecue (on profite des températures encore clémentes, avant de nous calfeutrer à l’intérieur quand la bise sera venue…) qui s’est terminé par un superbe gâteau d’anniversaire américain, le vrai, le beau, celui avec de la crème rose fluo et un goût atroce, qui a terminé, comme prévu, dans la figure de quelqu’un (en l’occurrence Greg, qui a expérimenté la résistance des colorants alimentaires américains !!!!). Nous avons ensuite migré dans une autre maison pour une petite soirée dansante (nous avons investi collectivement dans des enceintes, pour pouvoir enfin écouter de la musique). Grâce au talent de DJ de PieKC, nous avons ENFIN pu danser sur de la vraie bonne musique. Je garderai notamment un souvenir impérissable de la chenille géante dans toute la maison !!!! Et de notre vibrante interprétation de « Qui a le droit », et de « Est ce que tu viens pour les vacances »… Et comme c’était bon de danser le rock (merci Chouch, merci Marto !!!!). En bref, une bonne petite soirée comme je les aime, même si je me suis couchée à 5h30 et que le réveil a été plutôt difficile le lendemain !!!

Premier match de football amércain

Samedi, c’était le jour du Homecoming : c’est le week-end où, traditionnellement, les parents viennent à l’université pour voir où sont logés leurs petits bambins chéris (l’équivalent de notre journée des parents, en gros…). Toute la résidence était en effervescence ces derniers jours : on plantait des fleurs, des arbres, de la pelouse en rouleaux, et vas-y que je fais le ménage à fond, etc… Ce qui était le plus drôle, c’est que tout le monde était sur son 31 (j’ai bien ri en voyant nos charmants voisins, qui sont de gros bourrins habillés à l’américaine, porter des costards pour accueillir papa-maman !!!). A midi, on a assisté au défilé des fanfares : c’est impressionnant… Il y a plusieurs fanfares, des majorettes, des chars faits par les fraternités… Un vrai spectacle qui a dû demander de longues heures de préparation, pour un peu on se croirait presque à Eurodisney !!! L’après-midi, j’ai assisté à mon premier match de football américain : il faut dire que c’était le premier de la saison, alors je ne voulais pas rater ça !!! L’équipe de Cincinnati s’appelle les Bearcats, et leurs couleurs sont le noir et le rouge : j’avais donc mon tee-shirt « I love UC Bearcats » et ma jolie casquette de l’équipe (offerte aux 5000 premiers arrivés dans le stade). Je n’ai pas bien compris les règles du jeu, mais l’ambiance dans le stade est hallucinante !!!! Avant le match, il y a une grande parade de la fanfare, avec des majorettes, des dizaines de musiciens qui font des chorégraphies, des drapeaux… On chante ensuite l’hymne de l’université, puis l’hymne américain (à ce moment-là, ça ne rigole pas : tout le stade a enlevé sa casquette, on voyait des images de drapeaux américains flottant au vent sur les écrans géants !!!! Du vrai patriotisme à l’américaine). Les joueurs font ensuite leur entrée sur le terrain, avec une haie d’honneur (enfin, les Bearcats, les autres sont entrés par la petite porte…), des feux d’artifice, de la musique, des applaudissements à tout rompre !!!! Chaque match se compose de 4 quarts temps de 15 minutes mais les actions sont très rapides et très violentes (j’avais même du mal à voir le ballon). Et pendant que les joueurs se tabassent sur le terrain, les pompoms girls font des chorégraphies et des sauts périlleux, et la fanfare joue… Chaque fois que l’équipe locale marquait, des soldats faisaient autant de pompes que le double du score (Coutume locale ? que sais-je… ?) et des pétards explosaient. Mais le moment clef du match a sûrement été la demande en mariage : les pompoms girls qui étaient devant nous ont exhibé des panneaux sur lesquels il était écrit « Ashley, will you marry me » : Et Ashley de sauter dans les bras de son Roméo (déguisé en « GI Joe, le plus grand de tous les héros ») en disant « oui » : ils sont partis sont les applaudissements de la foule, mêlés aux moqueries des mecs français, qui trouvaient cette demande trop beauf, et aux larmes de Juliette qui trouvait ça si mignon (bon, j’avoue, j’ai eu moi aussi la larme à l’œil)…

Mini-bus

Ce week-end, nous avons décidé de louer des voitures pour pouvoir nous balader un peu dans la région et faire un peu de shopping dans les outlets. Nous nous sommes donc rendus, Mathilde, Pied cassé et moi, à Cincinnati pour louer les véhicules… Et nous avons fini par louer un minibus de 15 personnes (quand on peut faire des économies, pourquoi se priver). C’est donc samedi matin, après une folle soirée et peu d’heures de sommeil, que Mathilde et moi sommes allées chercher la machine : c’est simple, c’était un autobus !!!! Très long, blanc aux vitres teintées, la classe américaine !!!! Le loueur de voitures a un peu halluciné quand il nous a vues, deux petites blondinettes, repartir avec un tel engin !!! Avec la dextérité de Mathilde au volant et mon super sens de l’orientation, nous avons réussi à retrouver le campus sans trop de difficulté, pour déjeuner avant d’aller nous promener en voiture. Nous sommes allés à Eden Park (Géraldine, Mathilde, Juliette, Martin et moi) : c’est un petit parc dans lequel tous les mariés viennent se faire prendre en photo (ça doit être le seul endroit un peu joli du coin car il y avait 4 mariages, avec limousines, demoiselles d’honneur déguisées pareil, et tout le tintoin). Nous nous sommes promenés, nous avons nourri les canards (oui, on s’amuse comme on peut à Cincinnati), fait de la balançoire (j’en ai encore des courbatures !!!!) et escaladé la montagne (enfin, c’était une petite pente mais ça montait beaucoup…). Puisque nous étions motorisés, nous en avons profité pour faire un petit tout à Newport, dans le Kentucky, pour que Juliette puisse acheter des bonbons et pour boire un café au Starbucks (mon premier expresso depuis mon départ, c’était bon…) Et dimanche, ambiance colonie de vacances : il faut imaginer 11 personnes (dont la plupart ont joué le jeu et portaient leur beau sweat Cincinnati), entassées dans un minivan, en train de chanter à tue-tête, de faire la chenille, de danser… Au passage, un grand merci à Pied cassé, qui nous a fait une play-list du tonnerre (je crois que je vais avoir « accroche tes mains à ma taille, pour pas que la chenille déraille… » en tête pendant plus d’une semaine !!!!). Nous avons fini par trouver les outlets, dans lesquels je me suis perdue au bout de 5 minutes pour ne retrouver une partie du groupe que 2 heures plus tard !!!! Au moins, j’ai trouvé des pulls, un manteau, un bonnet, une écharpe… Bref, je suis habillée pour l’hiver !!! Et au retour, même topo qu’à l’aller : la chenille en boucle, un peu de cloclo et de Patriiiiiiick Bruel… Tout ce que j’aime… Malheureusement, il a fallu rendre le minibus… Toutes les bonnes choses ont une fin, mais je trouve qu’on s’était tous très vite habitué à notre petite voiture !!!

Health screen

Pour avoir le droit de passer les examens, l’Université de Cincinnati nous oblige à passer une visite médicale… C’est simple comme bonjour : on prend un rendez-vous par téléphone et on se rend à Scioto, un bâtiment somptueux qui est en fait un mélange de HLM et de clapier à lapins. Une fois qu’on a signé la petite feuille bleue à l’accueil, on a accès au bureau 213 où il faut lire et remplir des tonnes de papiers. L’infirmière nous fait ensuite entrer dans son bureau : et c’est là que les choses ont commencé à être drôles… Contrairement à la France, ici ils ne connaissent apparemment pas le secret médical : le bureau est grand ouvert et il y a sans cesse du passage, ce qui ne facilite pas les choses pour parler de ses petits ennuis de santé. La visite dure approximativement 3 minutes, le temps de prendre la température sous la langue et la tension artérielle (enfin, il paraît, car l’infirmière qui s’occupait de moi a complètement oublié cette étape). Mais ce que les Américains redoutent le plus, c’est la tuberculose : ils nous posent des tas de questions et nous font faire un test de Mantoux. Le hic, c’est que j’ai fait ce test avant de partir comme on nous l’avait demandé, alors il était hors de question que je subisse une piqûre !!! J’ai refusé de signer l’autorisation mais j’ai dû faire une radio des poumons (que j’ai fort jolis, je trouve, c’était la première fois que je les voyais en vrai !!!) : et je ne regrette pas d’avoir refusé le test car certains ont dû le faire déjà deux fois et en sont à leur 4ème visite au centre médical… En tout cas, ils ont de l’argent à jeter par les fenêtres car ils font des radios des poumons à la chaîne…

Newport entre filles !!!

Vendredi, nous sommes parties en expédition Mathilde, Juliette et moi à Newport où il y a un mall impressionnant (il devient urgent que je m’achète des vêtements car je suis partie avec de quoi tenir une semaine, et ça devient difficile, d’autant plus que la météo prévoit un hiver très rude et que j’ai oublié de prendre des pulls). Nous avons donc pris le bus en début d’après-midi jusqu’au centre ville de Cincinnati : ce ne sont vraiment pas les plus beaux quartiers qu’on traverse pour y aller, et il vaut mieux ne pas s’y risquer toute seule !!! De là, nous avons marché un moment puis traversé le pont qui sépare l’Ohio du Kentucky… où se trouve Newport. Et là, quelle déception : il y a bien un grand mall, mais une seule boutique : tout le reste, ce sont des snacks, des restaurants… Toujours de la nourriture, encore et encore… Je crois que la simple vue d’un burger va me traumatiser pendant des années !!! C’est donc les mains vides (mais le porte monnaie plein !!!!) que je suis rentrée à Stratford. Mais cette petite promenade au soleil nous a bien changé les idées : notre première visite à Cincinnati avait été un peu démoralisante car il pleuvait et tout était gris et sale. Cette fois-ci, il y avait un immense ciel bleu et la ville, même si elle ne vaut pas Paris, nous a quand même semblé bien plus gaie !!!